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L'œil du cyclone macroéconomique : le conflit au Moyen-Orient et les données d'inflation s'affrontent la semaine prochaine
La semaine prochaine sur les marchés mondiaux sera tiraillée entre deux forces opposées. D’un côté, la guerre en Iran qui entre dans sa deuxième semaine, avec la fumée noire du détroit d’Hormuz menaçant directement l’énergie vitale ; de l’autre, la publication consécutive des deux principaux indicateurs d’inflation américains, le CPI et le PCE, qui dans un contexte de stagflation, pourraient déclencher de nouvelles tendances à chaque chiffre. Quand le bruit des armes rencontre la bombe de données, quelle sera la direction du marché ?
● Le 9 mars, la guerre en Iran entre dans sa deuxième semaine, la situation ne s’est pas apaisée, elle s’est même intensifiée. Selon les dernières nouvelles, une réunion d’experts iranienne a finalisé la décision concernant le nouveau guide suprême, tandis que l’armée israélienne a répliqué fermement, poursuivant la responsabilité du successeur. Ce jeu a dépassé le simple affrontement militaire pour s’étendre à une succession politique, augmentant encore l’incertitude.
● Ce qui fait vraiment retenir son souffle aux marchés mondiaux, c’est l’état de passage du détroit d’Hormuz. Les dernières informations indiquent que plusieurs pétroliers tentant de passer ont été attaqués, le détroit étant en réalité bloqué.
● Le ministre qatari de l’énergie a lancé un avertissement sévère vendredi : si le passage des pétroliers est empêché, provoquant une flambée incontrôlable des prix du pétrole, cela « mettra à genoux l’économie mondiale ». Ce n’est pas une exagération — près de 20 millions de barils de pétrole brut y transitent chaque jour, représentant un tiers du commerce pétrolier mondial. En cas d’interruption prolongée, un prix de 100 dollars le baril pourrait n’être qu’un début, et non une fin.
● Le 11 mars (mercredi) à 20h30, les États-Unis publieront les données du CPI de février, hors saison, en taux annuel et mensuel. C’est l’un des indicateurs les plus suivis cette semaine, et une référence clé pour le marché pour juger de la prochaine étape de la Fed.
● Mais un détail mérite d’être souligné : le CPI de février couvre l’ensemble du mois, alors que la forte hausse des prix du pétrole s’est principalement produite fin février et début mars. En d’autres termes, ces chiffres ne reflètent pas entièrement l’impact de la crise au Moyen-Orient sur les prix de l’énergie. Si le marché se contente de considérer la lecture du CPI comme modérée et relâche sa vigilance, cela serait une erreur dangereuse.
● La majorité des économistes anticipent une légère baisse du taux d’inflation annuel de février, mais le noyau de l’indicateur restera probablement résistant. La véritable inquiétude réside dans la lecture que feront les responsables de la Fed après la publication — se concentreront-ils sur l’impact déjà survenu de la guerre ou sur des chiffres obsolètes ?
● Le 13 mars (vendredi) à 20h30, des données plus importantes sur le PCE seront publiées. En tant qu’indicateur d’inflation privilégié par la Fed, l’indice des prix PCE de janvier, en taux annuel et mensuel, influencera directement la tonalité de la décision de taux de mars.
● Comparé au CPI, le PCE couvre un spectre plus large et reflète mieux les changements réels dans la consommation. Plus important encore, ces données commenceront à montrer une transmission partielle de la hausse des prix de l’énergie. Si le PCE mensuel rebondit de façon inattendue, ce sera un signal d’alarme — cela signifiera que le conflit au Moyen-Orient commence à faire sentir ses effets sur l’inflation américaine.
● Le même soir, seront également publiés la révision du PIB réel du quatrième trimestre, le taux de dépense personnelle de janvier, et d’autres indicateurs. La concentration de ces données économiques offrira une image plus complète de l’économie américaine : la croissance ralentit-elle ? La consommation est-elle faible ? L’inflation monte-t-elle ? La réponse à ces trois questions, combinée, dessinera le tableau du dilemme stagflationniste auquel la Fed est confrontée.
● Dans cette crise géopolitique, un phénomène étrange pour de nombreux traders expérimentés : alors que la guerre s’intensifie, l’or baisse. La semaine dernière, le prix de l’or a enregistré sa première baisse hebdomadaire en cinq semaines, révélant un mécanisme de transmission unique du marché actuel.
● La logique traditionnelle veut que « la guerre achète de l’or », mais le problème ici, c’est que le conflit impacte d’abord l’offre d’énergie. La hausse des prix du pétrole alimente les anticipations d’inflation, qui font monter les rendements obligataires américains, et cette hausse des rendements pèse sur l’or, qui ne rapporte pas d’intérêt. Pire encore, le dollar s’est renforcé, soutenu par la fois comme par la perspective de hausse des taux, ce qui freine encore plus le prix de l’or.
● Ce mécanisme déformé a piégé de nombreux investisseurs. La semaine prochaine, si le conflit s’étend, le marché pourrait réévaluer le risque de stagflation — cette combinaison extrême de stagnation économique et d’inflation élevée, qui pourrait faire briller l’or à nouveau.
Outre la tendance macroéconomique, plusieurs autres éléments méritent d’être surveillés la semaine prochaine :
● Le 9 mars, SharpLink tiendra une conférence téléphonique sur ses résultats annuels 2025. En tant qu’entreprise fortement liée au marché crypto, l’attitude de la direction sur Ethereum et ses perspectives futures pourraient influencer le sentiment du secteur.
● Le même jour, la plateforme cross-chain Neutron prévoit de relancer ses fonctionnalités suspendues suite à une vulnérabilité. Bien que la sécurité des fonds soit assurée, cet incident rappelle que les risques techniques et géopolitiques peuvent surgir à tout moment.
● Le 11 mars, la date limite pour soumettre des commentaires à la Commission de régulation des services financiers du Royaume-Uni concernant l’enquête sur les stablecoins. La régulation britannique pourrait donner de nouvelles références pour les règles mondiales sur les stablecoins.
● Le vendredi soir à 22h, la confiance des consommateurs du Michigan pour mars et les anticipations d’inflation à un an seront également publiées. Ces données indiqueront à quel point les citoyens américains sont anxieux face à l’inflation et pessimistes quant à l’économie.
Le marché la semaine prochaine sera sans doute fortement volatil, entre guerre et données économiques. Le bruit des canons dans le détroit d’Hormuz déterminera le sommet du prix du pétrole, tandis que les chiffres du CPI et du PCE fixeront la limite inférieure de la Fed. Là où ces deux lignes se croisent, se trouvera la prochaine direction des investisseurs. Que vous pariez sur la hausse ou la baisse, dans cette période particulière, chaque étape doit être réfléchie : pariez-vous sur une escalade de la guerre ou sur un refroidissement de l’inflation ?