Récemment, le protocole HIP3 de @HyperliquidX fait un carton : Perp sur actions, Perp sur l’or, et même des cartes Pokémon ou des skins CS peuvent désormais être échangés en ligne. Cela a propulsé Hyperliquid sur le devant de la scène, mais beaucoup ont négligé le fait que la liquidité de @arbitrum_cn a elle aussi explosé ces derniers temps.
En effet, plus Hyperliquid gagne en popularité, plus Arbitrum peut “s’enrichir discrètement”. Pourquoi ?
Ces activités de bridging contribuent directement au volume de transactions quotidien et à la vitalité de l’écosystème d’Arbitrum, renforçant sa position de numéro un parmi les layer2 ;
Coût d’adaptation technique minimal : Hyperliquid a besoin d’une passerelle de liquidité compatible EVM pour accueillir les stablecoins en toute sécurité, et l’architecture Nitro d’Arbitrum permet de contrôler le délai de bridging à moins d’une minute, avec des frais de gas inférieurs à 0,01 dollar, ce qui rend le coût de friction quasi nul pour l’utilisateur ;
Profondeur de liquidité inégalée : le volume de circulation de l’USDC natif sur Arbitrum atteint 8,06 milliards de dollars, soit le plus élevé de tous les layer2. De plus, des protocoles matures comme GMX, Gains, etc. ont déjà créé un écosystème complet de lending, trading, dérivés et yield aggregation. En substance, Hyperliquid choisit Arbitrum non seulement comme pont, mais comme réseau de liquidité mature ;
Effet de synergie écologique inimitable : certains nouveaux perp sur actions, l’or ou même les tokens de dettes d’État lancés via HIP3 existent déjà en tant qu’actifs RWA sur Arbitrum, et sont utilisés pour le lending et le farming via des protocoles DeFi comme Morpho, Pendle, Euler, etc. Ainsi, les utilisateurs peuvent déposer des RWA sur Arbitrum comme collatéral, emprunter des USDC, puis les transférer vers Hyperliquid pour trader les perp actions avec un effet de levier de 5 à 10x. Il ne s’agit pas d’un simple passage de fonds, mais d’une agrégation de liquidités inter-écosystèmes.
Hyperliquid, en tant que blockchain applicative de Perp Dex, stimule en continu l’activité de trading, tandis qu’Arbitrum assure l’apport constant de liquidité. Pour Arbitrum, il est également crucial de s’appuyer sur des applications phares comme Hyperliquid pour pallier le manque de dynamisme produit dans l’écosystème Ethereum.
Cela me rappelle qu’à l’époque où Arbitrum promouvait son framework Orbit layer3, son argument principal était : “layer2 généraliste + blockchain applicative spécialisée”. Orbit permet à n’importe quelle équipe de déployer rapidement sa propre blockchain layer3, profitant à la fois de la sécurité et de la liquidité d’Arbitrum, tout en personnalisant les paramètres de performance selon ses besoins.
Même si Hyperliquid a choisi de construire son propre layer1 tout en se liant profondément à Arbitrum, ce qui semble différent d’un déploiement direct sur layer3, une analyse fine de la relation entre l’écosystème HIP-3 et Arbitrum révèle une conclusion intéressante : à bien des égards, HIP3 est déjà devenu la blockchain applicative layer3 de facto d’Arbitrum.
Après tout, la logique fondamentale du layer3 consiste à externaliser la sécurité et la liquidité vers le layer2 tout en conservant ses propres performances. De toute évidence, Hyperliquid n’est pas encore en mesure d’apporter un avantage de liquidité à l’écosystème HIP3, mais Arbitrum, si.
N’est-ce pas là une forme de modèle opérationnel layer3 alternatif ?