Vient de rattraper la trajectoire folle du cobalt en 2026 et c'est honnêtement quelque chose à surveiller. Nous sommes actuellement à 56 414 dollars la tonne — des niveaux que nous n'avons pas vus depuis mi-2022 — et toute l'histoire derrière ce mouvement est essentiellement une masterclass sur la rapidité avec laquelle la géopolitique peut remodeler les marchés des matières premières.



Voici ce qui s'est passé : La RDC contrôle environ les trois quarts de l'approvisionnement mondial en cobalt, et lorsqu'ils ont resserré les quotas d'exportation début 2025, cela a pratiquement bouleversé tout le marché. Nous sommes passés d'une surabondance à une inquiétude soudaine face à la rareté. La production liée au nickel en Indonésie a aidé à atténuer le choc, mais pas suffisamment pour combler le vide. À la fin de l'année dernière, les prix avaient plus que doublé. Ce n'est pas une histoire de demande — c'est la politique de l'offre qui tout reshape.

La vraie question maintenant est de savoir si cette tension va durer. Roman Aubry de Benchmark l'a bien dit en soulignant que la RDC peut ajuster ses quotas quand elle veut. Nous entrons donc en 2026 avec cette incertitude sous-jacente : vont-ils assouplir si les prix montent trop haut et que la demande commence à s'effondrer ? C'est la question à un million de dollars.

Ce qui est intéressant, c'est l'angle géopolitique. Les États-Unis tentent clairement de diversifier leur approvisionnement en raffinage contrôlé par la Chine, et le corridor de Lobito — ce projet massif de rail et de port reliant la RDC et la Zambie à la côte angolaise — pourrait changer la donne. Si cela fonctionne, les coûts de transport chutent de 30 %, et soudainement, vous avez plusieurs routes d'exportation au lieu d'une infrastructure dominée par la Chine. Mais cela prend du temps à construire.

Du côté de la demande, ce n'est pas tout noir pour le cobalt. Oui, les batteries LFP prennent des parts de marché — elles sont moins chères et la Chine les adore — mais la chimie NCM domine toujours en Amérique du Nord et en Europe où l'autonomie et la performance comptent. De plus, la demande en cobalt hors véhicules électriques est en réalité en croissance : drones, appareils portables, applications industrielles. Les analystes prévoient que la demande pourrait augmenter de près de 80 % au cours de la prochaine décennie.

Voici ce qui compte vraiment pour les investisseurs : les matières premières pourraient représenter 20 à 40 % du coût des batteries d'ici 2030, parfois plus de 50 %. Cela signifie que les fluctuations de prix frappent durement. La dépense annuelle de BYD en matériaux critiques pour batteries pourrait dépasser $2 milliards. La volatilité n'est donc pas qu'une question technique — c'est une question existentielle pour les marges.

Le jeu plus large ici concerne la résilience de la chaîne d'approvisionnement. Avec un cobalt si concentré et des risques géopolitiques si élevés, les investisseurs commencent à regarder vers des sources diversifiées. Les actions canadiennes de cobalt méritent d'être surveillées dans ce contexte — elles représentent exactement le type d'offre alternative que le marché recherche. À mesure que le sentiment et la géopolitique deviennent les véritables moteurs de prix, avoir une exposition à des producteurs de cobalt hors RDC devient vraiment précieux.

Rawles de Benchmark l'a dit parfaitement : même si vous pensez connaître les perspectives au début de l'année, cela peut changer en un clin d'œil. Voilà en résumé le cobalt en 2026.
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