Le 9 mars, alors que la tension au Moyen-Orient entraînait une flambée des prix du pétrole, les ministres des Finances du G7 discutaient d’une coordination avec l’Agence Internationale de l’Énergie (AIE) pour libérer des réserves stratégiques de pétrole en urgence afin d’atténuer la pression sur le marché. Lundi, le prix du contrat à terme tokenisé Hyperliquid CL-USDC pour le pétrole brut est passé d’un sommet de 118 dollars le baril à 102,83 dollars, soit une hausse de 7,2 % dans la journée, mais bien en dessous du pic.
Les prix du pétrole avaient auparavant augmenté de plus de 25 %, en raison de la nomination par l’Iran d’un nouveau guide suprême, de l’escalade des raids aériens israéliens sur le Liban, ainsi que des attaques de missiles iraniennes contre l’Arabie saoudite. La production pétrolière en Irak a chuté d’environ 60 %, le transit par le détroit d’Hormuz a été entravé, et les inquiétudes concernant la tension sur l’approvisionnement en pétrole ont fait grimper les prix.
Les membres du G7 ont exprimé leur soutien au plan de libération des réserves. Le ministre des Finances du G7 et le directeur exécutif de l’AIE, Fatih Birol, devraient tenir une conférence téléphonique pour discuter de l’impact de la guerre sur le marché de l’énergie. Ce sera la plus importante intervention internationale coordonnée sur le marché pétrolier depuis la guerre russo-ukrainienne de 2022. La taille de la libération et la reprise du transit par le détroit d’Hormuz influenceront directement la tendance future des prix du pétrole.
Sur le marché des cryptomonnaies, la demande pour des contrats liés au pétrole brut reste forte. Le contrat à terme CL-USDC affiche un volume ouvert de 181,9 millions de dollars et un volume de transactions sur 24 heures de 823 millions de dollars, illustrant la capacité des traders à réagir rapidement aux nouvelles géopolitiques via des plateformes numériques, bien plus efficacement que sur les marchés traditionnels.
Les analystes estiment qu’une libération rapide des réserves pourrait, à court terme, soulager la tension sur l’offre d’énergie et freiner la hausse des prix. Cependant, la situation au Moyen-Orient demeure très incertaine, et les risques liés au transit par le détroit d’Hormuz pourraient continuer à provoquer des fluctuations répétées des prix. Les investisseurs doivent suivre de près les actions du G7 et l’évolution de la situation régionale, qui pourraient avoir un impact potentiel sur le marché mondial de l’énergie. (CoinDesk)