Pourquoi les rendements du S&P 500 ne dépendent en réalité pas du fait qu'un républicain ou un démocrate siège à la Maison-Blanche

Le S&P 500 sert depuis longtemps de référence définitive pour mesurer la santé du marché américain, en suivant 500 grandes entreprises de tous secteurs et représentant environ 80 % de la valeur du marché intérieur. Depuis le 20 janvier 2021, date à laquelle Joe Biden a pris ses fonctions en tant que 46e président, l’indice a gagné 43 %, ce qui se traduit par un rendement annualisé d’environ 11 %. Pourtant, à l’approche de la saison électorale, une question curieuse resurgit : le marché boursier performe-t-il réellement mieux sous un parti politique plutôt qu’un autre ?

Les données racontent deux histoires différentes

Depuis son lancement en mars 1957, le S&P 500 a délivré un rendement total impressionnant de 12 510 % (hors dividendes), ou un taux de croissance annuel composé de 7,4 %. Lorsqu’on l’examine à travers le prisme des présidences individuelles, le tableau devient politiquement chargé—mais trompeur.

En regardant les rendements à long terme : les administrations démocrates ont enregistré une médiane de CAGR de 9,3 %, tandis que celles républicaines ont atteint 10,2 %. À première vue, cela suggère que les Républicains offrent de meilleurs résultats de marché. Cependant, cette mesure masque une distorsion cruciale : les présidences plus longues gonflent les chiffres, et les cycles de marché ne coïncident pas parfaitement avec les calendriers électoraux.

En regardant la performance année par année : le rendement annuel médian sous les présidences démocrates était de 12,9 %, contre 9,9 % sous les administrations républicaines. Soudain, l’avantage s’inverse.

La contradiction n’est pas un mystère—c’est la statistique utilisée comme arme par des narratifs concurrents.

Pourquoi cette bataille de données est fondamentalement trompeuse

La tentation de créditer (ou de blâmer) le président en fonction pour les mouvements du marché est compréhensible mais économiquement naïve. Les fondamentaux macroéconomiques, et non l’affiliation politique, déterminent la valorisation des actions. Les politiques présidentielles façonnent certes les conditions économiques, mais aucun leader ne contrôle totalement les marchés.

Considérons les preuves : l’éclatement de la bulle internet, la crise financière de 2008 qui a ravagé les portefeuilles, et la Covid-19 qui a déclenché une volatilité historique—aucune de ces crises n’est évitable par celui qui occupait la Maison Blanche à l’époque. Le boom technologique des années 1990 dirigé par les Démocrates n’était pas une réussite démocrate, tout comme les Républicains ne devraient pas porter le chapeau pour hériter des décombres de la crise de prêt de 2008.

Les recherches de Goldman Sachs confirment cette réalité : “Investir dans le S&P 500 uniquement pendant le mandat d’un parti aurait entraîné une sous-performance significative par rapport à une simple détention de l’indice, indépendamment de la composition politique.”

La seule donnée qui compte vraiment

Au cours des 30 dernières années, le S&P 500 a rapporté 2 080 % en incluant les dividendes—environ 10,8 % par an. Cette période couvre le contrôle démocrate et républicain, des périodes de boom économique et de récessions, des disruptions technologiques et des chocs pandémiques. La cohérence à travers ces conditions disparates suggère que la patience, et non la prédiction politique, est l’avantage de l’investisseur.

Cela ne signifie pas que 10,8 % se matérialisent chaque année. Plutôt, le précédent historique indique que des rendements annualisés similaires à long terme continueront probablement, avec une marge d’erreur d’un point de pourcentage. La composition partisane de Washington modifie rarement cette équation.

La conclusion pour l’investissement

Avec la saison des campagnes qui s’intensifie, les candidats prétendront inévitablement avoir des résultats supérieurs sur le marché. Les deux camps peuvent sélectionner des données pour soutenir leur argument—et tous deux manqueront le vrai point. Les prix des actions réagissent aux bénéfices, aux taux d’intérêt, à l’emploi, à l’inflation et aux dynamiques du commerce mondial, pas aux résultats des bulletins de vote.

La stratégie la plus fiable pour construire de la richesse reste inchangée : engager du capital dans des indices diversifiés comme le S&P 500 et maintenir ses positions à travers les cycles politiques. L’histoire récompense la discipline bien plus que le timing politique.

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