Cette semaine, la situation de la Réserve fédérale est devenue un peu intéressante. Moins de dix jours avant la fin du mandat de Powell, la confirmation de la nomination de Waller par le Sénat n’a toujours pas été tranchée, et le marché anticipait déjà — la probabilité que Powell reste président par intérim est en hausse.



C’est aussi assez dramatique. Trump pensait simplement attendre que le mandat de Powell se termine à la mi-mai pour qu’il démissionne automatiquement, puis que Waller prenne la relève, annonçant une ère de baisse des taux. Mais le problème actuel, c’est que la nomination de Waller est bloquée au Sénat. Bien que l’audition du 21 avril ait eu lieu, le vote de confirmation n’a pas encore été effectué, et le sénateur républicain Thom Tillis du comité bancaire du Sénat bloque la procédure, arguant que l’enquête du ministère de la Justice sur Powell n’est pas terminée.

Cette enquête en soi est très intéressante. En juillet dernier, Trump a visité le chantier de rénovation de la Fed, remettant en question le budget, ce qui a conduit le ministère de la Justice à ouvrir une enquête. Mais selon un rapport du Washington Post en mars cette année, le ministère n’a toujours trouvé aucune preuve d’acte répréhensible. Autrement dit, cette enquête n’a pas beaucoup progressé, mais elle sert de prétexte à Tillis pour bloquer la nomination de Waller.

Trump n’est évidemment pas content. Lors d’une interview le 15 avril, il a déclaré qu’il licencierait Powell si ce dernier ne quittait pas ses fonctions à l’échéance, tout en affirmant qu’il ne renoncerait pas à l’enquête. Mais cela reste probablement une menace verbale. Selon la loi américaine, le président ne peut pas simplement démettre le président de la Fed pour des divergences de politique sans motif valable, et comme il n’y a pas de preuve suffisante pour justifier un licenciement, cela devra finalement être décidé par la cour.

Ce qui est intéressant, c’est que la loi de la Fed stipule que si le successeur n’est pas confirmé, le président en fonction peut continuer à exercer ses fonctions par intérim. Il y a déjà eu des précédents — durant la présidence Clinton, Greenspan a exercé ses fonctions pendant plus de trois mois après la fin de son mandat. Powell lui-même a vécu une situation similaire en 2022.

Du point de vue des marchés financiers, cette situation n’est pas une bonne nouvelle pour le marché des cryptomonnaies. Le marché espère clairement que Waller prendra la tête, car il affiche une position favorable aux cryptos et pourrait donner plus de signaux en faveur d’une baisse des taux. En revanche, Powell, qui a toujours parlé d’attendre et de voir, est moins populaire. Si Powell reste à la tête de la Fed encore quelques mois, cela pourrait apporter plus d’incertitude pour les actifs qui espèrent une baisse des taux et une politique accommodante à court terme.

L’enjeu clé maintenant, c’est de savoir si le Sénat va faire avancer la procédure de confirmation de Waller. Bien que cette « lutte de pouvoir » entre Trump et Powell semble intense, la décision finale appartient toujours au Congrès. Les prochains jours devraient révéler plus d’informations, et le marché surveille de près — cela influence directement la politique future de la Fed, et par extension, l’ensemble du marché financier.
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