Si l'on ne passe pas par le détroit de Homs, le pétrole ne peut-il vraiment pas sortir ? Existe-t-il des solutions de remplacement ?

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Après l’annonce du blocage du détroit d’Hormuz par les Gardiens de la révolution iranienne, les prix du pétrole ont explosé, les compagnies d’assurance ont évacué, et plus de 150 navires sont bloqués en dehors de la voie navigable. Existe-t-il des alternatives ?
(Contexte : Le prix du pétrole brut dépasse 90 dollars ! Une hausse de 35 % en une semaine, rupture de la chaîne d’approvisionnement énergétique au Moyen-Orient, Émirats arabes unis et Koweït annoncent une réduction de production)
(Informations complémentaires : Le blocage du détroit d’Hormuz par l’Iran n’est-il qu’une mise en scène ? Experts : Tensions internes à Téhéran, impact sur le marché et réactions en chaîne économiques)

Sommaire

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  • Trois pipelines, en théorie, peuvent couvrir 30 %
  • Le port de Yanbu n’est pas conçu pour ce genre de scénario
  • Compte à rebours de deux semaines pour le gaz naturel à Taïwan
  • Un cinquième du pétrole mondial passe chaque jour par cette voie

Les États-Unis et Israël ont lancé une attaque militaire conjointe contre l’Iran. Après la mort du leader suprême iranien Khamenei, les Gardiens de la révolution islamique ont annoncé la fermeture du détroit d’Hormuz. En 48 heures, les compagnies d’assurance ont annulé les couvertures pour les risques liés à la guerre passant par Hormuz. NPR rapporte que le trafic dans le détroit a chuté de 70 % en une semaine, avec plus de 150 navires bloqués au large du golfe d’Oman.

Cela provoque une crise d’approvisionnement sans précédent depuis des années : cette semaine, le prix du pétrole brut WTI a augmenté de 35,6 %, dépassant officiellement 90 dollars le baril ; le Brent est également à 93 dollars le baril.

Trois pipelines, en théorie, peuvent couvrir 30 %

Vous vous demandez peut-être : si la mer est bloquée, y a-t-il d’autres options ? Bonne nouvelle, des infrastructures pour contourner Hormuz existent.

Pipeline Est-Ouest (East-West Pipeline) relie le centre de traitement d’Abqaiq sur la côte du Golfe Persique au port de Yanbu sur la côte de la mer Rouge, longue de 1 200 km, avec une capacité conçue de 5 millions de barils par jour, Saudi Aramco ayant annoncé l’extension à 7 millions.

Mais en pratique, la capacité utilisée est d’environ 2 millions de barils par jour, laissant une capacité de réserve théorique de 3 à 5 millions de barils. Le 6 mars, l’Arabie saoudite a annoncé exporter plusieurs millions de barils via la mer Rouge.

(À gauche)Pipeline Est-Ouest(À droite)Pipeline brut d’Abu Dhabi

Pipeline ADCOP (Abu Dhabi Crude Oil Pipeline) relie le champ pétrolier de Habshan à la ville de Fujairah dans le Golfe d’Oman, longue de 400 km, avec une capacité de 1,8 million de barils par jour, dont environ 1,1 million exportés actuellement, laissant une capacité de réserve d’environ 700 000 barils.

Pipeline Goreh-Jask en Iran relie le champ de Goreh à Jask, port d’exportation dans le Golfe d’Oman, avec une capacité effective d’environ 300 000 barils par jour. En situation actuelle, les exportations iraniennes sont aussi limitées par sanctions et pressions militaires.

Au total, ces trois pipelines offrent une capacité de réserve théorique comprise entre 3,7 et 5,7 millions de barils par jour. Cela semble beaucoup, mais Hormuz voit passer 20 millions de barils par jour. Ces alternatives ne peuvent couvrir que 25 à 35 % de ce flux.

Yanbu n’est pas conçu pour ce genre de scénario

Les chiffres de capacité ne racontent pas toute l’histoire, la réalité logistique est différente.

Yanbu n’est pas le port d’exportation principal de l’Arabie saoudite. Ses quais, ses réservoirs et sa capacité de chargement sont conçus pour une capacité de secours. Lorsqu’il faut soudainement transférer plusieurs millions de barils par jour de la côte est à la côte ouest, le problème ne vient pas des pipelines, mais de la capacité portuaire : combien de navires peuvent être chargés, à quelle vitesse ?

Selon The National, sous forte pression, l’efficacité de chargement à Yanbu pourrait atteindre seulement 60 % de la capacité des pipelines.

De plus, la mer Rouge elle-même n’est pas totalement sûre. La menace des Houthis sur la navigation dans cette zone s’est récemment atténuée, mais n’a pas disparu. Contourner Hormuz, sous menace de drones, vers une zone à risque de missiles, les assureurs ne seront probablement pas enclins à couvrir ces risques.

Deux semaines pour le gaz naturel à Taïwan

Pour Taïwan, la prolongation du blocage d’Hormuz pose un problème critique : peut-on continuer à faire tourner les centrales électriques ?

Environ 60 % du pétrole et un tiers du gaz naturel de Taïwan transitent par Hormuz. Le Qatar est une source majeure de GNL. Les stocks de pétrole peuvent durer environ 100 jours, mais ceux de gaz naturel, selon la loi, ne suffisent que pour 11 jours (le gaz représente 53,3 % de la production électrique de Taipower).

Le ministère de l’Économie a lancé début mars une réunion d’urgence quotidienne. CPC ajuste ses stocks selon un plan en trois phases : achat anticipé, recherche de sources hors Moyen-Orient, négociation avec des acheteurs asiatiques pour une aide mutuelle, et achat sur le marché spot pour combler les lacunes.

Mais 11 jours de réserve, c’est peu : si le blocus dure plus de deux semaines, la politique de « renforcement du gaz, réduction du charbon » de Taïwan sera mise à rude épreuve.

Un cinquième du pétrole mondial passe chaque jour par Hormuz

Le détroit d’Hormuz, étroit de seulement 33 km à son point le plus étroit, avec une largeur navigable de seulement 6 km, voit passer chaque jour 20 % du commerce mondial du pétrole. Les trois pipelines mentionnés peuvent couvrir 30 %, mais pas plus (estimation théorique).

Aujourd’hui, le pétrole peut sortir par d’autres routes, mais en quantité insuffisante pour faire fonctionner le monde comme d’habitude. C’est la raison pour laquelle les prix de l’énergie mondiale ont explosé en une semaine.

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