Les résultats financiers les plus solides en 15 ans ne peuvent dissimuler une dette de 100 milliards, la rumeur chez Oracle de licencier 30 000 personnes pour le « remplacement par l'IA », peuvent-ils combler le trou profond de la puissance de calcul ?

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Auteur : C Labs Crypto Observation

Aujourd’hui (10 mars), Oracle a publié un rapport financier qui a fait applaudir Wall Street.

Le chiffre d’affaires total s’élève à 17,2 milliards de dollars, en hausse de 22 % par rapport à l’année précédente. Les activités cloud ont augmenté de 44 %. Les contrats non réalisés (RPO) s’élèvent à 553 milliards de dollars, en hausse de 325 % sur un an. Oracle affirme que c’est la première fois en 15 ans que ses revenus et ses bénéfices augmentent tous deux de plus de 20 %, et après la clôture de la bourse, le cours a augmenté de plus de 10 %.

Mais la même semaine, d’autres informations circulent également :

Plusieurs banques se retirent discrètement des projets de centres de données d’Oracle ;

Une société de crédit privé refuse de financer un centre de données d’Oracle d’une valeur de plusieurs milliards de dollars ;

Oracle prévoit de réduire des dizaines de milliers d’emplois.

Ces deux séries d’informations proviennent de la même entreprise et se produisent à la même période.

01, Problèmes financiers d’Oracle

Premièrement, le flux de trésorerie libre est négatif, et de beaucoup

Au cours des 12 derniers mois, le flux de trésorerie libre d’Oracle a été de -13,18 milliards de dollars. Le flux de trésorerie opérationnel est positif à 2,35 milliards, mais les dépenses en capital absorbent encore plus — cette année, la prévision de dépenses en capital est de 50 milliards de dollars, soit plus de sept fois celle d’il y a deux ans. Les revenus augmentent, mais la consommation de cash s’accélère également.

Deuxièmement, la dette continue de croître

Ce trimestre, Oracle a levé 30 milliards de dollars via des obligations investment grade et des actions privilégiées convertibles, portant sa dette totale à plus de 1000 milliards de dollars. La note de bas de page du rapport financier cache aussi un chiffre plus grand : 248 milliards de dollars d’engagements hors bilan en leasing. Autrement dit, Oracle doit plus de 100 milliards de dollars en prêts, et 248 milliards en contrats de location à long terme de plus de dix ans — ces montants ne sont pas encore remboursés, mais ils sont déjà dus.

Oracle a promis lors de la conférence téléphonique qu’il n’émettrait plus de nouvelles dettes en 2026. Lorsqu’il a déclaré “cette année, nous n’emprunterons plus d’argent” — c’est une information très significative : les créanciers commencent à s’inquiéter, et Oracle doit rassurer.

Troisièmement, le centre de données vient d’être construit, mais les puces deviennent obsolètes !

Les 553 milliards de RPO sont le chiffre le plus sexy du rapport, en hausse de 325 %. Mais lors de la conférence téléphonique, Oracle a expliqué l’origine de ces contrats : la majorité des équipements sont achetés par anticipation par les clients ou fournis par eux-mêmes avec leurs GPU, pour que Oracle les exploite.

En langage simple : Oracle joue de plus en plus le rôle de “gestionnaire délégué”, plutôt que de construire ses propres centres de données avec ses fonds pour les louer. Ce changement de modèle commercial réduit la pression sur le bilan, mais signifie aussi qu’Oracle n’est plus un propriétaire de puissance de calcul avec des actifs importants et des marges élevées, mais devient une société de gestion d’infrastructures de puissance de calcul, à l’image d’une “Wanda Commercial Management” dans le numérique. Par ailleurs, le plus gros client d’Oracle, OpenAI, a annulé le contrat d’extension de son centre de données au Texas.

La raison : Oracle utilise des puces Blackwell, alors que la prochaine génération de Vera Rubin de Nvidia a une performance de raisonnement cinq fois supérieure à celle de Blackwell. OpenAI ne veut pas être lié à une infrastructure qui deviendra obsolète. La construction d’un centre de données prend entre 12 et 24 mois, et la mise à jour des puces est désormais comprimée à 12 mois par Jensen Huang — une fois construit, c’est déjà dépassé. Ce paradoxe n’a pas de solution simple. Pour Oracle, qui mise sur le secteur des centres de données mais ne contrôle pas la fabrication des puces, c’est un gros piège.

02, “Remplacer l’humain par l’IA” : la stratégie financière de sauvetage d’Oracle

Comment combler le déficit ? Oracle a trouvé une réponse très politiquement correcte : réduire ses effectifs, sous prétexte de remplacer par l’IA.

Actuellement, Oracle emploie environ 162 000 personnes. Selon un rapport de TD Cowen, Oracle pourrait supprimer 30 000 emplois, ce qui libérerait entre 80 et 100 milliards de dollars de flux de trésorerie libre — destiné à combler le déficit de financement causé par l’expansion des centres de données.

La logique est claire : en supprimant des employés, l’économie réalisée sera utilisée pour construire des centres de données pour faire fonctionner l’IA.

03, La course à l’IA : les géants technologiques multiplient les licenciements

Oracle n’est pas une exception. Toute entreprise technologique ayant trop misé sur la course à l’IA et dont le flux de trésorerie est sous pression fait face à la même facture. “Remplacer l’humain par l’IA” offre une solution financièrement rationnelle, narrativement acceptable, et que les actionnaires peuvent accepter.

Actuellement, des géants comme Amazon et Meta adoptent cette stratégie, et les marchés financiers y sont favorables.

La facture de la course à l’armement en IA devra finalement être payée par quelqu’un.

Mais personne ne s’attendait à ce que ce soit encore les employés qui paient la note.

Lecture recommandée : Block licencie près de la moitié de ses employés, en hausse de 24 % ! Le PDG : l’IA améliore l’efficacité, la plupart des entreprises feront des ajustements similaires dans l’année à venir

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