Le Sénat américain a annoncé hier que l’audition prévue le 15 janvier pour la loi sur la structure du marché des cryptomonnaies avait été officiellement reportée. La nouvelle date prévoit la publication du texte de la loi le 21 janvier, suivie d’une audition de délibération le 27 janvier. Ce report de 12 jours ne reflète pas un ralentissement du processus législatif, mais plutôt une négociation approfondie entre les deux partis sur la régulation des cryptomonnaies.
La véritable logique derrière le report
Version officielle vs considérations réelles
Le président du comité de l’agriculture, John Boozman, a justifié ce report par “assurer la transparence législative et donner aux membres plus de temps pour examiner”. Cette formulation est assez prudente dans le langage politique. Selon des sources, le véritable moteur est que les deux partis ont besoin de plus de temps pour maintenir leur soutien commun sur ce sujet.
La décision de reporter en elle-même en dit long. Si le contenu de la loi était déjà finalisé, un tel délai supplémentaire ne serait pas nécessaire. Cela indique qu’il reste des points clés à coordonner entre le comité de l’agriculture, le comité bancaire, et les membres des deux partis.
La co-gestion par deux comités
Ce report implique deux rythmes différents entre deux comités :
Comité
Date initiale
Situation actuelle
Points clés
Comité bancaire du Sénat
15 janvier
Maintenu
Pouvoir de régulation de la SEC, clauses sur les stablecoins
Comité de l’agriculture du Sénat
15 janvier
Reporté au 27 janvier
Juridiction de la CFTC, clauses éthiques
Le comité bancaire souhaite respecter le calendrier initial, tandis que le comité de l’agriculture préfère reporter. Cette divergence en soi est un signal. Le comité bancaire pourrait être plus satisfait de la version actuelle, ou un consensus de base sur le cadre de régulation SEC aurait été trouvé. Le report du comité de l’agriculture indique que la juridiction de la CFTC et les clauses éthiques (concernant Trump et ses actifs cryptographiques familiaux) restent des points de friction.
Les points de discorde principaux
Selon les dernières informations, les principaux sujets de controverse dans la loi sont :
Clauses sur les revenus des stablecoins : le secteur bancaire craint que ces revenus ne détournent des dépôts bancaires, et certains parlementaires envisagent de proposer des amendements plus stricts. C’est la confrontation d’intérêts la plus directe entre la finance traditionnelle et l’industrie crypto.
Clauses éthiques : les démocrates insistent pour inclure la régulation des actifs cryptographiques de Trump et de sa famille, ce qui constitue une “ligne rouge” dans les négociations.
Composition des organes de régulation : comment équilibrer le pouvoir entre la SEC et la CFTC, ce qui influencera la direction future de la régulation.
Ces questions ne se résolvent pas en quelques jours et nécessitent négociations politiques et compromis.
Comment le marché doit-il interpréter ce report ?
Le report est souvent perçu comme un signal négatif par le marché, mais dans ce cas, il faut inverser la logique :
Le report indique une dynamique de progression de la loi. Si aucune volonté réelle d’avancer n’était présente, le président du comité de l’agriculture n’aurait pas annoncé publiquement une nouvelle date d’audition. Ce calendrier précis est une forme d’engagement.
Les deux partis veulent cette loi. Les Républicains cherchent à afficher des résultats, les Démocrates veulent une régulation claire. Le président de la SEC, Paul Atkins, a déjà déclaré avoir confiance dans le fait que la loi sera envoyée à Trump cette année. Ce n’est pas une déclaration en l’air, mais basé sur la compréhension des intentions des deux camps.
Plus de temps peut permettre une meilleure acceptation. Les 12 jours supplémentaires pourraient aider à trouver des compromis sur certains points litigieux. La loi finalisée sera ainsi plus consensuelle et moins susceptible d’être annulée par la suite.
Les échéances clés à venir
21 janvier : publication du texte de la loi, permettant au marché et à l’industrie de voir le contenu précis, ce qui constituera un vrai test de pression.
27 janvier : audition de délibération du comité de l’agriculture. C’est un moment décisif. Si la loi est adoptée ce jour-là, cela montre que les deux partis ont trouvé un accord substantiel.
Après : le vote en séance plénière du Sénat, généralement plus rapide, car la phase de négociation en comité est la plus longue.
En résumé
Le report n’est pas une mauvaise nouvelle, mais une étape normale dans le processus de progression de la régulation crypto. Il montre que les États-Unis prennent au sérieux la construction d’un cadre réglementaire, plutôt que de légiférer à la va-vite. La convergence des deux partis sur le cadre de régulation est en bonne voie, il reste à ajuster certains intérêts.
Pour le marché, l’essentiel est de suivre la publication du texte le 21 janvier et le résultat de l’audition du 27 janvier. Ces deux moments auront un impact plus direct sur les anticipations. Le report, en réalité, augmente la probabilité que la loi soit finalement adoptée.
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Audition de la loi sur la cryptographie reportée au 27 janvier, les véritables enjeux derrière l'escalade des tensions entre les deux partis
Le Sénat américain a annoncé hier que l’audition prévue le 15 janvier pour la loi sur la structure du marché des cryptomonnaies avait été officiellement reportée. La nouvelle date prévoit la publication du texte de la loi le 21 janvier, suivie d’une audition de délibération le 27 janvier. Ce report de 12 jours ne reflète pas un ralentissement du processus législatif, mais plutôt une négociation approfondie entre les deux partis sur la régulation des cryptomonnaies.
La véritable logique derrière le report
Version officielle vs considérations réelles
Le président du comité de l’agriculture, John Boozman, a justifié ce report par “assurer la transparence législative et donner aux membres plus de temps pour examiner”. Cette formulation est assez prudente dans le langage politique. Selon des sources, le véritable moteur est que les deux partis ont besoin de plus de temps pour maintenir leur soutien commun sur ce sujet.
La décision de reporter en elle-même en dit long. Si le contenu de la loi était déjà finalisé, un tel délai supplémentaire ne serait pas nécessaire. Cela indique qu’il reste des points clés à coordonner entre le comité de l’agriculture, le comité bancaire, et les membres des deux partis.
La co-gestion par deux comités
Ce report implique deux rythmes différents entre deux comités :
Le comité bancaire souhaite respecter le calendrier initial, tandis que le comité de l’agriculture préfère reporter. Cette divergence en soi est un signal. Le comité bancaire pourrait être plus satisfait de la version actuelle, ou un consensus de base sur le cadre de régulation SEC aurait été trouvé. Le report du comité de l’agriculture indique que la juridiction de la CFTC et les clauses éthiques (concernant Trump et ses actifs cryptographiques familiaux) restent des points de friction.
Les points de discorde principaux
Selon les dernières informations, les principaux sujets de controverse dans la loi sont :
Clauses sur les revenus des stablecoins : le secteur bancaire craint que ces revenus ne détournent des dépôts bancaires, et certains parlementaires envisagent de proposer des amendements plus stricts. C’est la confrontation d’intérêts la plus directe entre la finance traditionnelle et l’industrie crypto.
Clauses éthiques : les démocrates insistent pour inclure la régulation des actifs cryptographiques de Trump et de sa famille, ce qui constitue une “ligne rouge” dans les négociations.
Composition des organes de régulation : comment équilibrer le pouvoir entre la SEC et la CFTC, ce qui influencera la direction future de la régulation.
Ces questions ne se résolvent pas en quelques jours et nécessitent négociations politiques et compromis.
Comment le marché doit-il interpréter ce report ?
Le report est souvent perçu comme un signal négatif par le marché, mais dans ce cas, il faut inverser la logique :
Le report indique une dynamique de progression de la loi. Si aucune volonté réelle d’avancer n’était présente, le président du comité de l’agriculture n’aurait pas annoncé publiquement une nouvelle date d’audition. Ce calendrier précis est une forme d’engagement.
Les deux partis veulent cette loi. Les Républicains cherchent à afficher des résultats, les Démocrates veulent une régulation claire. Le président de la SEC, Paul Atkins, a déjà déclaré avoir confiance dans le fait que la loi sera envoyée à Trump cette année. Ce n’est pas une déclaration en l’air, mais basé sur la compréhension des intentions des deux camps.
Plus de temps peut permettre une meilleure acceptation. Les 12 jours supplémentaires pourraient aider à trouver des compromis sur certains points litigieux. La loi finalisée sera ainsi plus consensuelle et moins susceptible d’être annulée par la suite.
Les échéances clés à venir
21 janvier : publication du texte de la loi, permettant au marché et à l’industrie de voir le contenu précis, ce qui constituera un vrai test de pression.
27 janvier : audition de délibération du comité de l’agriculture. C’est un moment décisif. Si la loi est adoptée ce jour-là, cela montre que les deux partis ont trouvé un accord substantiel.
Après : le vote en séance plénière du Sénat, généralement plus rapide, car la phase de négociation en comité est la plus longue.
En résumé
Le report n’est pas une mauvaise nouvelle, mais une étape normale dans le processus de progression de la régulation crypto. Il montre que les États-Unis prennent au sérieux la construction d’un cadre réglementaire, plutôt que de légiférer à la va-vite. La convergence des deux partis sur le cadre de régulation est en bonne voie, il reste à ajuster certains intérêts.
Pour le marché, l’essentiel est de suivre la publication du texte le 21 janvier et le résultat de l’audition du 27 janvier. Ces deux moments auront un impact plus direct sur les anticipations. Le report, en réalité, augmente la probabilité que la loi soit finalement adoptée.