Informations de Gate News, le 16 mars, alors que le conflit entre les États-Unis et l’Iran entre dans sa troisième semaine, le marché mondial de l’énergie reste sous pression. Le détroit d’Hormuz demeure pratiquement bloqué, et le prix international du pétrole oscille autour de 100 dollars le baril. Le président américain Donald Trump a déclaré lors d’une interview que les États-Unis ne sont pas encore prêts à conclure un cessez-le-feu avec l’Iran, soulignant que la suppression totale du programme nucléaire iranien serait une condition essentielle pour tout accord futur.
Selon des rapports, la situation s’est rapidement aggravée après que les États-Unis et Israël ont lancé une attaque conjointe contre l’Iran au début du mois. Le conflit a causé la mort d’environ 3 750 personnes, dont 13 soldats américains. Trump a indiqué que l’armée américaine avait récemment frappé le principal centre d’exportation pétrolier iranien, l’île de Kharg, et a affirmé que cette installation avait été « gravement endommagée », sans pour autant détruire complètement l’infrastructure pétrolière afin d’éviter des coûts de reconstruction trop élevés à l’avenir.
La sécurité de la navigation dans le détroit d’Hormuz est devenue un enjeu majeur pour le marché. L’Iran a déployé des mines et utilisé des drones pour attaquer des navires commerciaux, rendant cette voie stratégique d’énergie presque inutilisable. Selon les statistiques, au moins 16 navires ont été attaqués. En conséquence, des pays producteurs majeurs comme l’Arabie saoudite, l’Irak et le Koweït ont été contraints de réduire partiellement leurs exportations, ce qui a accentué la tension sur l’approvisionnement mondial en pétrole brut.
Trump a également indiqué que les États-Unis coordonnent avec plusieurs pays pour, si nécessaire, prendre des mesures militaires afin de rouvrir le détroit. Sur les réseaux sociaux, il a appelé la Chine, la France, le Japon, la Corée du Sud et le Royaume-Uni à dépêcher des navires de guerre dans la région pour assurer la sécurité du transport énergétique.
Par ailleurs, les infrastructures énergétiques au Moyen-Orient subissent une pression continue. Les Émirats arabes unis ont déclaré avoir intercepté environ 1 600 drones et 300 missiles depuis le début du conflit. Le port de Fouchéïra, un point clé de transit pétrolier, a été brièvement fermé après un incendie causé par un drone, mais il a depuis repris ses activités. Quant au Qatar, il a suspendu certaines opérations de liquéfaction de gaz naturel.
Sur le marché, la tension géopolitique entraîne une volatilité accrue dans les secteurs de l’énergie et de la défense. Les actions d’entreprises telles que Lockheed Martin et RTX Corporation ont connu des fluctuations importantes. Les analystes avertissent que si le détroit d’Hormuz reste bloqué à long terme, la chaîne d’approvisionnement mondiale en énergie pourrait faire face à une incertitude encore plus grande, avec une volatilité accrue des prix du pétrole et des marchés financiers.