RÉGLEMENTATION | La France pousse pour des limites MiCA plus strictes sur les paiements en stablecoins non-euro

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Les décideurs français appellent à un contrôle plus strict de l’utilisation des stablecoins dans le cadre du marché des crypto-actifs (MiCA) de l’Union européenne, en ciblant particulièrement les jetons non indexés sur l’euro.

Denis Beau, Premier vice-gouverneur de la Banque de France, a déclaré que les règles actuelles de la MiCA pourraient ne pas aller assez loin pour traiter les risques liés à l’adoption croissante des stablecoins, en particulier ceux liés au dollar américain, qui dominent le marché mondial.

Lors d’un récent séminaire financier, Beau a exhorté les autorités européennes à renforcer les restrictions sur l’utilisation de tels stablecoins pour les paiements, avertissant qu’ils pourraient compromettre la souveraineté monétaire et la stabilité financière de l’Europe s’ils étaient largement adoptés.

« Il est également important d’être clair sur les fondations de notre système de paiement qui doivent être préservées, afin de garantir que le déploiement de la finance tokenisée apporte ses bénéfices d’efficacité attendus, sans introduire de nouvelles sources d’instabilité financière et monétaire ainsi que de risques pour l’autonomie stratégique, » a déclaré Beau.

« Ces conséquences néfastes se matérialiseraient certainement si la diffusion des SC en tant qu’actifs de règlement conduisait à une « stablecoinisation » et à une « dollarisation » d’une partie significative de notre système de paiement. »

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Beau a indiqué que, concernant le type d’émetteur de stablecoin, il considère que les stablecoins émis directement par une banque ou par une institution de monnaie électronique (EMI) appartenant à un groupe bancaire présentent un risque de contrepartie structurellement plus faible que ceux émis par des acteurs non bancaires.

« Les émetteurs de stablecoins non bancaires ne remplissent actuellement pas les critères d’éligibilité selon la politique de l’Eurosystème concernant l’accès des prestataires de services de paiement non bancaires aux services de la banque centrale, et ne peuvent donc pas accéder aux comptes de la banque centrale. »

« Cependant, un tel accès pourrait éventuellement être envisagé à l’avenir, notamment pour les émetteurs de stablecoins non bancaires qui fournissent également des services de paiement, sous réserve de certaines conditions. »

Ses commentaires interviennent alors que les législateurs français cherchent également à renforcer la surveillance de l’activité cryptographique sur le territoire. L’Assemblée nationale du pays a récemment adopté une disposition obligeant les utilisateurs à déclarer leurs avoirs en crypto-monnaies en auto-conservation supérieurs à 5 000 € par an, dans le cadre d’un projet de loi anti-fraude.

Ces développements mettent en lumière une volonté plus large en France de renforcer la régulation des cryptos alors que l’Europe doit faire face à la montée rapide des stablecoins adossés au dollar et à leur impact potentiel sur le système financier régional.

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