400 milliards de transferts derrière le marché boursier américain ! La corruption de 8 milliards de dollars au Vietnam pour des frais de protection et des arbitrages tarifaires révélés
En Q3 2025, les importations américaines en provenance de l’Asie du Sud-Est atteignent un nouveau sommet de 400 milliards de dollars, les exportations chinoises vers les États-Unis chutent de 40 %, tandis que le Vietnam connaît une croissance explosive de 25 %. Le Vietnam utilise une commande Boeing de 8 milliards de dollars pour faire passer les droits de douane de 49 % à 20 %, et même avec ces droits, il reste 30 % moins cher que la Chine. Une leçon pour les investisseurs en actions américaines : la chaîne d’approvisionnement se reconfigure plutôt qu’elle ne disparaît, et les capitaux intelligents apprennent à contourner ces obstacles.
La vérité structurelle derrière l’augmentation de 400 milliards de dollars des actions américaines
(Source : Financial Times, Royaume-Uni)
En décomposant cette augmentation de 400 milliards de dollars, on constate qu’elle est fortement concentrée dans le secteur des produits électroniques. En septembre 2025, les exportations de produits électroniques du Vietnam vers les États-Unis ont explosé de 109 %, celles de téléphones de 48,7 %. Il s’agit d’une « migration physique » menée par Apple, Dell et HP, dont les lignes de production initialement situées à Zhengzhou ou Chongqing sont en train d’être reproduites dans la province de Bắc Ninh, au nord du Vietnam.
Les données du Département du Commerce américain de septembre montrent une image très impactante : les exportations chinoises vers les États-Unis ont chuté de 40 % en un an, l’une des plus fortes baisses depuis l’adhésion à l’OMC. Parallèlement, les exportations vietnamiennes vers les États-Unis ont augmenté de 25 %, à contre-courant. Il ne s’agit pas d’une disparition de la demande des consommateurs américains, mais d’un déplacement de cette demande. Les modèles d’analyse montrent une corrélation positive étonnante entre la baisse des exportations chinoises vers les États-Unis et l’augmentation des exportations chinoises vers l’ASEAN de produits intermédiaires.
En résumé, les conteneurs initialement destinés directement à Los Angeles sont désormais envoyés d’abord au port de Haiphong, où ils reçoivent une étiquette « Made in Vietnam », puis poursuivent leur voyage transocéanique. Les navires sur le Pacifique ne sont pas moins nombreux, ils font simplement un détour par le Vietnam. Pour le secteur du transport maritime (comme Matson) et les REITs logistiques, cela signifie que les routes s’allongent, que les coûts de transport changent, mais que le volume de marchandises reste stable.
La migration dominée par les produits électroniques présente des caractéristiques de prospérité hautement structurée. Toutes les industries ne bénéficient pas de cette vague, la circulation des capitaux étant très sélective. Les données de septembre montrent que la croissance des ordinateurs et des téléphones dépasse largement celle des autres secteurs, soulignant l’urgence de la relocalisation de la chaîne électronique. Cette concentration sectorielle représente à la fois une opportunité et un risque : si un maillon fait défaut, l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement peut s’effondrer rapidement.
Les 8 milliards de dollars de commandes Boeing contre des droits de douane préférentiels
C’est peut-être la plus belle histoire de jeu en 2025. En avril dernier, les États-Unis ont menacé d’imposer un « droit de douane réciproque » de 49 % à la veille du Vietnam, ce qui aurait été la fin de l’industrie manufacturière vietnamienne. Mais en octobre, un accord a été trouvé, et les droits de douane ont été « miraculeusement » réduits à 20 %. Que s’est-il passé ? L’équipe Wavers qualifie cela de « troc Boeing contre droits de douane ».
Le Vietnam s’est engagé à acheter pour 8 milliards de dollars d’avions Boeing et une grande quantité de produits agricoles américains, en réalité en payant une taxe de protection coûteuse pour rester dans la chaîne d’approvisionnement américaine. Plus important encore, même en payant cette taxe de 20 %, le Vietnam reste une « zone de douane » très avantageuse. Voici le calcul : le coût de fabrication en Chine est de 100 dollars, plus une taxe globale de 60 dollars, soit un total de 160 dollars ; en Vietnam, le coût de fabrication est de 95 dollars, plus une taxe réciproque de 19 dollars (20 %), soit un total de 114 dollars.
Les trois niveaux d’arbitrage tarifaire
Avantage en coût de main-d’œuvre : le coût de fabrication de base au Vietnam est inférieur d’environ 5 % à celui de la Chine, principalement grâce à un coût de main-d’œuvre plus faible. Le salaire moyen au Vietnam est d’environ 60 % de celui de la Chine, cette différence étant particulièrement marquée dans les industries à forte intensité de main-d’œuvre.
Effet d’amplification de l’écart tarifaire : la Chine fait face à un taux de taxe globale de 60 % (taxe de base plus taxe punitive), tandis que le Vietnam n’en a que 20 %. Cet écart de 40 points de pourcentage permet, même si la main-d’œuvre vietnamienne coûte autant que celle de la Chine, d’obtenir un avantage de coût significatif.
Prime géopolitique : le « paiement de protection » au Vietnam est en réalité une forme d’assurance géopolitique. En achetant des produits américains, le Vietnam affiche une posture amicale, en échange d’un accès stable au marché à long terme. Ce coût implicite est réparti sur tous les produits exportés, mais reste bien inférieur à une taxe punitive directe.
Tant que cet « écart de prix » existe, la relocalisation de la chaîne d’approvisionnement ne s’arrêtera pas. C’est pourquoi il est stratégique de suivre les entreprises multinationales capables d’exploiter efficacement cet arbitrage. Pour les investisseurs en actions américaines, celles qui ont une capacité de production au Vietnam (comme Nike, Apple) seront les bénéficiaires directs de cette grande migration.
Le risque de « blanchiment d’origine » en 2026 : le « nettoyage » des lieux d’origine
Dans cette frénésie, les investisseurs doivent rester vigilants. Le plus grand risque en 2026 concerne le « blanchiment d’origine ». L’accord entre le Vietnam et les États-Unis comporte une « bombe à retardement » : si une opération est considérée comme un transit illégal (c’est-à-dire simplement un changement d’étiquette), les droits de douane passeront instantanément de 20 % à 60 % (taxe punitive de 40 %). Pour les usines d’assemblage à faible marge, cela équivaut à un désastre total.
La CBP (Customs and Border Protection) surveille de près ces opérations de simple assemblage sans transformation réelle. Derrière cela se cache un risque de conformité énorme : en cas de détection, les entreprises risquent de lourdes amendes et d’être inscrites sur une liste noire, perdant ainsi leur accès au marché américain. Fin 2025, plusieurs cas de sociétés vietnamiennes impliquées dans des falsifications d’origine ont été signalés, avec des amendes atteignant plusieurs dizaines de millions de dollars.
Point clé pour l’investissement : privilégier les « propriétaires » et « bâtisseurs » vietnamiens. Qu’il s’agisse de zones industrielles (KBC, IDC, etc.) ou de ports logistiques, la demande est structurelle. Évitez les exportateurs électroniques à faible marge, qui sont au cœur de la tempête réglementaire. La chaîne d’approvisionnement mondiale se reconfigure, elle ne disparaît pas. Les capitaux intelligents apprendront à contourner ces obstacles plutôt qu’à les affronter directement.
Conseil pratique pour les investisseurs américains : augmenter la part des marques américaines ayant une capacité de production réelle au Vietnam (Nike, Apple), éviter les sociétés chinoises à faible valeur ajoutée, et se concentrer sur les REITs immobiliers industriels vietnamiens et les actions logistiques en Asie du Sud-Est (comme les opérateurs portuaires de Singapour), qui sont les véritables actifs capables de traverser le cycle des droits de douane.
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400 milliards de transferts derrière le marché boursier américain ! La corruption de 8 milliards de dollars au Vietnam pour des frais de protection et des arbitrages tarifaires révélés
En Q3 2025, les importations américaines en provenance de l’Asie du Sud-Est atteignent un nouveau sommet de 400 milliards de dollars, les exportations chinoises vers les États-Unis chutent de 40 %, tandis que le Vietnam connaît une croissance explosive de 25 %. Le Vietnam utilise une commande Boeing de 8 milliards de dollars pour faire passer les droits de douane de 49 % à 20 %, et même avec ces droits, il reste 30 % moins cher que la Chine. Une leçon pour les investisseurs en actions américaines : la chaîne d’approvisionnement se reconfigure plutôt qu’elle ne disparaît, et les capitaux intelligents apprennent à contourner ces obstacles.
La vérité structurelle derrière l’augmentation de 400 milliards de dollars des actions américaines
(Source : Financial Times, Royaume-Uni)
En décomposant cette augmentation de 400 milliards de dollars, on constate qu’elle est fortement concentrée dans le secteur des produits électroniques. En septembre 2025, les exportations de produits électroniques du Vietnam vers les États-Unis ont explosé de 109 %, celles de téléphones de 48,7 %. Il s’agit d’une « migration physique » menée par Apple, Dell et HP, dont les lignes de production initialement situées à Zhengzhou ou Chongqing sont en train d’être reproduites dans la province de Bắc Ninh, au nord du Vietnam.
Les données du Département du Commerce américain de septembre montrent une image très impactante : les exportations chinoises vers les États-Unis ont chuté de 40 % en un an, l’une des plus fortes baisses depuis l’adhésion à l’OMC. Parallèlement, les exportations vietnamiennes vers les États-Unis ont augmenté de 25 %, à contre-courant. Il ne s’agit pas d’une disparition de la demande des consommateurs américains, mais d’un déplacement de cette demande. Les modèles d’analyse montrent une corrélation positive étonnante entre la baisse des exportations chinoises vers les États-Unis et l’augmentation des exportations chinoises vers l’ASEAN de produits intermédiaires.
En résumé, les conteneurs initialement destinés directement à Los Angeles sont désormais envoyés d’abord au port de Haiphong, où ils reçoivent une étiquette « Made in Vietnam », puis poursuivent leur voyage transocéanique. Les navires sur le Pacifique ne sont pas moins nombreux, ils font simplement un détour par le Vietnam. Pour le secteur du transport maritime (comme Matson) et les REITs logistiques, cela signifie que les routes s’allongent, que les coûts de transport changent, mais que le volume de marchandises reste stable.
La migration dominée par les produits électroniques présente des caractéristiques de prospérité hautement structurée. Toutes les industries ne bénéficient pas de cette vague, la circulation des capitaux étant très sélective. Les données de septembre montrent que la croissance des ordinateurs et des téléphones dépasse largement celle des autres secteurs, soulignant l’urgence de la relocalisation de la chaîne électronique. Cette concentration sectorielle représente à la fois une opportunité et un risque : si un maillon fait défaut, l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement peut s’effondrer rapidement.
Les 8 milliards de dollars de commandes Boeing contre des droits de douane préférentiels
C’est peut-être la plus belle histoire de jeu en 2025. En avril dernier, les États-Unis ont menacé d’imposer un « droit de douane réciproque » de 49 % à la veille du Vietnam, ce qui aurait été la fin de l’industrie manufacturière vietnamienne. Mais en octobre, un accord a été trouvé, et les droits de douane ont été « miraculeusement » réduits à 20 %. Que s’est-il passé ? L’équipe Wavers qualifie cela de « troc Boeing contre droits de douane ».
Le Vietnam s’est engagé à acheter pour 8 milliards de dollars d’avions Boeing et une grande quantité de produits agricoles américains, en réalité en payant une taxe de protection coûteuse pour rester dans la chaîne d’approvisionnement américaine. Plus important encore, même en payant cette taxe de 20 %, le Vietnam reste une « zone de douane » très avantageuse. Voici le calcul : le coût de fabrication en Chine est de 100 dollars, plus une taxe globale de 60 dollars, soit un total de 160 dollars ; en Vietnam, le coût de fabrication est de 95 dollars, plus une taxe réciproque de 19 dollars (20 %), soit un total de 114 dollars.
Les trois niveaux d’arbitrage tarifaire
Avantage en coût de main-d’œuvre : le coût de fabrication de base au Vietnam est inférieur d’environ 5 % à celui de la Chine, principalement grâce à un coût de main-d’œuvre plus faible. Le salaire moyen au Vietnam est d’environ 60 % de celui de la Chine, cette différence étant particulièrement marquée dans les industries à forte intensité de main-d’œuvre.
Effet d’amplification de l’écart tarifaire : la Chine fait face à un taux de taxe globale de 60 % (taxe de base plus taxe punitive), tandis que le Vietnam n’en a que 20 %. Cet écart de 40 points de pourcentage permet, même si la main-d’œuvre vietnamienne coûte autant que celle de la Chine, d’obtenir un avantage de coût significatif.
Prime géopolitique : le « paiement de protection » au Vietnam est en réalité une forme d’assurance géopolitique. En achetant des produits américains, le Vietnam affiche une posture amicale, en échange d’un accès stable au marché à long terme. Ce coût implicite est réparti sur tous les produits exportés, mais reste bien inférieur à une taxe punitive directe.
Tant que cet « écart de prix » existe, la relocalisation de la chaîne d’approvisionnement ne s’arrêtera pas. C’est pourquoi il est stratégique de suivre les entreprises multinationales capables d’exploiter efficacement cet arbitrage. Pour les investisseurs en actions américaines, celles qui ont une capacité de production au Vietnam (comme Nike, Apple) seront les bénéficiaires directs de cette grande migration.
Le risque de « blanchiment d’origine » en 2026 : le « nettoyage » des lieux d’origine
Dans cette frénésie, les investisseurs doivent rester vigilants. Le plus grand risque en 2026 concerne le « blanchiment d’origine ». L’accord entre le Vietnam et les États-Unis comporte une « bombe à retardement » : si une opération est considérée comme un transit illégal (c’est-à-dire simplement un changement d’étiquette), les droits de douane passeront instantanément de 20 % à 60 % (taxe punitive de 40 %). Pour les usines d’assemblage à faible marge, cela équivaut à un désastre total.
La CBP (Customs and Border Protection) surveille de près ces opérations de simple assemblage sans transformation réelle. Derrière cela se cache un risque de conformité énorme : en cas de détection, les entreprises risquent de lourdes amendes et d’être inscrites sur une liste noire, perdant ainsi leur accès au marché américain. Fin 2025, plusieurs cas de sociétés vietnamiennes impliquées dans des falsifications d’origine ont été signalés, avec des amendes atteignant plusieurs dizaines de millions de dollars.
Point clé pour l’investissement : privilégier les « propriétaires » et « bâtisseurs » vietnamiens. Qu’il s’agisse de zones industrielles (KBC, IDC, etc.) ou de ports logistiques, la demande est structurelle. Évitez les exportateurs électroniques à faible marge, qui sont au cœur de la tempête réglementaire. La chaîne d’approvisionnement mondiale se reconfigure, elle ne disparaît pas. Les capitaux intelligents apprendront à contourner ces obstacles plutôt qu’à les affronter directement.
Conseil pratique pour les investisseurs américains : augmenter la part des marques américaines ayant une capacité de production réelle au Vietnam (Nike, Apple), éviter les sociétés chinoises à faible valeur ajoutée, et se concentrer sur les REITs immobiliers industriels vietnamiens et les actions logistiques en Asie du Sud-Est (comme les opérateurs portuaires de Singapour), qui sont les véritables actifs capables de traverser le cycle des droits de douane.