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La Banque du Canada maintient sa position, clarifie qu'elle "voit au-delà" des chocs pétroliers à court terme et se concentre sur les risques de ralentissement de la croissance
Le 18 mars, la Banque du Canada a annoncé le maintien du taux d’intérêt inchangé, précisant qu’elle “percevra à travers” l’impact à court terme du conflit au Moyen-Orient sur l’inflation, tout en concentrant sa politique sur le risque de ralentissement économique.
Le comité de décision, dirigé par le gouverneur Tiff Macklem, a maintenu le taux directeur à 2,25 %, conformément aux attentes du marché et à la majorité des prévisions des économistes dans une enquête de Bloomberg. La banque centrale a indiqué dans son communiqué que l’impact économique du conflit au Moyen-Orient est “hautement incertain”, impossible à prévoir quant à sa durée et son ampleur. Par ailleurs, elle a supprimé la formule “le taux d’intérêt actuel reste approprié” de sa déclaration de janvier, opérant un changement vers une position plus flexible, “prête à réagir si nécessaire”.
Macklem a déclaré que, en raison de la surabondance d’offre causée par des tensions commerciales persistantes, le risque de hausse de l’inflation devrait être maîtrisé au Canada, où l’inflation est proche de l’objectif de 2 % de la banque centrale. Après l’annonce, le dollar canadien a poursuivi sa baisse, déclinant de 0,2 % face au dollar américain en séance.
Les risques de croissance penchent à la baisse, l’emploi en difficulté
Bien que la hausse des prix du pétrole à court terme puisse augmenter l’inflation, la banque centrale a clairement indiqué que “le risque de croissance est orienté à la baisse”, appuyé par une série de données économiques inférieures aux attentes.
Sur le marché du travail, l’emploi au Canada a chuté de 83 900 en février, la plus forte baisse mensuelle en quatre ans, et le taux de chômage a augmenté à 6,7 %. Par ailleurs, l’économie doit faire face à un ralentissement démographique et à l’impact d’une guerre commerciale, ce qui a conduit à une contraction annualisée du PIB de 0,6 % au quatrième trimestre.
Macklem a souligné que, même si la hausse continue des prix du pétrole “soutient les revenus issus des exportations d’énergie”, la hausse des prix de l’essence “réduit le revenu disponible des consommateurs, limitant ainsi la dépense dans d’autres secteurs”, ce qui limite l’effet positif global.
L’effet à double tranchant de la hausse des prix du pétrole
En tant que principal fournisseur de pétrole brut à l’étranger pour les États-Unis, le Canada est sensible aux fluctuations des prix du pétrole, avec des différences par rapport à d’autres économies. Si la hausse se maintient, elle pourrait générer des revenus substantiels pour les gouvernements et entreprises des provinces énergétiques ; mais ses effets en chaîne ne doivent pas être sous-estimés.
Macklem a averti que le conflit au Moyen-Orient a déjà resserré les conditions financières mondiales — hausse des rendements obligataires, baisse des marchés boursiers, élargissement des spreads de crédit. Il a également mentionné que les goulots d’étranglement dans le détroit d’Hormuz “pourraient affecter l’approvisionnement en autres matières premières comme les engrais”, un potentiel effet de contagion à surveiller.
Les marchés et les économistes : une tonalité clairement dovish
Plusieurs analystes de marché estiment que, dans cette déclaration, la tonalité dovish de la banque centrale est plus marquée que ce que le marché avait anticipé.
Benjamin Reitzes, stratégiste en taux et macroéconomie à la Banque de Montréal, a indiqué par courriel : “La tonalité du communiqué est plutôt dovish, surtout par rapport aux prix du marché. Jusqu’à ce que l’on ait plus d’informations sur la durée et l’ampleur de l’impact des prix de l’énergie, la politique restera inchangée. Sans ce conflit, la banque aurait été nettement plus préoccupée par ses perspectives, et sa position aurait été plus dovish.”
Jason Daw, responsable de la stratégie des taux en Amérique du Nord chez la Banque Royale du Canada, a déclaré lors d’une émission de BNN Bloomberg : “Il y a quelques semaines, les perspectives étaient déjà incertaines, et l’émergence de la question des prix du pétrole la rend encore plus complexe. Tout cela indique que, dans le processus d’analyse des informations, la banque maintiendra sa politique inchangée pendant une période prolongée.”
Dans un rapport destiné aux investisseurs, Avery Shenfeld, économiste en chef de la CIBC, a écrit que la banque centrale “n’a donné aucun signe indiquant qu’elle envisageait une baisse ou une hausse des taux lors de cette réunion”, ce qui est cohérent avec sa position — l’impact de la hausse des prix de l’énergie dépend principalement de sa durée, qui “est actuellement impossible à prévoir”.
Une inaction qui pourrait ne pas durer
Bien que cette décision soit conforme aux attentes, certains économistes mettent en garde contre la possibilité que la fenêtre pour maintenir les taux inchangés ne soit pas longue.
Andrew DiCapua, économiste en chef de la Chambre de commerce du Canada, a indiqué par courriel : “La Banque du Canada pourrait rester immobile pour l’instant, mais cette position pourrait ne pas durer. Même si la hausse des prix du pétrole exerce une pression réelle sur les Canadiens, le risque d’inflation reste faible. Le gouverneur a reconnu le compromis asymétrique que représente la forte hausse des prix du pétrole pour l’économie canadienne.”
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