Des criminels armés se faisant passer pour des policiers ont forcé un couple français à transférer environ 980 000 dollars en bitcoins lors d’une invasion violente à leur domicile lundi à Chesnay, en France, ce qui, selon les autorités, fait partie d’une vague croissante d’enlèvements liés à la cryptomonnaie dans tout le pays.
Les autorités françaises enquêtent sur un enlèvement violent et un vol à main armée après que trois suspects ont forcé un couple dans la cinquantaine à transférer environ 900 000 € en bitcoins lors d’une invasion à leur domicile lundi matin à Chesnay, une banlieue à l’ouest de Paris dans le département des Yvelines.
Selon le procureur de Versailles, les suspects sont entrés dans la résidence du couple en se faisant passer pour des policiers. Lorsque la femme, 58 ans, a ouvert la porte, les intrus ont forcé leur entrée et ont commencé à menacer le couple, selon des sources policières citées par l’Agence France-Presse (AFP) et TF1-LCI.
L’un des suspects aurait brandi un couteau et menacé la femme de violence à moins que son mari, 59 ans, ne transfère des cryptomonnaies vers un compte contrôlé par les assaillants. Sous la menace, le mari a effectué la transaction, envoyant l’équivalent de 900 000 € en bitcoins, ont indiqué les autorités.
Après le transfert, les suspects ont ligoté l’homme et forcé les deux victimes à s’asseoir sur un canapé à l’intérieur de leur domicile. La femme a subi une blessure à l’épaule pendant l’agression, selon des sources policières proches de l’enquête.
Les assaillants ont ensuite pris la fuite à bord d’une camionnette blanche. L’incident s’est terminé vers 9 heures, heure locale, lorsque la femme blessée a réussi à libérer son mari et à contacter des voisins pour obtenir de l’aide.
Les procureurs ont indiqué que l’affaire est en cours d’enquête pour kidnapping, vol à main armée commis par un groupe organisé, et complot criminel. L’enquête est menée par la Brigade de répression du banditisme (BRB), une unité spécialisée de la police française qui traite des affaires de criminalité organisée.
Au mardi, aucune arrestation n’avait été annoncée.
Les autorités françaises déclarent que les incidents liés aux enlèvements impliquant des cryptomonnaies ont considérablement augmenté depuis le début de 2025, coïncidant avec une sensibilisation accrue du public à la richesse en actifs numériques et au nombre croissant de personnes détenant de grandes quantités de cryptomonnaies.
L’un des cas les plus médiatisés s’est produit en janvier 2025, lorsque David Balland, co-fondateur de Ledger, une société de portefeuilles matériels de cryptomonnaie, a été enlevé. Les unités tactiques françaises ont ensuite sauvé Balland lors d’une opération d’assaut du GIGN, tandis que sa femme a été libérée lors d’une opération de sauvetage distincte par la gendarmerie.
Un autre cas s’est déroulé le 1er mai dans le centre de Paris, lorsque quatre hommes masqués ont enlevé le père d’un homme connu pour avoir accumulé une richesse importante en cryptomonnaies. La police a finalement localisé et libéré la victime après que les ravisseurs ont exigé plusieurs millions d’euros en cryptomonnaies en rançon.
Les enquêteurs affirment que ces cas mettent en lumière une tendance inquiétante où les criminels ciblent de plus en plus les individus soupçonnés de contrôler des actifs numériques, en tentant d’extraire des cryptomonnaies par coercition, kidnapping ou invasion de domicile.
Les autorités n’ont pas divulgué publiquement le portefeuille de destination impliqué dans le transfert de bitcoin de lundi, et les entreprises d’analyse de blockchain assistent souvent les enquêteurs pour tracer les flux illicites de cryptomonnaies suite à ce type de crimes.
Les autorités expliquent que les actifs numériques peuvent être transférés rapidement et à l’échelle mondiale, ce qui en fait des cibles attrayantes pour la criminalité organisée.
Les attaquants ont forcé la victime à transférer environ 900 000 € en bitcoins, soit environ 980 000 dollars.
Aucune arrestation n’a été signalée à la dernière mise à jour du parquet de Versailles.
Les enquêteurs indiquent que plusieurs affaires de haut profil depuis 2025 suggèrent que les criminels ciblent de plus en plus les individus soupçonnés de détenir de grandes quantités de cryptomonnaies.