# Soupape de régulation détruite : La mort de Larijani et le basculement complet de l'équilibre des pouvoirs en Iran



Le 18 mars 2026, heure locale, les autorités iraniennes ont officiellement confirmé que Ali Larijani, responsable de la sécurité nationale et secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, avait péri dans une frappe aérienne israélienne, son fils Mortaza décédant également. Depuis la mort du Guide suprême Khamenei, il s'agit du politicien de plus haut rang que l'Iran a perdu. Sa mort ne constitue pas seulement une « décapitation » au niveau tactique, mais elle détruira complètement l'équilibre des pouvoirs subtil qui existait à Téhéran, plongeant la région du Moyen-Orient, déjà tumultueuse, dans un gouffre encore plus imprévisible.

## I. L'étoile polaire « décapitée » : Pourquoi Larijani était-il irremplaçable ?

Ali Larijani n'était pas issu du clergé, mais grâce à ses antécédents familiaux profonds et sa carrière s'étendant aux domaines militaire, politique, diplomatique et législatif, il était devenu la « soupape de régulation » la plus capable de coordination du monde politique iranien. Il a occupé le poste de président du parlement iranien pendant trois mandats consécutifs, a guidé l'adoption de l'accord nucléaire de 2015, et représentait l'une des rares figures pragmatiques possédant à la fois l'expérience des négociations nucléaires et la confiance du Guide suprême. Après l'attentat contre Khamenei, pendant le vide du pouvoir, il a été réaffecté à la fonction de secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, devenant le coordinateur réel des affaires de sécurité pendant les temps de guerre en Iran :

**Coordinateur interne :** Il était la « soupape de régulation » clé entre les factions dures et les pragmatiques de la diplomatie, gagnant à la fois l'approbation des forces dures comme les Gardiens de la révolution, tout en maintenant la communication avec les modérés comme le président Pezeshkian, prévenant les conflits internes entre factions.

**Agent de liaison externe :** Il coordonnait les opérations militaires avec les alliés de la « ligne de résistance » comme le Hezbollah libanais et les Houthis du Yémen, tout en assumant le rôle de communication avec la communauté internationale, servant de lien crucial pour éviter l'isolement diplomatique de l'Iran.

**Noyau du commandement en temps de guerre :** Dans un contexte de pression américano-israélienne continue, il coordonnait le fonctionnement des départements de la défense, du renseignement et de la diplomatie, restant la figure centrale maintenant la cohérence des décisions en temps de guerre et l'efficacité de l'allocation des ressources en Iran.

Cette frappe aérienne a frappé avec précision le « point faible » de la structure du pouvoir iranien — la mort de Larijani a directement rompu la chaîne de commandement en temps de guerre de l'Iran, plongeant le processus de transition du pouvoir déjà fragile dans le chaos.

## II. Basculement de l'équilibre des pouvoirs : La tendance inévitable de la reprise en main totale par les factions dures

Le départ de Larijani signifie que la scène politique iranienne a perdu son dernier représentant de centre capable d'équilibrer les intérêts de toutes les parties. Après lui, les forces conservatrices dures, représentées par le commandant des Gardiens de la révolution Vahidi, le conseiller militaire du Guide suprême Rezaei, et le président du parlement Qalibaf, combleront rapidement le vide du pouvoir :

**Logique décisionnelle tournée vers le radicalisme :** Privée de la modération de Larijani, la position de l'Iran sur les questions nucléaires, les conflits régionaux et autres enjeux fondamentaux sera beaucoup plus difficile à modifier. La stratégie antérieure de « dialogue limité » qu'il dirigeait risque d'être complètement abandonnée, remplacée par une posture plus confrontationnelle, dressant plus d'obstacles à la réactivation de l'accord nucléaire.

**Intensification de la militarisation :** Selon les experts allemands des questions du Moyen-Orient, la mort de Larijani présage une « militarisation accrue » du système iranien. Les forces militaires comme les Gardiens de la révolution occuperont une position dominante dans les décisions sécuritaires, le pouvoir de la parole des secteurs civils étant davantage affaibli, l'Iran accélérant probablement la construction de capacités de dissuasion telles que les missiles balistiques et les drones.

**Cohésion interne face à des épreuves :** La famille Larijani représentait la légitimité des antécédents révolutionnaires et du sang religieux de l'Iran. Son assassinat laisse les modérés et les technocrates sans point d'appui spirituel. Face aux frappes continues d'Israël, les factions dures utiliseront la « vengeance » comme slogan pour mobiliser l'opinion publique, renforçant davantage leur contrôle du régime, tout compromis risquant d'être étiqueté comme « trahison ».

## III. Escalade du chaos au Moyen-Orient : Les limites du conflit sont complètement franchies

Cet événement de « décapitation » brise complètement les principes élémentaires des conflits internationaux, augmentant drastiquement les risques de débordement de la situation régionale :

**Les « lignes rouges » ont été franchies :** Israël a escaladé des assassinats de scientifiques nucléaires et de commandants en exil à l'élimination au Moyen-Orient du plus haut responsable de la sécurité nationale de l'Iran, équivalant à une déclaration de guerre ouverte. Cette élimination ciblée visant le sommet de la direction nationale alerte largement les États régionaux, les pays comme l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis commençant à réévaluer leurs stratégies de sécurité.

**La chaîne de représailles s'active :** L'Iran n'a aucune issue, et à court terme, il est probable qu'il lance des représailles d'égal à égal — probablement via le Hezbollah libanais tirant des roquettes vers le nord d'Israël, ou utilisant les Houthis pour attaquer les corridors de navigation en mer Rouge, voire même lancer directement une attaque par drones ou missiles contre le sol israélien. Les forces américano-israéliennes pourraient également en profiter pour élargir les opérations militaires, tentant d'élargir les avantages tactiques pendant le vide du pouvoir en Iran.

**Secousse des marchés mondiaux :** L'escalade des conflits menacera davantage la sécurité du transport énergétique du détroit d'Ormuz. L'Agence internationale de l'énergie a déjà averti que le marché mondial du pétrole fait face au « blocus d'approvisionnement le plus grave de l'histoire », les prix du pétrole brut et de l'or continuant à monter en flèche, exacerbant les pressions inflationnistes mondiales et l'incertitude économique.

## IV. L'avenir : Fermeture de la fenêtre de paix et amorce de confrontations à long terme

La mort de Larijani est essentiellement une étape clé de la stratégie américano-israélienne de « changement de régime » contre l'Iran, et également un revers majeur du processus de paix au Moyen-Orient :

**Disparition de l'espace de négociation diplomatique :** Privée de représentants pragmatiques comme Larijani, la possibilité de résoudre le problème nucléaire iranien et d'atténuer les conflits régionaux par des voies diplomatiques est quasi nulle. Les efforts de médiation de pays comme la Chine et la Russie feront face à des obstacles plus importants, le rôle des organisations internationales comme l'ONU étant davantage marginalisé.

**Consolidation du schéma de confrontation à long terme :** Les conflits entre l'Iran et les États-Unis/Israël évolueront de « guerres par procuration » vers une confrontation plus directe. Le Liban, la Syrie, le Yémen et autres pays deviendront des champs de bataille, les pertes civiles et les crises de réfugiés continuant de s'aggraver.

**Accélération de la restructuration de l'ordre régional :** Cet événement poussera les États du Moyen-Orient à se repositionner, les pays du Conseil de coopération du Golfe pouvant approfondir leur coopération en matière de sécurité avec Israël, tandis que l'alliance entre l'Iran et la « ligne de résistance » sera davantage resserrée, formant deux camps antagonistes, l'ordre régional faisant face à une restructuration complète.

## Conclusion : L'abîme après la disparition de la soupape de régulation

La mort de Larijani est la destruction complète de la « soupape de régulation » du paysage politique iranien, et également l'effondrement de la dernière ligne de défense de la paix au Moyen-Orient. Il avait tenté de trouver un équilibre entre le conservatisme religieux et les besoins de la diplomatie pragmatique, ne devenant finalement qu'un sacrifice du jeu géopolitique. Après lui, la prise totale du pouvoir par les factions dures poussera l'Iran vers des voies de confrontation plus radicales, tandis que les pressions continues américano-israéliennes enfonceront ce pays dans une crise plus profonde.

Lorsque l'équilibre des pouvoirs bascule complètement vers les factions dures, lorsque la « décapitation » devient la norme, cette terre du Moyen-Orient, épuisée par les guerres, connaîtra peut-être la nuit la plus longue qu'elle ait jamais connue. Et tout ce que nous pouvons faire est de rester vigilants face aux effets de débordement de cette crise et d'espérer que la lueur de la paix puisse percer bientôt ce brouillard oppressant.
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