La prudence de Wall Street pourrait masquer quelque chose
2026 semble pleine d’opportunités, et les analystes de Wall Street sont généralement optimistes quant aux perspectives du marché boursier américain. Mais une étude de Bank of America montre que cet optimisme pourrait cacher un piège largement ignoré — la deuxième année du mandat présidentiel (qui coïncide avec l’année des élections de mi-mandat) est historiquement défavorable aux actifs risqués. En d’autres termes, les attentes d’une croissance stable en 2026 pourraient sous-estimer la gravité de ce défi cyclique.
Les données historiques révèlent l’effet des années d’élections de mi-mandat
Depuis 1871, la moyenne des gains du S&P 500 en deuxième année de mandat présidentiel n’est que de 3,26 %, bien en dessous de la moyenne de 6,43 % des autres années, soit moins de la moitié. La probabilité de clôturer en hausse est également plus faible : 58 % en année d’élections de mi-mandat contre 65 % en année typique.
Plus intéressant encore, cette faiblesse ne s’est pas atténuée avec le temps. Depuis 1940, la moyenne des rendements en deuxième année est de 4,22 %, alors que celle des autres années atteint 8,85 %. Depuis 1970, cette divergence s’est accentuée : la moyenne des rendements en année d’élections de mi-mandat n’est que de 0,58 %, contre 9,25 % pour les autres années. Cela indique que l’effet de piège des années d’élections de mi-mandat se renforce plutôt qu’il ne s’atténue.
Période
Rendement moyen en deuxième année
Taux de hausse en deuxième année
Rendement annuel moyen
Taux de hausse annuel
Depuis 1871
3,26 %
58 %
6,43 %
65 %
Depuis 1940
4,22 %
57 %
8,85 %
71 %
Depuis 1970
0,58 %
57 %
9,25 %
75 %
Fluctuations saisonnières dans l’année : un schéma typique de faiblesse au début, forte fin d’année
Paul Ciana, stratège en techniques chez Bank of America, souligne une différenciation saisonnière claire au sein des années d’élections de mi-mandat : janvier et juin sont généralement faibles, tandis que mars montre une certaine résistance. Depuis 1970, en année d’élections de mi-mandat, janvier affiche en moyenne une baisse de -1,77 %, bien en dessous de la normale historique ; juin chute souvent d’environ -2 %, également nettement faible.
Ce schéma s’est prolongé jusqu’au milieu de l’année, mais s’est inversé à l’approche de la fin de l’année.
La forte reprise du quatrième trimestre : l’effet “Santa Claus Rally” de fin d’année
Le quatrième trimestre en année d’élections de mi-mandat montre une résilience remarquable. Depuis 1940, le S&P 500 a une probabilité de 86 % de clôturer en hausse au quatrième trimestre de ces années, avec une hausse moyenne de 6,6 %. Cela dépasse largement la moyenne de 3,9 % du quatrième trimestre en autres années, ainsi que le taux de hausse plus faible.
Les performances d’octobre et novembre sont particulièrement solides, avec plus de 70 % d’années d’élections de mi-mandat enregistrant des retours positifs, ce qui est l’un des taux de probabilité de gains mensuels les plus élevés dans le cycle présidentiel. Cela crée un schéma de trading unique : faiblesse initiale suivie d’un rebond fort en fin d’année.
L’exception de 2018 : la règle historique n’est pas une loi d’acier
Toutes les années d’élections de mi-mandat ne suivent pas le scénario historique. En 2018, le S&P 500 (suivi via Vanguard S&P 500 ETF (NYSE : VOO)) a progressé à mi-parcours, mais a chuté de plus de 13 % au quatrième trimestre, pour finir l’année en baisse de -6,2 %. Le rebond prévu en fin d’année n’a pas eu lieu, la nervosité autour de la politique de la Fed et les tensions commerciales ont dominé l’humeur du marché.
Comment les investisseurs devraient-ils se préparer en 2026
Si l’histoire donne des indications, les investisseurs doivent se préparer à une volatilité accrue et à des rendements limités durant la majeure partie de 2026, jusqu’à ce que la fin d’année offre peut-être une amélioration. Il est également intéressant de noter que la recherche de Bank of America montre que l’or performe particulièrement bien en année d’élections de mi-mandat. Depuis 1970, l’or a enregistré une hausse moyenne de 15,1 % dans ces années, dépassant son taux de croissance annuel à long terme.
Le premier trimestre en année d’élections de mi-mandat affiche un taux de retour positif de 86 %, suivi d’un recul habituel entre mai et juin, mais avec un regain de vigueur à l’approche de la fin d’année. Pour un portefeuille, cette cyclicité prévisible doit être anticipée et intégrée dans la stratégie.
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Les pièges cycliques à ne pas négliger pour les investisseurs en 2026 : la crise des années d'élections intermédiaires du S&P 500
La prudence de Wall Street pourrait masquer quelque chose
2026 semble pleine d’opportunités, et les analystes de Wall Street sont généralement optimistes quant aux perspectives du marché boursier américain. Mais une étude de Bank of America montre que cet optimisme pourrait cacher un piège largement ignoré — la deuxième année du mandat présidentiel (qui coïncide avec l’année des élections de mi-mandat) est historiquement défavorable aux actifs risqués. En d’autres termes, les attentes d’une croissance stable en 2026 pourraient sous-estimer la gravité de ce défi cyclique.
Les données historiques révèlent l’effet des années d’élections de mi-mandat
Depuis 1871, la moyenne des gains du S&P 500 en deuxième année de mandat présidentiel n’est que de 3,26 %, bien en dessous de la moyenne de 6,43 % des autres années, soit moins de la moitié. La probabilité de clôturer en hausse est également plus faible : 58 % en année d’élections de mi-mandat contre 65 % en année typique.
Plus intéressant encore, cette faiblesse ne s’est pas atténuée avec le temps. Depuis 1940, la moyenne des rendements en deuxième année est de 4,22 %, alors que celle des autres années atteint 8,85 %. Depuis 1970, cette divergence s’est accentuée : la moyenne des rendements en année d’élections de mi-mandat n’est que de 0,58 %, contre 9,25 % pour les autres années. Cela indique que l’effet de piège des années d’élections de mi-mandat se renforce plutôt qu’il ne s’atténue.
Fluctuations saisonnières dans l’année : un schéma typique de faiblesse au début, forte fin d’année
Paul Ciana, stratège en techniques chez Bank of America, souligne une différenciation saisonnière claire au sein des années d’élections de mi-mandat : janvier et juin sont généralement faibles, tandis que mars montre une certaine résistance. Depuis 1970, en année d’élections de mi-mandat, janvier affiche en moyenne une baisse de -1,77 %, bien en dessous de la normale historique ; juin chute souvent d’environ -2 %, également nettement faible.
Ce schéma s’est prolongé jusqu’au milieu de l’année, mais s’est inversé à l’approche de la fin de l’année.
La forte reprise du quatrième trimestre : l’effet “Santa Claus Rally” de fin d’année
Le quatrième trimestre en année d’élections de mi-mandat montre une résilience remarquable. Depuis 1940, le S&P 500 a une probabilité de 86 % de clôturer en hausse au quatrième trimestre de ces années, avec une hausse moyenne de 6,6 %. Cela dépasse largement la moyenne de 3,9 % du quatrième trimestre en autres années, ainsi que le taux de hausse plus faible.
Les performances d’octobre et novembre sont particulièrement solides, avec plus de 70 % d’années d’élections de mi-mandat enregistrant des retours positifs, ce qui est l’un des taux de probabilité de gains mensuels les plus élevés dans le cycle présidentiel. Cela crée un schéma de trading unique : faiblesse initiale suivie d’un rebond fort en fin d’année.
L’exception de 2018 : la règle historique n’est pas une loi d’acier
Toutes les années d’élections de mi-mandat ne suivent pas le scénario historique. En 2018, le S&P 500 (suivi via Vanguard S&P 500 ETF (NYSE : VOO)) a progressé à mi-parcours, mais a chuté de plus de 13 % au quatrième trimestre, pour finir l’année en baisse de -6,2 %. Le rebond prévu en fin d’année n’a pas eu lieu, la nervosité autour de la politique de la Fed et les tensions commerciales ont dominé l’humeur du marché.
Comment les investisseurs devraient-ils se préparer en 2026
Si l’histoire donne des indications, les investisseurs doivent se préparer à une volatilité accrue et à des rendements limités durant la majeure partie de 2026, jusqu’à ce que la fin d’année offre peut-être une amélioration. Il est également intéressant de noter que la recherche de Bank of America montre que l’or performe particulièrement bien en année d’élections de mi-mandat. Depuis 1970, l’or a enregistré une hausse moyenne de 15,1 % dans ces années, dépassant son taux de croissance annuel à long terme.
Le premier trimestre en année d’élections de mi-mandat affiche un taux de retour positif de 86 %, suivi d’un recul habituel entre mai et juin, mais avec un regain de vigueur à l’approche de la fin d’année. Pour un portefeuille, cette cyclicité prévisible doit être anticipée et intégrée dans la stratégie.