Le Ghana lance un bac à sable crypto pour 11 plateformes de trading afin de tester leurs services sous la supervision de la SEC avant une éventuelle licence complète.
La SEC examinera les entreprises du bac à sable après six mois pour décider quelles plateformes crypto sont éligibles à une licence complète.
La réglementation crypto au Ghana progresse avec la nouvelle loi VASP qui place les plateformes d’actifs numériques sous la supervision de la SEC.
La Commission des valeurs mobilières et des échanges du Ghana a admis 11 plateformes de trading crypto dans un programme de bac à sable réglementaire. L’initiative a débuté le 10 mars dans le cadre de la nouvelle loi sur les fournisseurs de services d’actifs virtuels. Les autorités superviseront ces entreprises pendant qu’elles testeront leurs produits dans un environnement contrôlé.
Le Ghana sélectionne 11 échanges crypto pour le pilote du bac à sable réglementaire de la SEC
Le Ghana a lancé un bac à sable réglementaire crypto avec 11 plateformes de trading alors que les régulateurs commencent à piloter la nouvelle loi sur les fournisseurs de services d’actifs virtuels.
— crypto.news (@cryptodotnews) 12 mars 2026
Ce bac à sable marque la première étape opérationnelle du Ghana après que les régulateurs ont approuvé le cadre des actifs numériques en décembre. Le programme durera 12 mois et sera directement supervisé par la SEC. Les régulateurs seront très attentifs aux opérations, aux normes de conformité et au comportement du marché durant cette période.
Les plateformes participantes incluent Africoin, Blu Penguin, Goldbod, Hanypay, Hyro Exchange, HSB Global, KoinKoin, Whitebits, Vaulta, XChain et Bsystem. Chaque entreprise pilotera des services d’actifs numériques tout en respectant les obligations réglementaires. Le régulateur a conçu le programme pour encourager une innovation responsable tout en protégeant les investisseurs.
De plus, le bac à sable permet aux régulateurs d’observer comment les services crypto opèrent dans le système financier du Ghana. Les autorités collecteront des données opérationnelles qui influenceront les futures structures de licences. C’est aussi une démarche qui renforce la surveillance contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.
Le bac à sable réglementaire durera au total 12 mois. Cependant, la SEC effectuera une revue formelle après six mois. Les régulateurs évalueront la préparation des produits et leur conformité lors de cette revue.
Les plateformes qui répondent aux attentes réglementaires pourront obtenir une licence opérationnelle complète plus tôt que prévu. Ces entreprises passeront du bac à sable au marché licencié. Pendant ce temps, celles nécessitant des améliorations resteront dans le bac à sable pour les six mois restants.
Cette approche d’évaluation permet aux régulateurs de gérer l’innovation tout en maintenant une supervision financière. La commission examinera les systèmes de transaction, les contrôles de conformité et les mesures de protection des clients. De plus, elle évaluera si les plateformes respectent les normes de sécurité financière nationales.
Les autorités analyseront aussi comment les services d’actifs numériques s’intègrent dans l’infrastructure financière du Ghana. Les données recueillies guideront le développement des futures directives réglementaires. Enfin, les régulateurs prévoient de publier les exigences de licence selon des catégories d’activité définies dans la loi VASP.
Les efforts de régulation des actifs numériques au Ghana ont commencé à prendre de l’ampleur en 2025. La Banque du Ghana a commencé à préparer un cadre de supervision en début d’année. Les régulateurs ont reconnu que de nombreux citoyens utilisaient déjà les cryptomonnaies pour leurs transactions.
En conséquence, les décideurs ont décidé d’établir une structure légale pour les services d’actifs numériques. Le projet de loi sur les fournisseurs de services d’actifs virtuels a été adopté en décembre, créant une autorité réglementaire formelle. Selon la loi, les entreprises d’actifs numériques doivent obtenir une licence soit de la SEC, soit de la Banque du Ghana.
La législation a également introduit des normes de supervision pour les plateformes de trading crypto et les services associés. Les régulateurs ont l’intention de superviser les marchés d’actifs numériques selon des règles de conformité financière établies. Cette approche vise à équilibrer innovation et protection des consommateurs.
Le Ghana figure parmi les plus grands marchés crypto en Afrique subsaharienne en termes d’adoption par la base. De nombreux utilisateurs effectuent des transactions via de petits transferts et des paiements mobiles. En conséquence, les régulateurs s’attendent à une migration accrue vers des plateformes licenciées.
Par ailleurs, les entreprises d’actifs numériques continuent d’étendre leurs activités dans le pays. Au début du mois, la société de courtage crypto Blockchain.com a étendu ses services au Ghana. Cette croissance s’inscrit dans une initiative plus large visant à établir une infrastructure d’actifs numériques en Afrique. Blockchain.com avait déjà annoncé ses plans d’expansion en Afrique, en commençant par le Nigeria, le Ghana, le Kenya et l’Afrique du Sud.
L’adoption régionale continue de croître dans plusieurs économies africaines. Chainalysis, une société d’analyse blockchain, a indiqué qu’il y avait une expansion robuste de l’utilisation des actifs numériques en Afrique subsaharienne. Entre juillet 2024 et juin 2025, la région a reçu plus de 205 milliards de dollars en crypto.
Ce montant représente une augmentation de 52 % par rapport à l’année précédente. Le Nigeria reste le plus grand marché avec plus de 92 milliards de dollars en valeur reçue. L’Afrique du Sud, l’Éthiopie, le Kenya et le Ghana suivent en tant que marchés régionaux clés des actifs numériques.