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La « condamnation à l'addiction » de Meta et Alphabet change la tendance des médias sociaux
Depuis des années, dans le cadre des sanctions contre Meta et Google, une amende de 6 millions de dollars a été prononcée pour la dépendance créée par leurs applications et la crise de santé mentale qui en a découlé, ce qui peut sembler insignifiant. En mars dernier, un jury de Los Angeles a statué que cette somme serait versée à une femme de 20 ans, désignée dans le procès sous le nom de K.G.M. Comparé à l’amende de 5 milliards de dollars infligée à Meta par la Federal Trade Commission ou aux 3,5 milliards d’euros infligés à Google par l’Union européenne, ces 6 millions ne représentent qu’une goutte d’eau.
Mais si l’on sous-estime cette étape cruciale de responsabilisation des grandes entreprises technologiques, c’est une erreur. Ces amendes précédentes pouvaient être considérées comme des coûts d’exploitation pour les entreprises. Elles n’ont pas entraîné de changements substantiels dans leurs produits — dont la caractéristique clé est justement leur capacité à rendre les utilisateurs dépendants pour vendre de la publicité.
Cependant, l’affaire K.G.M., ainsi qu’un jugement similaire rendu la veille dans une autre affaire contre Meta au Nouveau-Mexique, pourraient marquer un tournant. Comme l’a souligné l’Alliance des mères contre l’addiction aux médias (Mothers Against Media Addiction) dans un communiqué saluant cette décision, cette affaire de Los Angeles a été choisie comme référence : des milliers d’autres procès similaires attendent leur tour, intentés par des familles, des districts scolaires et d’autres groupes affectés par les choix de conception des produits de Meta et Google, ainsi que par des actions contre d’autres applications comme Snapchat.
Ce jugement pourrait favoriser une stratégie juridique qui s’est avérée plus efficace que certaines tentatives antérieures. Ces dernières ont souvent été bloquées par la première modification de la Constitution américaine ou par le célèbre article 230 du Communications Decency Act — qui exonère les plateformes de responsabilité pour le contenu de tiers.
Dans cette affaire, les avocats ont plutôt recours au droit de la responsabilité civile (une branche du droit civil traitant notamment des dommages corporels), leur permettant d’éviter ces obstacles, et de poser une nouvelle question : si l’on peut prouver que la conception même de ces services est à l’origine de l’addiction de K.G.M., par exemple avec le défilement infini, la lecture automatique de vidéos, les notifications push, les filtres de beauté, etc. — des fonctionnalités entièrement contrôlées par l’entreprise. L’avocat des plaignants, Mark Lanier, qualifie cela de « conception d’ingénierie pour l’addiction ». Nous avons tous peut-être déjà ressenti cela en utilisant ces applications — le temps s’évapore sans que l’on s’en rende compte.
Le jour précédent le jugement de Los Angeles, un jury du Nouveau-Mexique a condamné Meta à payer 375 millions de dollars pour ne pas avoir protégé les jeunes contre les dangers en ligne (comme les prédateurs sexuels), en violation de la loi sur la protection des consommateurs de cet État. Plusieurs dizaines d’États ont également lancé des poursuites similaires.
Les deux entreprises ont annoncé leur intention de faire appel. Elles soutiennent qu’aucune preuve ne montre que leurs applications sont « cliniquement » addictives. Sur le banc des témoins à Los Angeles, Mark Zuckerberg a déclaré qu’il n’était pas dans l’intérêt de l’entreprise de lancer une application qui donnerait une mauvaise expérience aux utilisateurs. Des documents internes sont venus corroborer ces accusations contre Meta, prouvant qu’elle savait que ses applications attiraient les jeunes. Un document de 2018 indique : « Si nous voulons vraiment gagner la faveur des adolescents, il faut les attirer avant qu’ils n’entrent en puberté. »
Des études prévoient que la résolution à grande échelle de ces litiges pourrait coûter « des dizaines de milliards de dollars ». Au-delà de la responsabilité financière de Meta dans les futurs cas, les investisseurs s’interrogent sur l’impact potentiel de ces jugements sur le modèle économique fondamental de l’entreprise. Minda Smiley, analyste chez eMarketer, souligne : « Il devient de plus en plus évident qu’avec l’accroissement des préoccupations et le renforcement de la régulation, il sera de plus en plus difficile pour ces entreprises de continuer comme avant. » Mais la vigueur de ces changements dépendra aussi de la manière dont la cour d’appel traitera ces recours.
Le juge fédéral chargé de superviser plusieurs affaires (regroupant des milliers de cas liés) a statué que certaines fonctionnalités en cause (comme le défilement infini) bénéficient effectivement de la protection de l’article 230 — même si elle a aussi jugé que d’autres fonctionnalités (comme l’absence de contrôles suffisants) n’étaient pas couvertes. À l’approche de la prochaine étape, il est prévu que ce débat sur la législation internet la plus controversée s’intensifie.
Pour ceux qui souhaitent voir un changement réel, le risque est que, sans une refonte substantielle des produits et des mesures pour prévenir les dommages potentiellement causés, ces victoires restent vaines. D’un autre côté, si les plaignants parviennent à maintenir leur élan, ces affaires pourraient établir un précédent important pour la façon dont les réseaux sociaux, voire les entreprises d’intelligence artificielle avec leurs chatbots addictifs et manipulatoires, seront régulés.
Il est encore trop tôt pour affirmer si ces affaires, comme l’a dit Lanier en dehors du tribunal, constituent « un vote du jury contre toute l’industrie — l’ère de la responsabilisation est arrivée ». Mais même si la responsabilisation n’est pas encore totalement instaurée, elle frappe à la porte avec force. Pour la première fois, ces affaires ont en partie nivelé le terrain de jeu, et les puissances de lobbying qui ont longtemps empêché une législation efficace n’ont pas réussi à faire pencher la balance.
Toute résistance à l’utilisation de ces applications pourrait devenir un casse-tête pour les grandes entreprises technologiques. eMarketer indique que le temps passé sur les réseaux sociaux, après plusieurs années de croissance, semble désormais plafonner. Les jeunes, comme les générations précédentes face à diverses tentations, pourraient commencer à détourner leur attention vers d’autres horizons.