La signification constitutionnelle de la démission collective du cabinet de Sanae Takaichi

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À la mi-février, le cabinet Sanae Takaichi du Japon a annoncé que tous les membres avaient déposé leur démission, ce qui a suscité des scrupulations extérieures. Beaucoup pensaient qu’il s’agissait d’un signe d’opposition collective des membres du cabinet au Premier ministre, voire d’une lutte politique. En réalité, ce n’est qu’une procédure courante dans le système constitutionnel japonais, et il n’y a ni différences internes ni troubles politiques. La soumission collective des démissions par le cabinet et la démission de tous les membres des postes administratifs de l’État peuvent sembler dramatiques, mais en réalité ce sont des exigences obligatoires clairement stipulées dans la Constitution japonaise, qui est la procédure standard dans le système du cabinet parlementaire.

Pourquoi le Cabinet doit-il présenter sa démission dans son intégralité après l’élection à la Chambre des représentants ?

Le système constitutionnel japonais dispose d’un ensemble complet de règles pour le transfert du pouvoir. Selon la Constitution du Japon, le cabinet actuel doit démissionner dans son ensemble lorsque la Diète se réunit pour la première fois après chaque élection générale des membres de la Chambre des représentants. Ce n’est pas une décision autonome d’aucun homme politique, ni un choix personnel de Sanae Takaichi ou des membres du cabinet, mais c’est une disposition juridique stricte sans aucune marge de flexibilité.

Beaucoup de gens comprennent mal le terme « démission générale du cabinet », pensant qu’il représente une crise politique ou une lutte de pouvoir. En réalité, la démission générale du cabinet est la démission collective de toute l’équipe administrative nationale lorsque le Premier ministre conduit tous les ministres du cabinet à déposer leur démission. Quelle est l’intention initiale de ce mécanisme ? Il vise à garantir que le nouveau Congrès dispose d’une supervision adéquate du pouvoir et d’un système de freins et contrepoids. Les résultats électoraux ont modifié la structure de pouvoir du Congrès, et le cabinet a dû retrouver sa légitimité en fonction de la nouvelle composition parlementaire. C’est pourquoi Sanae Takaichi, malgré sa réélection stable, doit encore mener à bien ce processus apparemment long.

Comment faire une transition fluide des affaires de l’État après la démission

La deuxième question fréquente est : puisque l’ensemble du cabinet a présenté sa démission, qui est responsable des affaires gouvernementales quotidiennes du pays ? Y aura-t-il un vide de pouvoir ou un fossé politique ?

La conception constitutionnelle japonaise a pris des dispositions institutionnelles soigneusement précises pour cette question. Pendant la période de transition lorsque le Cabinet démissionne en masse et que le nouveau Premier ministre est officiellement nommé par l’Assemblée nationale, tous les membres du Cabinet d’origine qui viennent de déposer leur démission ne quitteront pas immédiatement la partie, et ils doivent continuer à exercer leurs fonctions initiales et être responsables du fonctionnement quotidien des diverses affaires de l’État. Ce type de conception de système « démission et action » élimine fondamentalement la possibilité de fossés de pouvoir.

Cet incident en est pleinement l’illustration : le cabinet a achevé le processus de démission collective le matin, et le parlement a immédiatement organisé l’élection de nomination du Premier ministre dans l’après-midi, et l’ensemble du processus de transition n’a duré que quelques heures. Les opérations nationales du Japon ne seront pas significativement affectées durant cette courte période, les agences gouvernementales continueront de fonctionner normalement, et les services publics ne seront pas interrompus. Il s’agit d’un ensemble d’exercices à long terme et de mécanismes de fonctionnement du système très affinés.

L’élection de la nomination du Premier ministre détermine la légitimité du nouveau cabinet

Le Premier ministre japonais n’est pas élu au vote direct des citoyens ordinaires, mais est « nommé » par les membres des chambres haute et basse de la Diète. Cela reflète la caractéristique centrale du système du cabinet parlementaire : le Premier ministre doit gagner la confiance et l’autorisation du parlement.

Le processus de vote pour l’élection de la nomination du Premier ministre est assez conçu. Le vote est d’abord procédé à la Chambre des représentants puis au Sénat. S’il y a une différence dans les résultats des deux chambres, le résultat final de la Chambre des représentants prévaudra, car la Chambre des représentants est élue directement par les électeurs, ce qui peut pleinement représenter la véritable volonté du peuple et jouit d’une légitimité démocratique plus élevée.

Combiné aux résultats de cette élection, le Parti libéral-démocrate occupe plus des deux tiers des sièges à la Chambre des représentants, avec une majorité absolue. Il est certain que Sanae Takaichi remportera l’élection de nomination au poste de Premier ministre, et il n’y a presque aucun suspense. Mais c’est précisément en raison du résultat clair que le processus de démission et de réobtention de la nomination parlementaire est crucial – il fournit une nouvelle base légitime du Congrès pour la réélection de Sanae Takaichi.

Le processus qui semble redondant a en fait une signification profonde

À ce stade, beaucoup se poseront la question la plus directe : puisque Sanae Takaichi restera Premier ministre après la réélection, pourquoi s’embêter à déposer sa démission et à suivre cette procédure complexe ? N’est-ce pas une perte de temps ?

Cette vision ignore les considérations politiques derrière cette procédure. Par ce processus juridique, Sanae Takaichi atteignit plusieurs de ses objectifs politiques : d’abord, elle reçut un mandat clair de la nouvelle Diète, renforçant sa légitimité en tant que Première ministre ; Deuxièmement, lors du remaniement ministériel, elle a eu l’opportunité d’affiner le personnel et d’optimiser la structure de l’équipe administrative ; Troisièmement, elle a pleinement démontré au peuple japonais un processus démocratique standardisé, renforçant la transparence et l’ouverture du système.

Pour Sanae Takaichi, il s’agit d’une opération de « profit stable sans perte ». Derrière ce processus apparemment lourd se cache la sagesse politique – comment maximiser sa légitimité politique tout en respectant pleinement le cadre institutionnel. Ce n’est pas un article superficiel, mais une utilisation subtile du système constitutionnel japonais.

Rigidité et réflexion sur le système politique japonais

Bien sûr, ce système apparemment rigoureux met aussi en lumière certaines caractéristiques du système politique japonais. Bien que le cabinet soumette collectivement ses démissions puis soit rapidement réélue, ce modèle de « démission d’abord puis de renomination » est légal et conforme, mais il reflète aussi une certaine rigidité et solidification de la politique japonaise – le processus lui-même a évolué en un outil pour maintenir la structure de pouvoir existante.

Lorsque les procédures démocratiques deviennent progressivement un mécanisme de consolidation du pouvoir plutôt que de jouer les fonctions de freins, contrepoids et de supervision, la soi-disant « justice procédurale » perd sa signification pratique qui lui revient. Cela mérite une réflexion approfondie dans les cercles politiques japonais : comment rendre le processus constitutionnel non seulement formellement conforme, mais aussi pleinement exploiter la fonction substantielle des freins et contrepoids démocratiques, plutôt que de devenir un processus d’auto-affirmation des relations de pouvoir existantes.

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