Beaucoup de gens ont entendu cette expression : le cône de lumière est le destin. Vu de loin, tout a déjà eu lieu, ce que l’on voit n’est que la lumière du passé. Plus on s’approche, moins on voit clairement la vue d’ensemble. Je me vois souvent comme si je regardais mon propre corps d’en haut, en me demandant comment l’organiser pour qu’il dévie légèrement de cette trajectoire prédéfinie.
Mais la vitesse de fuite n’est jamais suffisante. La « ligne de coupure » récente, c’est cela — ce n’est pas une valeur de jeu, mais une ligne fine invisible suspendue au-dessus de chaque tête. La toucher légèrement, et la vie peut basculer complètement. Un licenciement, un accident, et on peut passer de la stabilité à la errance. Nous poussons tous une pierre. Le désir la rend plus lourde, l’anxiété rend la pente plus raide, et cette pierre s’appelle prêt immobilier, facture, travail qu’on n’ose pas arrêter, valeur émotionnelle. On ne peut jamais la pousser jusqu’au sommet, on n’ose jamais lâcher prise. Ce qui est ironique, c’est que Camus disait qu’il faut imaginer Sisyphe heureux. Donc je pense de plus en plus que l’imagination est cette petite faille véritable. Ce n’est pas de l’auto-tromperie, mais reconnaître que la pierre roulera toujours en disant à soi-même : celle-ci, je l’ai déjà poussée, je pousse la suivante. N’est-ce pas une boucle de rétroaction ? Le cône de lumière du destin a déjà été émis. Mais on peut, à l’intérieur, raconter à nouveau sa propre histoire. Il n’est pas nécessaire de sortir du cône de lumière — ce serait impossible. Il suffit de vivre dans la lumière comme si l’on avait choisi cette trajectoire.
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Beaucoup de gens ont entendu cette expression : le cône de lumière est le destin. Vu de loin, tout a déjà eu lieu, ce que l’on voit n’est que la lumière du passé. Plus on s’approche, moins on voit clairement la vue d’ensemble. Je me vois souvent comme si je regardais mon propre corps d’en haut, en me demandant comment l’organiser pour qu’il dévie légèrement de cette trajectoire prédéfinie.
Mais la vitesse de fuite n’est jamais suffisante. La « ligne de coupure » récente, c’est cela — ce n’est pas une valeur de jeu, mais une ligne fine invisible suspendue au-dessus de chaque tête. La toucher légèrement, et la vie peut basculer complètement. Un licenciement, un accident, et on peut passer de la stabilité à la errance.
Nous poussons tous une pierre. Le désir la rend plus lourde, l’anxiété rend la pente plus raide, et cette pierre s’appelle prêt immobilier, facture, travail qu’on n’ose pas arrêter, valeur émotionnelle. On ne peut jamais la pousser jusqu’au sommet, on n’ose jamais lâcher prise.
Ce qui est ironique, c’est que Camus disait qu’il faut imaginer Sisyphe heureux.
Donc je pense de plus en plus que l’imagination est cette petite faille véritable. Ce n’est pas de l’auto-tromperie, mais reconnaître que la pierre roulera toujours en disant à soi-même : celle-ci, je l’ai déjà poussée, je pousse la suivante. N’est-ce pas une boucle de rétroaction ?
Le cône de lumière du destin a déjà été émis. Mais on peut, à l’intérieur, raconter à nouveau sa propre histoire.
Il n’est pas nécessaire de sortir du cône de lumière — ce serait impossible.
Il suffit de vivre dans la lumière comme si l’on avait choisi cette trajectoire.