Vous connaissez ce sentiment de malaise quand votre chiot commence à agir bizarrement ? Létargie, écoulements étranges des yeux ou du nez, perte d’appétit — ce peuvent être les premiers signes d’un coryza chez un chien. C’est l’une de ces maladies que tout propriétaire de chien devrait comprendre, non seulement parce qu’elle est grave, mais aussi parce qu’elle est en réalité évitable.



Le coryza est causé par un paramyxovirus (lié à la rougeole chez l’humain) et il est très contagieux. Ce qui le rend particulièrement méchant, c’est qu’il n’attaque pas qu’un seul système — il touche les voies respiratoires, le système digestif, et éventuellement le système nerveux si la maladie progresse suffisamment. Les chiens qui survivent doivent souvent faire face à des problèmes neurologiques à vie, c’est pourquoi une détection précoce est si importante.

Le virus se propage par des gouttelettes en suspension dans l’air lorsque des chiens infectés toussent ou éternuent, mais il peut aussi se transmettre par des gamelles, des jouets ou des couchages contaminés. Même le contact avec la faune infectée comme des ratons laveurs ou des renards met votre chien en danger. Les chiots de moins de quatre mois et les chiens adultes non vaccinés sont les plus vulnérables.

À quoi ressemble réellement le coryza chez votre chien ? Au début, vous remarquerez généralement d’abord des symptômes gastro-intestinaux — vomissements, diarrhée, ou simplement que votre chien ne s’intéresse pas à la nourriture. Ensuite, viennent les symptômes respiratoires : toux, écoulement nasal clair, et cet écoulement oculaire jaune ou verdâtre caractéristique. Votre chien peut avoir de la fièvre et sembler généralement déprimé ou léthargique. Si vous voyez une combinaison de ces signes de coryza chez un chien, c’est le signal pour consulter un vétérinaire immédiatement.

Au fur et à mesure que la maladie progresse, les choses deviennent plus graves. Le virus peut attaquer le système nerveux central, provoquant des crises, des tremblements musculaires, des inclinaisons étranges de la tête, ou même une paralysie des pattes arrière. Certains chiens développent ce qu’on appelle la « maladie des coussinets durs » — un épaississement de la peau du nez et des coussinets. La phase neurologique apparaît généralement environ un mois après le début des symptômes respiratoires, bien que cela puisse prendre jusqu’à trois mois.

Voici la partie difficile : il n’existe aucun traitement curatif pour le coryza. La prise en charge consiste à gérer les symptômes, à prévenir les infections secondaires, et à assurer le confort de votre chien. Cela implique souvent une hospitalisation, des fluides intraveineux, des antibiotiques, et des médicaments anti-crise si nécessaire. Le coût du traitement varie généralement entre 500 et 2000 dollars ou plus, selon la gravité et la durée de l’hospitalisation.

Le taux de mortalité est alarmant — environ 50 % chez les chiens adultes et 80 % chez les chiots. Mais la bonne nouvelle, c’est que c’est très évitable. Le vaccin contre le coryza (faisant partie du vaccin de base DAPP ou DHPP) est extrêmement efficace. Assurez-vous que votre chien est à jour dans ses vaccinations, gardez les chiots non vaccinés à l’écart des zones très fréquentées par les chiens, et évitez tout contact avec la faune sauvage.

Si vous suspectez que votre chien a été exposé ou présente des symptômes de coryza, ne tardez pas. Consultez votre vétérinaire immédiatement. Un diagnostic précoce peut faire la différence entre une récupération et une issue bien plus grave. C’est une de ces situations où agir vite est vraiment crucial.
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