La Banque du Japon s'est récemment retrouvée au cœur d'une lutte de politique classique. De l'autre côté du marché, les acteurs sont déjà prêts à agir, pariant généralement sur une hausse des taux d'intérêt à 0,75 % cette semaine ; tandis que le gouvernement continue de faire entendre sa voix pour calmer le jeu, espérant que la banque centrale ne se précipitera pas. Qu'est-ce qui se passe exactement ?
Il faut dire que les arguments en faveur d'une hausse des taux sont en effet solides. L'inflation est restée supérieure à l'objectif de 2 % de la banque centrale pendant près de quatre ans, et on voit déjà des entreprises prévoir de continuer à augmenter fortement les salaires l'année prochaine en raison de la pénurie de main-d'œuvre, ce qui semble verrouiller la boucle vicieuse "salaires-inflation". Le gouverneur Ueda Shinji a également laissé entendre que si les données économiques et de prix restent conformes aux attentes, il procédera à une hausse progressive des taux — c'est une étape vers la normalisation de la politique. Le ministre des Finances a même donné le "feu vert", affirmant que le gouvernement et la banque centrale n'ont pas de divergences d'opinion sur l'économie et qu'ils sont tolérants à l'idée d'une hausse des taux.
Mais en regardant de plus près, les voix contre ne manquent pas non plus. Bien que le PMI manufacturier de décembre ait rebondi, il reste dans la zone de contraction à 49,7, et la croissance du secteur des services s'affaiblit. Certaines grandes entreprises manufacturières sont directement devenues pessimistes quant aux trois prochains mois. L'ancien vice-gouverneur Koda Masazumi a lancé un avertissement : ne pas se précipiter pour augmenter les taux, il faut d'abord utiliser la politique fiscale pour relever le taux neutre, puis laisser la banque centrale suivre la tendance. Un resserrement prématuré ne ferait qu'aggraver la situation. La Première ministre Sanae Takaichi a également rejoint ce ton, soulignant que c'est la politique fiscale qui doit renforcer la solidité de l'économie.
En résumé, il s'agit d'une bataille sur le rythme — pression inflationniste VS fondamentaux économiques fragiles, urgence du marché VS prudence du gouvernement. Celui qui sourira en dernier dépendra de ce que les données auront à dire.
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LiquidationOracle
· 2025-12-19 09:36
La Banque centrale du Japon est vraiment dans une situation délicate. Augmenter les taux d'intérêt pourrait peser sur l'économie, mais ne pas le faire risquerait de voir l'inflation repartir à la hausse. Quel que soit le calcul, c'est difficile à supporter.
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GasWrangler
· 2025-12-18 20:32
ngl toute la spirale de l'inflation des salaires est manifestement exagérée ici... si vous analysez réellement le mempool des mesures de politique fiscale, l'optimisation de la couche de base du Japon n'est pas encore suffisante. augmenter les taux maintenant est mathématiquement inférieur à renforcer la fondation en premier, comme le prouve empiriquement chaque ensemble de données comparable tbh
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LiquidityWitch
· 2025-12-17 15:50
Les opérations de la Banque centrale du Japon dans cette vague sont typiquement un dilemme, peu importe ce qu'elle fait, il y aura des critiques.
Augmenter les taux d'intérêt pour briser le cercle vicieux de l'inflation, ou ne pas le faire et risquer l'instabilité économique de base, c'est vraiment un choix difficile sans solution évidente.
D'ailleurs, la façon dont Ueda Kazuo s'exprime donne l'impression qu'il teste l'eau, en se réservant une marge de manœuvre.
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CryptoHistoryClass
· 2025-12-17 15:48
lol ngl c'est littéralement le scénario de 2018 qui se répète en temps réel. l'inflation plus élevée que la cible depuis 4 années consécutives ? *vérifie les notes* ah oui, exactement comme la spirale salaire-prix qui s'est verrouillée avant que les cycles de resserrement précédents ne soient complètement dévastés. le marché anticipe 75bps alors que le PMI de l'économie réelle est toujours en contraction à 49,7... d'un point de vue statistique, cette divergence ne se termine jamais bien
La Banque du Japon s'est récemment retrouvée au cœur d'une lutte de politique classique. De l'autre côté du marché, les acteurs sont déjà prêts à agir, pariant généralement sur une hausse des taux d'intérêt à 0,75 % cette semaine ; tandis que le gouvernement continue de faire entendre sa voix pour calmer le jeu, espérant que la banque centrale ne se précipitera pas. Qu'est-ce qui se passe exactement ?
Il faut dire que les arguments en faveur d'une hausse des taux sont en effet solides. L'inflation est restée supérieure à l'objectif de 2 % de la banque centrale pendant près de quatre ans, et on voit déjà des entreprises prévoir de continuer à augmenter fortement les salaires l'année prochaine en raison de la pénurie de main-d'œuvre, ce qui semble verrouiller la boucle vicieuse "salaires-inflation". Le gouverneur Ueda Shinji a également laissé entendre que si les données économiques et de prix restent conformes aux attentes, il procédera à une hausse progressive des taux — c'est une étape vers la normalisation de la politique. Le ministre des Finances a même donné le "feu vert", affirmant que le gouvernement et la banque centrale n'ont pas de divergences d'opinion sur l'économie et qu'ils sont tolérants à l'idée d'une hausse des taux.
Mais en regardant de plus près, les voix contre ne manquent pas non plus. Bien que le PMI manufacturier de décembre ait rebondi, il reste dans la zone de contraction à 49,7, et la croissance du secteur des services s'affaiblit. Certaines grandes entreprises manufacturières sont directement devenues pessimistes quant aux trois prochains mois. L'ancien vice-gouverneur Koda Masazumi a lancé un avertissement : ne pas se précipiter pour augmenter les taux, il faut d'abord utiliser la politique fiscale pour relever le taux neutre, puis laisser la banque centrale suivre la tendance. Un resserrement prématuré ne ferait qu'aggraver la situation. La Première ministre Sanae Takaichi a également rejoint ce ton, soulignant que c'est la politique fiscale qui doit renforcer la solidité de l'économie.
En résumé, il s'agit d'une bataille sur le rythme — pression inflationniste VS fondamentaux économiques fragiles, urgence du marché VS prudence du gouvernement. Celui qui sourira en dernier dépendra de ce que les données auront à dire.