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Heures de négociation boursière Le prélude à l'innovation : le système 5×23 heures de NASDAQ et un avenir où la finance ne ferme jamais
Le 15 décembre 2025, lorsque le Nasdaq a soumis sa demande de réforme à la Securities and Exchange Commission (SEC) des États-Unis, les marchés financiers mondiaux ont connu un tournant. Cette proposition apparemment simple d’extension des heures de négociation des titres — passant de 16 heures par jour, 5 jours par semaine, à 23 heures par jour, 5 jours par semaine — marque une préparation systémique du système financier traditionnel, visant à accueillir une ère d’actifs tokenisés « jamais fermée ».
Il fut un temps où trader des actions américaines signifiait veiller tard dans la nuit. Alors que le marché des cryptomonnaies s’est habitué à un rythme 7×24, sans sommeil, la place boursière historique qu’est le Nasdaq, en position de centre de la finance traditionnelle (TradFi), commence enfin à réécrire les règles du jeu de manière proactive.
Plus qu’une simple extension des heures de négociation : comprendre le vrai besoin derrière la réforme des heures de négociation des titres
En apparence, l’extension des heures de négociation par le Nasdaq vise à « répondre à la demande croissante des investisseurs asiatiques et européens, leur permettant de négocier en dehors des heures traditionnelles ». Mais en réalité, cette décision reflète une transformation profonde du marché — une explosion de la demande de négociation inter-fuseaux horaires.
Selon les dernières données de la New York Stock Exchange (NYSE), le volume de transactions en dehors des heures traditionnelles (avant ouverture, après clôture) au deuxième trimestre 2025 a dépassé 2 milliards d’actions, pour un montant de 62 milliards de dollars, représentant 11,5 % du total des transactions boursières américaines de cette période, un record historique. Qu’est-ce que cela signifie ? Le trading nocturne, autrefois considéré comme marginal, est devenu un nouveau champ de bataille incontournable pour les capitaux principaux.
Les transactions nocturnes, dispersées sur des plateformes OTC comme Blue Ocean ou OTC Moon, connaissent une croissance exponentielle. La véritable intention du Nasdaq n’est pas de créer cette demande, mais de « reprendre le contrôle » des transactions qui se déroulaient dans des zones à faible transparence et peu régulées — en étendant les heures de négociation, il s’agit de réintégrer ces ordres dans un système centralisé, régulé, et transparent.
Cela revêt une importance cruciale pour les investisseurs asiatiques situés dans le fuseau UTC+8. À l’avenir, ils pourront participer aux marchés américains durant leurs heures de travail, sans avoir à veiller tard ou à se lever à l’aube. Mais derrière cette évolution se cache une problématique fondamentale concernant l’infrastructure financière.
La limite physique d’une heure : les contraintes du système TradFi
Si le Nasdaq est déterminé à réformer, pourquoi ne pas simplement instaurer une négociation 7×24, plutôt que de laisser cette heure d’« embarras » (de 20h00 à 21h00, période de fermeture) ?
La réponse réside dans le système technologique du TradFi lui-même.
La négociation d’actions américaines n’est pas une opération exclusive à une seule bourse, mais un écosystème complexe. Le Nasdaq, les courtiers, les chambres de compensation (DTCC), les régulateurs, et les sociétés cotées, forment un engrenage indispensable. Pour supporter une négociation de 23 heures, tous ces acteurs doivent subir une transformation en profondeur :
Les courtiers et brokers doivent étendre leurs services de support client, gestion des risques et maintenance des systèmes de trading en continu, ce qui entraîne une hausse directe des coûts en personnel et en infrastructure.
Les chambres de compensation (DTCC) doivent également mettre à niveau leurs systèmes de règlement-livraison, en prolongeant leur service jusqu’à 4h du matin, pour s’adapter à la nouvelle règle de « règlement différé pour la négociation nocturne ». En somme, ces chambres fonctionnent comme des agences bancaires : elles doivent faire des rapprochements quotidiens. Mais dans le système centralisé actuel, une période d’arrêt physique est nécessaire pour traiter les données en lot et effectuer le règlement des marges.
Les sociétés cotées doivent également réajuster leur calendrier de publication des résultats financiers ou d’annonces importantes, car la gestion des relations investisseurs doit s’adapter à une « information majeure instantanément valorisée en dehors des heures traditionnelles ».
En résumé, cette heure d’« embouteillage » est le talon d’Achille du système TradFi — une zone tampon nécessaire dans un système centralisé pour garantir la sécurité. Elle reflète la limite fondamentale de l’architecture financière traditionnelle : nécessiter une coupure pour assurer la sécurité du système.
La fragmentation de la liquidité et le risque de « black swan » : la double face du système de négociation 23×24
Que se passe-t-il si l’on étend la négociation à 23 heures ? Quelles en sont les implications pour le marché ?
En surface, cela représente une opportunité — plus d’investisseurs inter-fuseaux horaires peuvent participer aux marchés américains à leur heure locale, ce qui est une avancée concrète. Mais, en regardant de plus près la microstructure du marché, cela introduit aussi de nouvelles incertitudes en termes de distribution de la liquidité, de transmission du risque et de formation des prix.
Premièrement, le risque de fragmentation de la liquidité.
L’extension des heures de négociation peut attirer davantage de capitaux inter-fuseaux, mais en réalité, cela disperse la demande limitée sur une période plus longue. La liquidité durant la période « nocturne » est historiquement faible. En prolongeant ces heures, on risque d’élargir les spreads, d’accroître le manque de liquidité, et d’augmenter les coûts de transaction et la volatilité, voire de favoriser des phénomènes de « pump and dump » en période de faible liquidité.
Deuxièmement, la modification de la structure du pouvoir de fixation des prix.
Le Nasdaq pourra-t-il réellement « intégrer » les ordres des plateformes OTC dans cette extension ? Pas totalement. La fragmentation de la liquidité pour les investisseurs institutionnels ne disparaît pas, elle se déplace simplement du « hors marché » dispersé vers un « marché interne » étalé dans le temps, ce qui impose des coûts plus élevés en gestion du risque et en exécution.
Enfin, le risque accru de « black swan ».
Dans un cadre de négociation 23×24, tout événement majeur (chute de résultats, déclaration réglementaire, conflit géopolitique) peut instantanément se transformer en ordre de marché. Le marché n’a plus la capacité de « digérer » la nouvelle en dormant une nuit. En environnement nocturne à faible liquidité, cette réaction immédiate peut déclencher des cascades, des gaps et des mouvements violents.
Ainsi, l’extension des heures de négociation n’est pas une simple « ouverture supplémentaire » ; c’est une mise à l’épreuve systémique de la capacité du prix, de la liquidité et de la répartition du pouvoir de fixation des prix dans le système TradFi.
La stratégie coordonnée : régulation, infrastructure et bourses en synchronisation
En élargissant la perspective, en reliant les actions récentes du Nasdaq, on voit qu’il ne s’agit pas d’une réforme isolée, mais d’un vaste chantier coordonné.
Une chronologie claire :
En mai 2024, la réglementation américaine sur le règlement des actions passe de T+2 à T+1, une mise à niveau cruciale mais discrète.
Au début de 2025, le Nasdaq commence à laisser entendre une volonté d’instaurer une négociation 7×24, annonçant un lancement prévu pour la seconde moitié de 2026.
Simultanément, le Nasdaq a mis à niveau son système Calypso, intégrant la technologie blockchain pour automatiser la gestion des marges et des garanties 7×24. Ce changement, peu visible pour l’investisseur individuel, envoie un signal clair aux acteurs institutionnels : le back-office se prépare à la « chaîne ».
Au second semestre 2025, le Nasdaq accélère ses réformes. En septembre, il dépose officiellement une demande de « tokenisation » des actions auprès de la SEC. En novembre, il annonce que la tokenisation des actions américaines sera sa priorité stratégique, avec une volonté de « déployer rapidement ».
Simultanément, le président de la SEC, Paul Atkins, déclare dans une interview sur Fox Business que la tokenisation est l’avenir des marchés de capitaux. Il prévoit que « dans environ deux ans, tous les marchés américains seront migrés vers la blockchain, avec un règlement en chaîne ».
Dans ce contexte, le Nasdaq dépose en décembre 2025 une demande pour un système de négociation 5×23 heures.
Ce qui est encore plus frappant, c’est la synchronisation de ces trois axes :
La SEC américaine assouplit progressivement la régulation, tout en laissant entendre dans des interviews de haut niveau que « tout sera sur la chaîne ». Cela injecte une certitude dans le marché.
La filiale de la DTCC, DTC, obtient le 12 décembre l’approbation de la SEC pour fournir des services de tokenisation d’actifs réels en environnement contrôlé, avec un lancement prévu pour la seconde moitié de 2026. Cela règle la question cruciale du règlement et de la garde.
Le Nasdaq annonce ses plans de tokenisation, en priorisant cette stratégie, tout en déposant la demande pour une négociation 23 heures. La coordination est totale : tout indique qu’il ne s’agit pas d’un hasard, mais d’un vaste chantier systémique, en progression continue. Le Nasdaq et le marché américain se préparent à une « finance sans fermeture » dans une course finale.
De 23 heures à 7×24 : l’évolution inévitable vers l’ère de la tokenisation
Pourquoi l’extension des heures de négociation est-elle si étroitement liée à la tokenisation des actifs ?
Parce que la caractéristique intrinsèque des actifs tokenisés est leur liquidité 7×24. Une fois tokenisés, les actions peuvent être échangées sur blockchain avec une atomicité de règlement instantané, sans intervention d’un organisme centralisé de règlement, ni cette fameuse heure d’arrêt d’1 heure.
Les actifs tokenisés sur blockchain, reposant sur des registres distribués et des smart contracts, possèdent une « génétique » de négociation 7×24×365 — pas de clôture, pas de pause, pas de fenêtre fixe de fin de journée.
Alors, pourquoi le Nasdaq s’efforce-t-il de prolonger la négociation jusqu’à 23 heures, plutôt que d’aller directement vers le 7×24 ? La réponse est simple : dans le cadre actuel du droit des valeurs mobilières et du système de marché national (NMS), il faut une transition progressive.
Le système 23 heures est une « étape transitoire ». Il permet, sans bouleverser le cadre juridique existant, de faire évoluer progressivement la réglementation, l’infrastructure et le comportement des acteurs vers un rythme « quasi blockchain », en testant et préparant le terrain pour des objectifs plus ambitieux (négociation continue, cycles de règlement plus courts, règlement et livraison tokenisés).
Imaginez qu’une fois l’approbation SEC obtenue, la mise en place du système 23 heures devienne la norme : la dépendance à la négociation instantanée, à la valorisation en temps réel, serait considérablement renforcée. La fin de la négociation « à heure fixe » serait alors imminente.
Lorsque la tokenisation des actions américaines deviendra réalité, le système financier mondial basculera en douceur vers ce futur « jamais fermé ». Et à ce moment-là, la notion même d’« heures de négociation » pourrait être complètement redéfinie.
La course contre la montre des bourses mondiales
Le Nasdaq n’est pas seul. Coinbase, Ondo, Robinhood, MSX et d’autres acteurs se préparent aussi à cette révolution.
Celui qui saura s’adapter en premier à cette nouvelle « économie 24×7 » aura une longueur d’avance dans la reconstruction du système financier. Ce n’est pas seulement une question de technologie, mais aussi de conquête du pouvoir de marché.
Une fois que les investisseurs seront habitués à trader à tout moment, ils n’accepteront plus le retour à une époque où la négociation était limitée à des horaires fixes. Chaque extension des heures de négociation renforcera l’attente d’un marché « 24×7 » totalement décentralisé et tokenisé. Seul un système entièrement décentralisé, en mode 7×24, pourra satisfaire cette aspiration.
Le futur est peut-être encore lointain, mais le temps pour « l’ancienne horloge » est compté. La « finance sans fermeture » que construisent le Nasdaq, les régulateurs et les infrastructures, avance à une vitesse irrésistible, et nous ne pouvons que la voir s’approcher.