La balance BTC des exchanges atteint un nouveau sommet depuis novembre 2024, la volonté des institutions de détenir des positions est-elle en train de rebondir ?
Le 23 février, la plateforme d’analyse on-chain CryptoQuant a indiqué que le solde en Bitcoin des portefeuilles liés à Binance avait atteint 676 834,84 BTC (environ 44,53 milliards de dollars), son niveau le plus élevé depuis novembre 2024. Ce chiffre a augmenté d’environ 9,3 % par rapport au creux de plusieurs mois de novembre 2024, qui était de 618 782 BTC. Dans un contexte de marché crypto toujours en consolidation, cette forte reprise des soldes des exchanges a suscité de nombreux débats : s’agit-il d’un signal d’alerte d’une nouvelle vague de vente ou du prélude à une entrée massive d’investisseurs institutionnels ?
Comment interpréter la hausse des soldes en exchange ?
Dans l’analyse traditionnelle, une augmentation du solde en Bitcoin sur les plateformes d’échange est souvent vue comme un signe potentiel de pression vendeuse. Lorsqu’un Bitcoin quitte un portefeuille froid ou privé pour entrer en exchange, cela indique généralement que l’investisseur se prépare à vendre ou à utiliser ses actifs comme marge pour des dérivés, ce qui tend à accentuer la volatilité du marché.
Cependant, derrière cette hausse, un détail important ne doit pas être ignoré : les transferts massifs et continus de « whales » (gros investisseurs). Arkham, société spécialisée en intelligence blockchain, a signalé que Garrett Jin, connu comme un « OG » (original gangster) et une « baleine » de Bitcoin, a transféré environ 7,6 milliards de dollars en BTC vers Binance ce week-end. Six jours auparavant, cette même baleine avait transféré 5 milliards de dollars en Ethereum vers Binance. Ces flux concentrés soulèvent la question : s’agit-il d’un « préambule à la liquidation » ou d’une stratégie de gestion de fonds ?
La réalité de la détention institutionnelle : pas simplement « achat » ou « vente »
Pour évaluer si la volonté des institutions de détenir du Bitcoin est réellement en hausse, il faut adopter une perspective macroéconomique sur la structure actuelle de détention.
La mutation fondamentale de la détention institutionnelle
À la fin 2025, la configuration de la liquidité du marché Bitcoin a profondément changé. Selon les données, la quantité de Bitcoin détenue par les ETF et les sociétés cotées dépasse désormais celle détenue par les principales plateformes d’échange — environ 2,57 millions de BTC contre 2,09 millions. Cela signifie que le stock sensible au prix a été transféré des exchanges vers des structures institutionnelles, et que les plus grands détenteurs ne sont plus seulement des « baleines » traditionnelles, mais aussi des sociétés cotées et des fonds réglementés.
Ce changement structurel modifie la logique de fonctionnement du marché : les flux institutionnels via ETF et autres canaux réglementés entrent dans un cadre de règlement T+1/T+2, ce qui limite la volatilité intraday mais peut aussi accumuler des risques de retraits massifs.
Les flux ETF indiquent une attitude d’attentisme
Malgré un engouement marqué pour les ETF Bitcoin au dernier trimestre 2024 — avec 1 041 institutions déclarant détenir des parts de l’ETF de BlackRock (IBIT), en hausse de 55 % par rapport au trimestre précédent — cette dynamique semble s’être ralentie en 2026. À la mi-février, les flux nets vers les ETF Bitcoin spot américains ont été négatifs pendant quatre mois consécutifs, avec une baisse du flux net total de 63 milliards à environ 54 milliards de dollars. Entre le 12 et le 19 février, les ETF ont enregistré une sortie nette de 11 042 BTC.
Ces chiffres montrent que, si la volonté à long terme des institutions de détenir du Bitcoin reste présente, l’afflux de nouveaux capitaux à court terme a nettement diminué.
La détention par les entreprises : entre investisseurs à long terme et traders tactiques
Au niveau des holdings d’entreprises, on observe une divergence de comportements. Des acteurs comme MicroStrategy (Strategy) continuent d’accumuler, leur détention dépassant 478 000 BTC. La fidélité de ces fonds est toutefois mise à l’épreuve si le prix chute en dessous du coût d’acquisition et si le crédit se resserre, ce qui pourrait entraîner des ventes forcées.
Par ailleurs, de grandes institutions financières comme Goldman Sachs ont accru leurs positions dans les ETF Bitcoin au dernier trimestre 2024 : Goldman a augmenté ses parts dans l’ETF iShares Bitcoin Trust de 88,56 %, tout en renforçant ses autres fonds liés au Bitcoin. Bien que ces flux n’aient pas directement fait monter le prix spot à court terme, ils apportent une liquidité et un support de marché plus profonds.
Performance des prix et sentiment du marché : dernières données de Gate
Au 24 février, selon les données de Gate, le BTC/USDT s’échangeait à 62 900 dollars, en baisse de 4,87 % en 24 heures.
Ce mouvement de prix reflète une complexité dans le sentiment du marché face à la hausse des soldes en exchange : d’un côté, la crainte d’une pression de vente accrue, de l’autre, une observation attentive des intentions réelles des baleines. Il est aussi notable que la volatilité du Bitcoin s’est considérablement contractée — selon Glassnode, la volatilité implicite à long terme est passée de 80 % à 40 %. Cela signifie que l’impact d’un flux massif de capitaux sur le prix pourrait être amplifié.
Conclusion
En résumé, la volonté des institutions de détenir du Bitcoin semble présenter une « accumulation structurelle » tout en adoptant une posture tactique d’attentisme.
Sur le long terme, la tendance à l’entrée continue de capitaux via ETF, trésoreries d’entreprises et autres canaux ne semble pas inversée. La croissance du nombre d’investisseurs institutionnels dans des produits comme IBIT de BlackRock ou l’engagement de grandes banques comme Goldman Sachs indique une reconnaissance croissante de Bitcoin comme un outil d’allocation d’actifs.
À court terme, l’afflux de nouveaux capitaux semble ralentir. La sortie nette des ETF, la hausse des soldes en exchange, et les transferts massifs de baleines peuvent n’être que des comportements isolés, sans forcément refléter une tendance globale.
Pour les investisseurs opérant sur la plateforme Gate, il est crucial de surveiller si cette structuration des flux institutionnels pourra compenser la pression vendeuse à court terme, quand le flux des ETF s’inversera, et comment le prix du Bitcoin évoluera entre le support à 64 000 $ et la résistance à 68 000 $. Dans un marché où la liquidité a été profondément remodelée, les soldes en exchange ne sont qu’un des nombreux indicateurs, et la véritable intention des acteurs institutionnels reste souvent dissimulée derrière des mouvements de fonds plus complexes.
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La balance BTC des exchanges atteint un nouveau sommet depuis novembre 2024, la volonté des institutions de détenir des positions est-elle en train de rebondir ?
Le 23 février, la plateforme d’analyse on-chain CryptoQuant a indiqué que le solde en Bitcoin des portefeuilles liés à Binance avait atteint 676 834,84 BTC (environ 44,53 milliards de dollars), son niveau le plus élevé depuis novembre 2024. Ce chiffre a augmenté d’environ 9,3 % par rapport au creux de plusieurs mois de novembre 2024, qui était de 618 782 BTC. Dans un contexte de marché crypto toujours en consolidation, cette forte reprise des soldes des exchanges a suscité de nombreux débats : s’agit-il d’un signal d’alerte d’une nouvelle vague de vente ou du prélude à une entrée massive d’investisseurs institutionnels ?
Comment interpréter la hausse des soldes en exchange ?
Dans l’analyse traditionnelle, une augmentation du solde en Bitcoin sur les plateformes d’échange est souvent vue comme un signe potentiel de pression vendeuse. Lorsqu’un Bitcoin quitte un portefeuille froid ou privé pour entrer en exchange, cela indique généralement que l’investisseur se prépare à vendre ou à utiliser ses actifs comme marge pour des dérivés, ce qui tend à accentuer la volatilité du marché.
Cependant, derrière cette hausse, un détail important ne doit pas être ignoré : les transferts massifs et continus de « whales » (gros investisseurs). Arkham, société spécialisée en intelligence blockchain, a signalé que Garrett Jin, connu comme un « OG » (original gangster) et une « baleine » de Bitcoin, a transféré environ 7,6 milliards de dollars en BTC vers Binance ce week-end. Six jours auparavant, cette même baleine avait transféré 5 milliards de dollars en Ethereum vers Binance. Ces flux concentrés soulèvent la question : s’agit-il d’un « préambule à la liquidation » ou d’une stratégie de gestion de fonds ?
La réalité de la détention institutionnelle : pas simplement « achat » ou « vente »
Pour évaluer si la volonté des institutions de détenir du Bitcoin est réellement en hausse, il faut adopter une perspective macroéconomique sur la structure actuelle de détention.
La mutation fondamentale de la détention institutionnelle
À la fin 2025, la configuration de la liquidité du marché Bitcoin a profondément changé. Selon les données, la quantité de Bitcoin détenue par les ETF et les sociétés cotées dépasse désormais celle détenue par les principales plateformes d’échange — environ 2,57 millions de BTC contre 2,09 millions. Cela signifie que le stock sensible au prix a été transféré des exchanges vers des structures institutionnelles, et que les plus grands détenteurs ne sont plus seulement des « baleines » traditionnelles, mais aussi des sociétés cotées et des fonds réglementés.
Ce changement structurel modifie la logique de fonctionnement du marché : les flux institutionnels via ETF et autres canaux réglementés entrent dans un cadre de règlement T+1/T+2, ce qui limite la volatilité intraday mais peut aussi accumuler des risques de retraits massifs.
Les flux ETF indiquent une attitude d’attentisme
Malgré un engouement marqué pour les ETF Bitcoin au dernier trimestre 2024 — avec 1 041 institutions déclarant détenir des parts de l’ETF de BlackRock (IBIT), en hausse de 55 % par rapport au trimestre précédent — cette dynamique semble s’être ralentie en 2026. À la mi-février, les flux nets vers les ETF Bitcoin spot américains ont été négatifs pendant quatre mois consécutifs, avec une baisse du flux net total de 63 milliards à environ 54 milliards de dollars. Entre le 12 et le 19 février, les ETF ont enregistré une sortie nette de 11 042 BTC.
Ces chiffres montrent que, si la volonté à long terme des institutions de détenir du Bitcoin reste présente, l’afflux de nouveaux capitaux à court terme a nettement diminué.
La détention par les entreprises : entre investisseurs à long terme et traders tactiques
Au niveau des holdings d’entreprises, on observe une divergence de comportements. Des acteurs comme MicroStrategy (Strategy) continuent d’accumuler, leur détention dépassant 478 000 BTC. La fidélité de ces fonds est toutefois mise à l’épreuve si le prix chute en dessous du coût d’acquisition et si le crédit se resserre, ce qui pourrait entraîner des ventes forcées.
Par ailleurs, de grandes institutions financières comme Goldman Sachs ont accru leurs positions dans les ETF Bitcoin au dernier trimestre 2024 : Goldman a augmenté ses parts dans l’ETF iShares Bitcoin Trust de 88,56 %, tout en renforçant ses autres fonds liés au Bitcoin. Bien que ces flux n’aient pas directement fait monter le prix spot à court terme, ils apportent une liquidité et un support de marché plus profonds.
Performance des prix et sentiment du marché : dernières données de Gate
Au 24 février, selon les données de Gate, le BTC/USDT s’échangeait à 62 900 dollars, en baisse de 4,87 % en 24 heures.
Ce mouvement de prix reflète une complexité dans le sentiment du marché face à la hausse des soldes en exchange : d’un côté, la crainte d’une pression de vente accrue, de l’autre, une observation attentive des intentions réelles des baleines. Il est aussi notable que la volatilité du Bitcoin s’est considérablement contractée — selon Glassnode, la volatilité implicite à long terme est passée de 80 % à 40 %. Cela signifie que l’impact d’un flux massif de capitaux sur le prix pourrait être amplifié.
Conclusion
En résumé, la volonté des institutions de détenir du Bitcoin semble présenter une « accumulation structurelle » tout en adoptant une posture tactique d’attentisme.
Sur le long terme, la tendance à l’entrée continue de capitaux via ETF, trésoreries d’entreprises et autres canaux ne semble pas inversée. La croissance du nombre d’investisseurs institutionnels dans des produits comme IBIT de BlackRock ou l’engagement de grandes banques comme Goldman Sachs indique une reconnaissance croissante de Bitcoin comme un outil d’allocation d’actifs.
À court terme, l’afflux de nouveaux capitaux semble ralentir. La sortie nette des ETF, la hausse des soldes en exchange, et les transferts massifs de baleines peuvent n’être que des comportements isolés, sans forcément refléter une tendance globale.
Pour les investisseurs opérant sur la plateforme Gate, il est crucial de surveiller si cette structuration des flux institutionnels pourra compenser la pression vendeuse à court terme, quand le flux des ETF s’inversera, et comment le prix du Bitcoin évoluera entre le support à 64 000 $ et la résistance à 68 000 $. Dans un marché où la liquidité a été profondément remodelée, les soldes en exchange ne sont qu’un des nombreux indicateurs, et la véritable intention des acteurs institutionnels reste souvent dissimulée derrière des mouvements de fonds plus complexes.