L'indice du dollar américain chute en dessous de 98,5, cette fois c'est vraiment différent : de la baisse des taux de la Fed à la réévaluation mondiale des actifs
L’indice dollar DXY a brièvement reculé de 10 points, s’établissant à 98.53. Ce chiffre peut sembler ordinaire, mais il reflète en réalité une profonde réorganisation de la dynamique de liquidité mondiale. Depuis l’année dernière, où l’indice dollar a connu une chute cumulée de 9.41 %, jusqu’à la pression continue actuelle, le dollar traverse une phase de dégradation structurelle de sa crédibilité.
Les multiples moteurs de la faiblesse du dollar
La montée des attentes de baisse des taux est au cœur du phénomène
Selon les dernières informations, les attentes de baisse des taux par la Fed en mars ont atteint 47.1 %, ce qui constitue un facteur direct de pression à la baisse sur le dollar. La Fed est passée d’un cycle de hausse des taux à une politique accommodante, et le marché anticipe au moins deux baisses de taux d’ici 2026. La baisse des taux implique une diminution du rendement du dollar, réduisant ainsi son attractivité. Ce changement d’anticipation pousse les capitaux à se détourner du dollar au profit d’autres actifs.
Les chocs géopolitiques affectent la crédibilité du dollar
Les informations indiquent que les “victoires” géopolitiques ont un impact concret sur la crédibilité du dollar. Bien que les actions unilatérales provoquent à court terme des volatilités, à long terme, ces comportements érodent la confiance dans le dollar en tant que “monnaie de réserve internationale”. Les capitaux “fuient” le dollar en pratique, dépassant les flux entrants.
Effet de corrélation des actifs face à la faiblesse du dollar
La dépréciation du dollar n’est jamais un événement isolé ; elle déclenche une réévaluation globale des actifs :
Or : +64 % en 2025, grâce à la double dynamique de la géopolitique et du cycle de baisse des taux. La faiblesse du dollar réduit directement le coût de détention de l’or, et l’augmentation de l’aversion au risque pousse encore plus les prix à la hausse.
Argent : +2.29 % dans la journée, avec un déficit d’offre et de demande qui s’élargit, soutenu par la faiblesse du dollar.
Bitcoin : Le marché commence à réaliser que cette hausse n’est pas une simple euphorie, mais une réévaluation par de gros investisseurs. En tant que couverture contre la “long terme” du pouvoir d’achat du dollar, le BTC montre une valeur unique dans ce cycle de dépréciation.
Variables à surveiller pour la suite
La capacité du dollar à continuer de s’affaiblir dépend de plusieurs facteurs en évolution. Les données sur l’emploi non agricole seront un point clé, une faiblesse renforçant les attentes de baisse des taux et pesant sur le dollar. Par ailleurs, le rééquilibrage annuel de l’indice Bloomberg Commodities pourrait entraîner des ventes techniques de plusieurs dizaines de milliards de dollars, impactant à court terme le dollar et d’autres actifs.
La persistance des facteurs géopolitiques mérite également une attention particulière. Si un seul événement peut avoir un impact limité, la poursuite des actions unilatérales américaines, combinée à la logique des banques centrales d’accroître leurs réserves d’or pour couvrir le risque dollar, pourrait établir un support à long terme.
En résumé
La chute de l’indice dollar sous la barre des 98.5 ne se limite pas à une simple cassure technique ; elle marque une transformation fondamentale de l’environnement de liquidité mondial. La transition de la Fed d’un cycle de hausse à une politique de baisse, l’impact géopolitique sur la crédibilité du dollar, et la réévaluation du “pouvoir d’achat à long terme” du dollar par le marché, sont autant de facteurs qui alimentent la dépréciation structurelle du dollar.
Dans ce contexte, des actifs comme l’or, l’argent et le Bitcoin se voient attribuer de nouvelles bases de valorisation. À court terme, le dollar pourrait continuer à subir des pressions, mais l’enjeu réel réside dans le fait que le monde entre dans une nouvelle ère de “faiblesse relative du dollar et de coexistence d’actifs diversifiés”. Pour les investisseurs, il ne s’agit pas de suivre la vague de la dépréciation du dollar à court terme, mais de comprendre la logique macroéconomique sous-jacente pour ajuster leur allocation d’actifs en conséquence.
Cette page peut inclure du contenu de tiers fourni à des fins d'information uniquement. Gate ne garantit ni l'exactitude ni la validité de ces contenus, n’endosse pas les opinions exprimées, et ne fournit aucun conseil financier ou professionnel à travers ces informations. Voir la section Avertissement pour plus de détails.
L'indice du dollar américain chute en dessous de 98,5, cette fois c'est vraiment différent : de la baisse des taux de la Fed à la réévaluation mondiale des actifs
L’indice dollar DXY a brièvement reculé de 10 points, s’établissant à 98.53. Ce chiffre peut sembler ordinaire, mais il reflète en réalité une profonde réorganisation de la dynamique de liquidité mondiale. Depuis l’année dernière, où l’indice dollar a connu une chute cumulée de 9.41 %, jusqu’à la pression continue actuelle, le dollar traverse une phase de dégradation structurelle de sa crédibilité.
Les multiples moteurs de la faiblesse du dollar
La montée des attentes de baisse des taux est au cœur du phénomène
Selon les dernières informations, les attentes de baisse des taux par la Fed en mars ont atteint 47.1 %, ce qui constitue un facteur direct de pression à la baisse sur le dollar. La Fed est passée d’un cycle de hausse des taux à une politique accommodante, et le marché anticipe au moins deux baisses de taux d’ici 2026. La baisse des taux implique une diminution du rendement du dollar, réduisant ainsi son attractivité. Ce changement d’anticipation pousse les capitaux à se détourner du dollar au profit d’autres actifs.
Les chocs géopolitiques affectent la crédibilité du dollar
Les informations indiquent que les “victoires” géopolitiques ont un impact concret sur la crédibilité du dollar. Bien que les actions unilatérales provoquent à court terme des volatilités, à long terme, ces comportements érodent la confiance dans le dollar en tant que “monnaie de réserve internationale”. Les capitaux “fuient” le dollar en pratique, dépassant les flux entrants.
Effet de corrélation des actifs face à la faiblesse du dollar
La dépréciation du dollar n’est jamais un événement isolé ; elle déclenche une réévaluation globale des actifs :
Variables à surveiller pour la suite
La capacité du dollar à continuer de s’affaiblir dépend de plusieurs facteurs en évolution. Les données sur l’emploi non agricole seront un point clé, une faiblesse renforçant les attentes de baisse des taux et pesant sur le dollar. Par ailleurs, le rééquilibrage annuel de l’indice Bloomberg Commodities pourrait entraîner des ventes techniques de plusieurs dizaines de milliards de dollars, impactant à court terme le dollar et d’autres actifs.
La persistance des facteurs géopolitiques mérite également une attention particulière. Si un seul événement peut avoir un impact limité, la poursuite des actions unilatérales américaines, combinée à la logique des banques centrales d’accroître leurs réserves d’or pour couvrir le risque dollar, pourrait établir un support à long terme.
En résumé
La chute de l’indice dollar sous la barre des 98.5 ne se limite pas à une simple cassure technique ; elle marque une transformation fondamentale de l’environnement de liquidité mondial. La transition de la Fed d’un cycle de hausse à une politique de baisse, l’impact géopolitique sur la crédibilité du dollar, et la réévaluation du “pouvoir d’achat à long terme” du dollar par le marché, sont autant de facteurs qui alimentent la dépréciation structurelle du dollar.
Dans ce contexte, des actifs comme l’or, l’argent et le Bitcoin se voient attribuer de nouvelles bases de valorisation. À court terme, le dollar pourrait continuer à subir des pressions, mais l’enjeu réel réside dans le fait que le monde entre dans une nouvelle ère de “faiblesse relative du dollar et de coexistence d’actifs diversifiés”. Pour les investisseurs, il ne s’agit pas de suivre la vague de la dépréciation du dollar à court terme, mais de comprendre la logique macroéconomique sous-jacente pour ajuster leur allocation d’actifs en conséquence.