Le risque de conflit entre la Chine et les États-Unis s'ajoute à « une personne qui monopolise 1/3 de la capacité », faisant grimper les tarifs des navires-citernes mondiaux à un niveau record en six ans

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Le marché mondial des très grandes unités de transport de pétrole brut (VLCC) connaît la plus forte fluctuation de tarifs en six ans. La prime de risque liée à la guerre et une vague sans précédent de fusions de flottes ont propulsé les tarifs à des niveaux historiques, influant désormais sur les prix physiques du pétrole brut et l’ensemble du marché des pétroliers.

Le 25 février, selon Bloomberg, la compagnie maritime nationale saoudienne Bahri a récemment loué cinq VLCC, avec un tarif journalier atteignant 200 000 dollars, le plus haut niveau enregistré par la Bourse de Baltique en six ans, dont un VLCC DHT Jaguar a été conclu à un tarif journalier de 208 000 dollars.

Par ailleurs, les données de Polymarket indiquent que le marché évalue à 47 % la probabilité d’une attaque militaire américaine contre l’Iran avant le 15 mars, le risque de blocage du détroit d’Hormuz étant rapidement intégré dans les prix des fret et des contrats à terme sur le Brent, qui restent actuellement au-dessus de 70 dollars le baril.

Une autre tendance majeure dans la flambée des tarifs ne doit pas être négligée. Selon un article de Wall Street Journal, Bloomberg cite plusieurs experts du secteur, indiquant que le groupe sud-coréen Sinokor a rapidement acheté ou loué en masse des navires au cours du dernier ou des deux derniers mois, contrôlant actuellement environ 120 VLCC, soit environ un tiers de la flotte mondiale de VLCC négociable.

Le PDG de SFL Corp., Ole Hjertaker, déclare franchement : “En réalité, une partie ou un groupe de partenaires contrôle environ un tiers de la flotte de VLCC disponibles ou en transaction”, cette concentration du marché étant en train de remodeler le mécanisme de fixation des prix des pétroliers mondiaux.

Prime de guerre : le risque d’Hormuz redevenu central dans la fixation des prix

Les reportages soulignent que le détroit d’Hormuz redevient la zone géopolitique la plus sensible du marché mondial de l’énergie.

Selon CCTV News, le 25 au soir, heure locale, le ministre iranien des Affaires étrangères, Alaghchi, a conduit une délégation iranienne à Genève, en Suisse, pour participer à la troisième ronde de négociations Iran-UE, prévue le 26. Wall Street Journal note que le président américain Donald Trump a récemment reconnu qu’il envisageait une « frappe militaire limitée » contre l’Iran.

Les tensions croissantes entre Washington et Téhéran font monter rapidement les anticipations d’une action militaire américaine, la prime d’assurance contre le risque de guerre étant rapidement intégrée dans les prix des VLCC.

La probabilité que les États-Unis attaquent l’Iran avant le 15 mars, évaluée à 47 % par Polymarket, reflète directement la vigilance accrue du marché face au risque d’interruption du détroit d’Hormuz.

Les analystes estiment qu’en cas de blocage de ce détroit par l’Iran, le marché mondial de l’énergie subirait une crise immédiate de panique, et les VLCC, en tant que principal vecteur de l’exportation de pétrole brut du Moyen-Orient, seraient en première ligne.

Par ailleurs, les contrats à terme sur le Brent reflètent également cette prime de risque, maintenant leur prix au-dessus de 70 dollars le baril lors de la séance de jeudi matin. La conjonction du risque de guerre et des interruptions d’approvisionnement pousse les affréteurs à sécuriser leurs positions, ce qui fait encore grimper les tarifs spot.

Monopole de capacité : l’expansion agressive de Sinokor bouleverse la configuration mondiale de la flotte

Parallèlement aux risques géopolitiques, une opération de fusion sans précédent, dominée par un seul acheteur, secoue le marché des VLCC.

Selon Wall Street Journal, le groupe sud-coréen Sinokor a rapidement accumulé, en un ou deux mois, le contrôle d’environ 120 VLCC, comprenant des navires achetés, loués ou déjà sous contrôle.

Ce volume, inédit selon plusieurs professionnels du secteur ayant des dizaines d’années d’expérience, a conduit certains à estimer que le chiffre réel pourrait être inférieur à 120, mais même en prenant cette estimation basse, cette vague d’acquisitions aurait coûté environ 1,5 milliard de dollars, certains participants évoquant un total proche de 3 milliards de dollars.

Les acquisitions portent principalement sur des navires âgés de 10 ans ou plus. Ces dernières semaines, les prix de revente de ces navires ont continué à augmenter, ce qui a contribué à faire grimper les coûts de location à long terme, permettant aux propriétaires de transformer la valorisation de leurs actifs en loyers plus élevés.

Le PDG de DHT Holdings, Svein Moxnes Harfjeld, qualifie cette tendance de « transformation fondamentale » de la propriété de la flotte mondiale, notant que ses effets ont déjà pénétré tous les aspects : les tarifs au comptant, la demande de contrats à terme, et la valorisation des VLCC d’occasion, “cette consolidation modifie la dynamique de fixation des prix et exerce une pression sur la disponibilité immédiate des navires”.

Une confluence de fondamentaux favorables, une dynamique haussière soutenue

Outre les deux grandes tendances géopolitiques et de concentration du marché, des facteurs macroéconomiques liés à l’offre et à la demande jouent également un rôle clé.

June Goh, analyste senior chez Sparta Commodities, indique que la hausse des tarifs des VLCC est soutenue par plusieurs fondamentaux positifs :

La transition du transport du pétrole vénézuélien par “navires fantômes” vers des capacités conformes, l’augmentation de la production de l’OPEP+ apportant davantage de volumes de pétrole du Moyen-Orient, et la demande des raffineries indiennes, qui se tourne du pétrole russe vers celui du Moyen-Orient, ont tous fortement accru la demande pour des VLCC conformes.

Selon Clarkson Research Services, les revenus des pétroliers ont connu leur meilleur début d’année depuis plus de 30 ans. Le tarif journalier de référence pour le VLCC a dépassé 120 000 dollars, ayant quadruplé en un mois. La volatilité du marché a également affecté les prix physiques du pétrole, certains traders indiquant que dans certaines régions, le pétrole brut au comptant subit une pression en raison du chaos dans le marché du transport.

Goh met aussi en garde contre une propagation de ces effets vers le downstream :

“Les marchés de Suezmax et d’Aframax seront rapidement impactés par la surcharge du marché des vracs secs.”


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