Comment la performance récente du yen japonais va-t-elle évoluer ? De nombreux investisseurs se demandent si la tendance à la dépréciation du yen va continuer. Après 2026, le yen reste volatile, le taux de change USD/JPY fluctuant dans une fourchette haute. Quelles opportunités et quels risques cela cache-t-il ?
Changement de politique de la Banque du Japon : pourquoi le yen peine-t-il à se stabiliser ?
De mars 2024 à fin 2025, la Banque du Japon a procédé à des ajustements sans précédent. Elle a mis fin à sa politique de taux d’intérêt négatif après 17 ans, puis en janvier 2025, a augmenté ses taux de 50 points de base à 0,5 %, et en décembre, de nouveau de 25 points à 0,75 %. Logiquement, ce changement aurait dû soutenir une appréciation du yen, mais en réalité, le yen continue de se déprécier.
La clé réside dans le fait que, malgré ces hausses, le taux d’intérêt japonais reste bien inférieur à celui des États-Unis. Le taux de 0,75 % au Japon demeure très bas parmi les grandes économies, juste au-dessus de la Suisse. Cela rend toujours attractif l’emprunt en yen pour faire de l’arbitrage, les investisseurs continuant à emprunter en yen à faible coût pour investir dans des actifs en dollars à rendement élevé, ce qui maintient une offre excessive de yen.
Selon le procès-verbal de la décision de la BOJ, le 23 janvier 2026, la banque a maintenu le taux à 0,75 %, mais les attentes du marché quant à une hausse future restent prudentes, estimant qu’il faudra plusieurs mois avant une nouvelle hausse. Ce retard dans la hausse des taux a accentué la faiblesse du yen face au dollar, le dollar atteignant brièvement 158,61 JPY pour 1 USD, proche du seuil des 160.
La vérité sur l’écart de taux US-Japon : la véritable force motrice de la dépréciation du yen
Pour comprendre pourquoi le yen continue de baisser, il faut analyser une question centrale : pourquoi l’écart de taux US-Japon ne cesse-t-il de s’élargir ?
Première raison : la robustesse relative de l’économie américaine. La croissance américaine reste forte, l’inflation persistante, et la Fed reste prudente sur une baisse des taux. Même si une baisse technique intervient, elle est beaucoup plus lente que prévu. Cela maintient les taux américains à un niveau élevé, élargissant l’écart avec le Japon.
Deuxième raison : la politique fiscale expansionniste du nouveau gouvernement japonais. Depuis octobre 2025, le Premier ministre Suga a poursuivi une politique de relance massive, dans la lignée de l’« Abenomics ». Bien que visant à stimuler l’économie, cela accroît la dette publique et les risques de déficit. Le marché craint que cette politique n’augmente les rendements des obligations japonaises, ce qui pèse sur le yen.
Troisième raison : la faiblesse des fondamentaux économiques japonais. Bien que le Japon ne soit pas en récession, la consommation intérieure est faible, avec certains trimestres en contraction. L’inflation importée pousse les prix à la hausse, mais les salaires augmentent peu, ce qui limite le pouvoir d’achat réel. La Banque du Japon doit donc rester prudente dans ses hausses de taux pour ne pas freiner la reprise.
En résumé, la difficulté du yen ne vient pas d’un manque de volonté politique, mais des fondamentaux économiques et de l’écart avec les États-Unis.
Trois facteurs clés pour prévoir la tendance du yen en 2026
Pour anticiper si le yen va continuer de baisser, les investisseurs doivent suivre attentivement ces trois éléments :
Premier : la question des taux d’intérêt réels. Selon Junya Tanase, responsable de la stratégie FX chez JP Morgan Japon, la faiblesse du yen est principalement due à des taux d’intérêt réels négatifs. Quand les rendements obligataires sont inférieurs à l’inflation, les taux réels sont négatifs. Si la BOJ veut inverser cette tendance, elle doit augmenter les taux d’intérêt réels, pas seulement les taux nominaux. Cela nécessite une baisse de l’inflation ou une hausse des taux nominaux, ce qui reste incertain.
Deuxième : la rapidité de la réduction de l’écart de taux US-Japon. Si la Fed accélère une baisse des taux en raison d’un ralentissement économique, l’écart se réduira rapidement, favorisant une reprise du yen. En revanche, si la Fed maintient une politique accommodante, le dollar restera fort, limitant la remontée du yen.
Troisième : le sentiment de risque mondial et les flux d’arbitrage. Le yen, monnaie à faible taux, est souvent emprunté en masse pour faire de l’arbitrage lorsque le risque global est élevé. Quand les marchés actions ou matières premières montent, ces flux d’arbitrage pèsent sur le yen. En cas de correction, la fermeture de positions peut faire remonter rapidement le yen.
La vision des banques d’investissement : prévisions contrastées
Face à l’incertitude, les grandes banques donnent des prévisions variées :
Junya Tanase, chez JP Morgan, est le plus pessimiste : il prévoit que d’ici fin 2026, le yen pourrait atteindre 164 pour 1 dollar. Selon lui, la faiblesse structurelle du yen ne s’améliorera pas, et la tendance pourrait même s’aggraver.
Parisha Saimbi, chez BNP Paribas, prévoit un yen à 160 fin 2026. Elle pense que le contexte macro mondial reste favorable au risque, ce qui soutient le dollar face au yen.
Citi insiste sur l’importance des taux réels. Si la BOJ ne parvient pas à les relever efficacement, le yen restera faible.
En résumé, la dépréciation du yen en 2026 est probable, mais l’ampleur varie selon les prévisions. La réponse à la question « le yen va-t-il encore baisser ? » est oui, mais avec des degrés de baisse différents.
Le procès-verbal de la dernière réunion de la BOJ : comment en est-on arrivé là ?
Pour comprendre la situation actuelle, il faut revenir sur la politique de la BOJ ces deux dernières années :
Date
Décision
Taux d’intérêt
23/01/2026
Maintien
0,75 %
19/12/2025
Hausse de 0,25 %
0,75 %
24/01/2025
Hausse de 0,25 %
0,50 %
31/07/2024
Hausse de 0,15 %
0,25 %
19/03/2024
Hausse de 0,10 %
0,00-0,10 %
En mars 2024, la BOJ a mis fin à 17 ans de taux négatifs, en augmentant pour la première fois ses taux. En juillet, elle a surpris avec une hausse de 0,15 %, provoquant une forte volatilité sur les marchés et des dénouements massifs de positions d’arbitrage en yen.
En janvier 2025, la BOJ a effectué sa plus forte hausse depuis 2007, de 50 points de base, soutenue par une inflation de 3,2 % en mars et une hausse salariale de 2,7 % à l’automne. Après cette hausse, le yen s’est renforcé brièvement, passant de 158 à plus de 140.
Depuis janvier 2026, la dynamique de hausse s’est ralentie. La décision de janvier a été de maintenir les taux, témoignant d’une prudence accrue.
Cinq indicateurs clés pour prévoir le yen
Pour les investisseurs, voici cinq indicateurs à surveiller :
Inflation (CPI)
L’inflation japonaise reste faible, bien en dessous des 3 % américains. Si elle remonte, la BOJ pourrait accélérer ses hausses, favorisant le yen.
Croissance économique (PIB, PMI)
Les chiffres du PIB et du PMI indiquent la santé de l’économie. Des chiffres solides donnent plus d’espace à la politique monétaire restrictive, ce qui soutient le yen. La croissance japonaise est stable mais pas la plus forte du G7.
Discours de la BOJ et guidance
Les déclarations du gouverneur Ueda influencent fortement le marché. Une tonalité hawkish peut faire monter le yen à court terme, une tonalité dovish le pèse.
Taux d’intérêt mondiaux
Les politiques de la Fed, de la BCE, etc., impactent directement l’écart de taux. Une baisse généralisée des taux mondiaux pourrait faire remonter le yen.
Performance des actifs risqués
Les marchés actions et matières premières influencent l’arbitrage. Une hausse des actifs risqués tend à faire baisser le yen, une correction à le faire remonter.
Que doivent surveiller les investisseurs en yen ?
Les investisseurs doivent être conscients que, selon la majorité des prévisions, le yen pourrait continuer de baisser en 2026, avec des risques de dépasser 160 ou même 164. La taille des flux d’arbitrage est énorme, et un retournement de sentiment pourrait entraîner une réaction violente du yen.
En même temps, la faiblesse actuelle du yen peut aussi représenter une opportunité d’achat progressif. Pour ceux qui prévoient de voyager au Japon, acheter du yen lors de taux élevés permet de lisser le coût. Les traders peuvent aussi utiliser ces indicateurs pour repérer des opportunités de rebond.
Il faut aussi rappeler que le yen est souvent considéré comme une valeur refuge. En cas de crise mondiale, il s’apprécie rapidement. Cela en fait un outil de couverture dans un portefeuille.
En résumé
Le yen va-t-il encore baisser ? Sur le court terme, la réponse est oui, compte tenu des fondamentaux économiques et de la politique monétaire. La persistance de l’écart de taux, la faiblesse économique japonaise, et l’ampleur des flux d’arbitrage soutiennent cette tendance. Les prévisions pessimistes des banques d’investissement confirment cette analyse.
Mais à long terme, le yen retrouvera probablement son niveau naturel. La politique de la BOJ, bien que lente, est claire ; l’économie japonaise, malgré ses défis, n’est pas en crise ; et le sentiment mondial peut changer rapidement. Quand ces facteurs évolueront positivement, le rebond du yen pourrait être rapide.
Pour l’investisseur individuel, il est essentiel de suivre régulièrement ces indicateurs, d’adapter sa stratégie à son profil de risque, et, si besoin, de consulter un professionnel. Que ce soit pour acheter du yen pour un voyage ou pour faire du trading forex, comprendre la logique derrière la tendance est la clé pour prendre des décisions rationnelles.
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Le yen japonais va-t-il encore baisser ? Analyse approfondie des perspectives du taux de change du yen en 2026
Comment la performance récente du yen japonais va-t-elle évoluer ? De nombreux investisseurs se demandent si la tendance à la dépréciation du yen va continuer. Après 2026, le yen reste volatile, le taux de change USD/JPY fluctuant dans une fourchette haute. Quelles opportunités et quels risques cela cache-t-il ?
Changement de politique de la Banque du Japon : pourquoi le yen peine-t-il à se stabiliser ?
De mars 2024 à fin 2025, la Banque du Japon a procédé à des ajustements sans précédent. Elle a mis fin à sa politique de taux d’intérêt négatif après 17 ans, puis en janvier 2025, a augmenté ses taux de 50 points de base à 0,5 %, et en décembre, de nouveau de 25 points à 0,75 %. Logiquement, ce changement aurait dû soutenir une appréciation du yen, mais en réalité, le yen continue de se déprécier.
La clé réside dans le fait que, malgré ces hausses, le taux d’intérêt japonais reste bien inférieur à celui des États-Unis. Le taux de 0,75 % au Japon demeure très bas parmi les grandes économies, juste au-dessus de la Suisse. Cela rend toujours attractif l’emprunt en yen pour faire de l’arbitrage, les investisseurs continuant à emprunter en yen à faible coût pour investir dans des actifs en dollars à rendement élevé, ce qui maintient une offre excessive de yen.
Selon le procès-verbal de la décision de la BOJ, le 23 janvier 2026, la banque a maintenu le taux à 0,75 %, mais les attentes du marché quant à une hausse future restent prudentes, estimant qu’il faudra plusieurs mois avant une nouvelle hausse. Ce retard dans la hausse des taux a accentué la faiblesse du yen face au dollar, le dollar atteignant brièvement 158,61 JPY pour 1 USD, proche du seuil des 160.
La vérité sur l’écart de taux US-Japon : la véritable force motrice de la dépréciation du yen
Pour comprendre pourquoi le yen continue de baisser, il faut analyser une question centrale : pourquoi l’écart de taux US-Japon ne cesse-t-il de s’élargir ?
Première raison : la robustesse relative de l’économie américaine. La croissance américaine reste forte, l’inflation persistante, et la Fed reste prudente sur une baisse des taux. Même si une baisse technique intervient, elle est beaucoup plus lente que prévu. Cela maintient les taux américains à un niveau élevé, élargissant l’écart avec le Japon.
Deuxième raison : la politique fiscale expansionniste du nouveau gouvernement japonais. Depuis octobre 2025, le Premier ministre Suga a poursuivi une politique de relance massive, dans la lignée de l’« Abenomics ». Bien que visant à stimuler l’économie, cela accroît la dette publique et les risques de déficit. Le marché craint que cette politique n’augmente les rendements des obligations japonaises, ce qui pèse sur le yen.
Troisième raison : la faiblesse des fondamentaux économiques japonais. Bien que le Japon ne soit pas en récession, la consommation intérieure est faible, avec certains trimestres en contraction. L’inflation importée pousse les prix à la hausse, mais les salaires augmentent peu, ce qui limite le pouvoir d’achat réel. La Banque du Japon doit donc rester prudente dans ses hausses de taux pour ne pas freiner la reprise.
En résumé, la difficulté du yen ne vient pas d’un manque de volonté politique, mais des fondamentaux économiques et de l’écart avec les États-Unis.
Trois facteurs clés pour prévoir la tendance du yen en 2026
Pour anticiper si le yen va continuer de baisser, les investisseurs doivent suivre attentivement ces trois éléments :
Premier : la question des taux d’intérêt réels. Selon Junya Tanase, responsable de la stratégie FX chez JP Morgan Japon, la faiblesse du yen est principalement due à des taux d’intérêt réels négatifs. Quand les rendements obligataires sont inférieurs à l’inflation, les taux réels sont négatifs. Si la BOJ veut inverser cette tendance, elle doit augmenter les taux d’intérêt réels, pas seulement les taux nominaux. Cela nécessite une baisse de l’inflation ou une hausse des taux nominaux, ce qui reste incertain.
Deuxième : la rapidité de la réduction de l’écart de taux US-Japon. Si la Fed accélère une baisse des taux en raison d’un ralentissement économique, l’écart se réduira rapidement, favorisant une reprise du yen. En revanche, si la Fed maintient une politique accommodante, le dollar restera fort, limitant la remontée du yen.
Troisième : le sentiment de risque mondial et les flux d’arbitrage. Le yen, monnaie à faible taux, est souvent emprunté en masse pour faire de l’arbitrage lorsque le risque global est élevé. Quand les marchés actions ou matières premières montent, ces flux d’arbitrage pèsent sur le yen. En cas de correction, la fermeture de positions peut faire remonter rapidement le yen.
La vision des banques d’investissement : prévisions contrastées
Face à l’incertitude, les grandes banques donnent des prévisions variées :
Junya Tanase, chez JP Morgan, est le plus pessimiste : il prévoit que d’ici fin 2026, le yen pourrait atteindre 164 pour 1 dollar. Selon lui, la faiblesse structurelle du yen ne s’améliorera pas, et la tendance pourrait même s’aggraver.
Parisha Saimbi, chez BNP Paribas, prévoit un yen à 160 fin 2026. Elle pense que le contexte macro mondial reste favorable au risque, ce qui soutient le dollar face au yen.
Citi insiste sur l’importance des taux réels. Si la BOJ ne parvient pas à les relever efficacement, le yen restera faible.
En résumé, la dépréciation du yen en 2026 est probable, mais l’ampleur varie selon les prévisions. La réponse à la question « le yen va-t-il encore baisser ? » est oui, mais avec des degrés de baisse différents.
Le procès-verbal de la dernière réunion de la BOJ : comment en est-on arrivé là ?
Pour comprendre la situation actuelle, il faut revenir sur la politique de la BOJ ces deux dernières années :
En mars 2024, la BOJ a mis fin à 17 ans de taux négatifs, en augmentant pour la première fois ses taux. En juillet, elle a surpris avec une hausse de 0,15 %, provoquant une forte volatilité sur les marchés et des dénouements massifs de positions d’arbitrage en yen.
En janvier 2025, la BOJ a effectué sa plus forte hausse depuis 2007, de 50 points de base, soutenue par une inflation de 3,2 % en mars et une hausse salariale de 2,7 % à l’automne. Après cette hausse, le yen s’est renforcé brièvement, passant de 158 à plus de 140.
Depuis janvier 2026, la dynamique de hausse s’est ralentie. La décision de janvier a été de maintenir les taux, témoignant d’une prudence accrue.
Cinq indicateurs clés pour prévoir le yen
Pour les investisseurs, voici cinq indicateurs à surveiller :
Inflation (CPI)
L’inflation japonaise reste faible, bien en dessous des 3 % américains. Si elle remonte, la BOJ pourrait accélérer ses hausses, favorisant le yen.
Croissance économique (PIB, PMI)
Les chiffres du PIB et du PMI indiquent la santé de l’économie. Des chiffres solides donnent plus d’espace à la politique monétaire restrictive, ce qui soutient le yen. La croissance japonaise est stable mais pas la plus forte du G7.
Discours de la BOJ et guidance
Les déclarations du gouverneur Ueda influencent fortement le marché. Une tonalité hawkish peut faire monter le yen à court terme, une tonalité dovish le pèse.
Taux d’intérêt mondiaux
Les politiques de la Fed, de la BCE, etc., impactent directement l’écart de taux. Une baisse généralisée des taux mondiaux pourrait faire remonter le yen.
Performance des actifs risqués
Les marchés actions et matières premières influencent l’arbitrage. Une hausse des actifs risqués tend à faire baisser le yen, une correction à le faire remonter.
Que doivent surveiller les investisseurs en yen ?
Les investisseurs doivent être conscients que, selon la majorité des prévisions, le yen pourrait continuer de baisser en 2026, avec des risques de dépasser 160 ou même 164. La taille des flux d’arbitrage est énorme, et un retournement de sentiment pourrait entraîner une réaction violente du yen.
En même temps, la faiblesse actuelle du yen peut aussi représenter une opportunité d’achat progressif. Pour ceux qui prévoient de voyager au Japon, acheter du yen lors de taux élevés permet de lisser le coût. Les traders peuvent aussi utiliser ces indicateurs pour repérer des opportunités de rebond.
Il faut aussi rappeler que le yen est souvent considéré comme une valeur refuge. En cas de crise mondiale, il s’apprécie rapidement. Cela en fait un outil de couverture dans un portefeuille.
En résumé
Le yen va-t-il encore baisser ? Sur le court terme, la réponse est oui, compte tenu des fondamentaux économiques et de la politique monétaire. La persistance de l’écart de taux, la faiblesse économique japonaise, et l’ampleur des flux d’arbitrage soutiennent cette tendance. Les prévisions pessimistes des banques d’investissement confirment cette analyse.
Mais à long terme, le yen retrouvera probablement son niveau naturel. La politique de la BOJ, bien que lente, est claire ; l’économie japonaise, malgré ses défis, n’est pas en crise ; et le sentiment mondial peut changer rapidement. Quand ces facteurs évolueront positivement, le rebond du yen pourrait être rapide.
Pour l’investisseur individuel, il est essentiel de suivre régulièrement ces indicateurs, d’adapter sa stratégie à son profil de risque, et, si besoin, de consulter un professionnel. Que ce soit pour acheter du yen pour un voyage ou pour faire du trading forex, comprendre la logique derrière la tendance est la clé pour prendre des décisions rationnelles.