Les marchés de l'énergie connaissent un recul marqué face à un dollar fort et à des dynamiques géopolitiques changeantes

Les matières premières énergétiques ont connu une forte baisse mercredi, alors que plusieurs vents contraires convergent sur le marché. Les contrats à terme sur le pétrole brut WTI de décembre ont chuté de 1,30 point, soit 2,14 %, tandis que l’essence RBOB de décembre a reculé de 0,0672 point, soit 3,36 %, se stabilisant près de ses plus bas en 1,5 semaine. La pression combinée d’un dollar en forte hausse — atteignant un sommet en 2 semaines — et de rapports sur d’éventuelles négociations de paix en Ukraine ont créé l’environnement propice à cette chute du secteur de l’énergie.

La force du dollar pèse sur les prix des matières premières

La montée de l’indice dollar jusqu’à un sommet en 2 semaines a constitué un obstacle majeur pour les prix de l’énergie. Un dollar plus fort pèse généralement sur les matières premières libellées en dollars américains, les rendant moins attractives pour les acheteurs internationaux. Cette dynamique a été renforcée par des nouvelles géopolitiques suggérant que l’administration Trump pourrait privilégier des canaux diplomatiques avec la Russie concernant l’Ukraine, ce qui a atténué une partie des primes de perturbation de l’offre précédemment intégrées dans les prix de l’énergie.

Signaux mitigés des données hebdomadaires sur les stocks

Le rapport hebdomadaire de l’EIA sur les stocks mercredi a présenté une image complexe pour le pétrole brut et les produits raffinés. Alors que les stocks de brut ont diminué de 3,43 millions de barils — dépassant la baisse attendue de 2,0 millions de barils — les stocks d’essence et de distillats ont évolué dans la direction opposée. Les approvisionnements en essence ont augmenté de 2,3 millions de barils contre une anticipation de seulement 50 000 barils, tandis que les stocks de distillats ont augmenté de manière inattendue de 171 000 barils alors qu’une réduction de 1,1 million de barils était prévue. À Cushing, point de livraison du WTI, les stocks ont diminué de 698 000 barils.

Les niveaux actuels de stocks restent en dessous des moyennes saisonnières : le brut est inférieur de 5,0 % à la moyenne sur 5 ans, l’essence est inférieure de 3,7 %, et les distillats de 6,9 % par rapport aux niveaux saisonniers.

Les restrictions à l’exportation russe soutiennent la tendance sous-jacente

Malgré une faiblesse à court terme, les préoccupations concernant l’offre à long terme continuent de soutenir le marché. Les données de Vortexa de mercredi ont révélé que les expéditions de produits pétroliers russes se sont effondrées à 1,7 million de barils par jour au cours des 15 premiers jours de novembre — le niveau le plus bas depuis plus de trois ans. Cela reflète les dommages persistants aux infrastructures de raffinage russes causés par des opérations militaires ukrainiennes, qui ont ciblé au moins 28 raffineries russes au cours des trois derniers mois.

L’Ukraine a effectivement éliminé entre 13 % et 20 % de la capacité de raffinage russe d’ici fin octobre, réduisant la production d’environ 1,1 million de barils par jour. Combiné aux nouvelles sanctions américaines et européennes visant les compagnies pétrolières russes, les infrastructures et les flottes de tankers, ces facteurs ont considérablement freiné la capacité d’exportation russe. De plus, le stockage flottant stationnaire a augmenté de 1,1 % semaine après semaine pour atteindre 103,41 millions de barils dans la semaine se terminant le 14 novembre — le niveau le plus élevé depuis juin 2024 — ce qui suggère que les acteurs du marché continuent de gérer la dynamique de l’offre.

L’OPEP ajuste ses prévisions face à l’émergence d’un surplus

L’OPEP a fortement révisé ses perspectives mercredi dernier, passant de l’estimation d’un déficit à une situation de surplus pour le marché mondial du pétrole au T3. L’organisation prévoit désormais un surplus de 500 000 barils par jour pour le T3, contre une estimation précédente de 400 000 bpd en déficit. Ce revirement reflète des gains de production américains plus forts que prévu et une augmentation de la production de l’OPEP.

L’EIA a également relevé ses prévisions de production de brut américain pour 2025, passant à 13,59 millions de barils par jour contre 13,53 millions de bpd précédemment. La production américaine de la semaine se terminant le 14 novembre a en réalité diminué de 0,2 %, à 13,834 millions de bpd, après un record de 13,862 millions de bpd la semaine précédente. Par ailleurs, le comptage Baker Hughes indique 417 plateformes pétrolières aux États-Unis pour la semaine se terminant le 14 novembre, en hausse de 3 rigs mais toujours légèrement au-dessus du plus bas de 410 établi en août, sur une période de 4 ans.

La pause dans la production signale une prudence du marché

L’OPEP+ a réagi à l’émergence d’un surplus en annonçant lors de sa réunion du 2 novembre que ses membres augmenteraient la production de 137 000 barils par jour en décembre, mais suspendraient ensuite toute augmentation jusqu’au Q1 2026. Cette approche prudente reflète la reconnaissance que le marché passe d’une situation de resserrement à un excédent. L’organisation tente de restaurer l’intégralité des 2,2 millions de barils par jour de réductions de production effectuées début 2024, avec 1,2 million de bpd encore à rétablir.

La production de brut de l’OPEP en octobre a augmenté de 50 000 bpd pour atteindre 29,07 millions de bpd — son niveau le plus élevé en 2,5 ans — témoignant de l’engagement du groupe à une expansion progressive de l’offre malgré les avertissements de surplus.

Les risques géopolitiques persistent en tant que soutien structurel

Les préoccupations à long terme concernant la sécurité énergétique persistent. La récente saisie par l’Iran d’un tanker dans le Golfe d’Oman, combinée aux préparatifs militaires américains pour d’éventuelles opérations au Venezuela — où les réserves mondiales de brut se concentrent dans la 12e plus grande nation productrice — apportent un soutien structurel au marché. L’AIE a prévu à la mi-octobre qu’en 2026, les marchés mondiaux du pétrole pourraient faire face à un surplus record de 4,0 millions de barils par jour, soulignant l’ampleur de la rééquilibration de l’offre et de la demande en cours.

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