Les États membres de l'Union européenne (EU) viennent d'atteindre un accord au Conseil de l'UE pour promouvoir la loi controversée intitulée « Chat Control », visant à renforcer le contrôle du contenu d'exploitation sexuelle des enfants (CSAM) sur les plateformes de messagerie et les services en ligne. Cet accord ouvre la voie à des négociations finales avec le Parlement européen, dans un contexte où le cadre juridique actuel expirera en avril 2026.
Le nouveau projet exige toujours des plateformes qu'elles évaluent les risques d'abus et qu'elles collaborent avec le Centre de l'UE pour la protection de l'enfance, mais a supprimé l'exigence de scanner l'intégralité des messages privés. Cependant, le mécanisme de “detection volontaire de CSAM” a été étendu indéfiniment, suscitant des inquiétudes parmi les organisations de défense de la vie privée concernant le risque de surveillance de masse.
Pendant ce temps, les autorités judiciaires estiment que ce compromis n'est pas assez solide, tandis que les militants avertissent que l'Europe risque de glisser progressivement vers un contrôle numérique.