La monnaie iranienne, le rial, s’effondre, les prix deviennent incontrôlables, et le gouvernement réprime durement… La vague de protestations à travers tout l’Iran monte en intensité.
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La capitale iranienne, Téhéran, a récemment connu la plus grande manifestation anti-gouvernementale depuis plusieurs années. En raison du mécontentement face à l’effondrement de la monnaie nationale, à la hausse incontrôlable des prix et à la répression prolongée du gouvernement, la vague de protestation s’est rapidement étendue de la capitale à plusieurs provinces du pays.
L’Iran est en train de vivre une révolution et peut-être la plus grande manifestation anti-régime islamique de l’histoire. Voici la capitale, Téhéran.
Les protestataires prennent le contrôle des villes à travers le pays et le régime fait face à une VRAIE chance de tomber.
Je demande encore, pourquoi les médias restent-ils silencieux ? pic.twitter.com/dpHZcDaRxt
— Dr. Maalouf (@realMaalouf) 9 janvier 2026
Ce mouvement de protestation a commencé le mois dernier, initialement par des commerçants et étudiants organisant des manifestations à Téhéran. La situation a rapidement dégénéré après l’annonce par la banque centrale iranienne de la suppression de certains taux de change préférentiels pour les importateurs.
Les commerçants, devant payer des coûts plus élevés pour obtenir des devises étrangères, ont vu les prix des huiles alimentaires, du poulet et autres biens de première nécessité grimper de façon folle en une seule nuit, certains prix augmentant même « heure par heure ». Beaucoup de commerçants, incapables de supporter ces fluctuations de prix et ces pertes, ont choisi de fermer boutique en signe de protestation. Les analystes soulignent que les marchands traditionnellement favorables au régime se tournent vers la contestation, indiquant que la pression économique en Iran a atteint un point critique.
Un habitant de Téhéran, lors d’un entretien, a déclaré : « Cette protestation est totalement différente de celles du passé. Le pouvoir d’achat des gens s’est complètement effondré, on ne peut vraiment plus rien acheter, tout le monde se sent extrêmement inquiet et effrayé. »
Selon le « Human Rights Activists News Agency » (HRANA), basé aux États-Unis, cette agitation née du mécontentement économique s’est transformée en soulèvement contre le régime. Depuis le début, au moins 34 manifestants et 4 agents de sécurité ont été tués, plus de 2 200 manifestants ont été arrêtés.
Des images vérifiées par CNN montrent aussi plusieurs villes transformées en champs de bataille :
Pour réprimer la vague de protestation, les autorités iraniennes ont procédé hier soir à une coupure massive d’Internet et à la déconnexion des lignes téléphoniques. Les organisations de surveillance du réseau ont rapporté de nombreuses coupures de communication à travers le pays, suscitant des craintes qu’il s’agisse d’un prélude à une répression encore plus violente. Bien que les médias officiels tentent de minimiser l’événement, des images circulant montrent que la colère populaire est difficile à contenir.
Par ailleurs, le prince exilé et figure de l’opposition, Reza Pahlavi, a publié un message sur les réseaux sociaux. Il appelle à l’unité du peuple, à l’insurrection nationale, et encourage ses supporters à descendre dans la rue. Certains manifestants scandent déjà : « C’est la dernière bataille, Pahlavi reviendra. »
La communauté internationale reste très vigilante face à la situation. Le président américain Donald Trump a lancé jeudi un avertissement, soulignant que si les forces de sécurité iraniennes utilisaient la force pour tuer des manifestants, les États-Unis prendraient des mesures fermes, voire lanceraient une attaque.
Face à cette pression écrasante, le gouvernement iranien a proposé un plan de subventions en liquide d’environ 7 dollars par mois pour tenter d’apaiser la colère, mais il admet que de maigres aides ne peuvent pas résoudre la crise économique structurelle profonde. Le monde entier surveille de près la situation volatile dans la région, qui pourrait s’enflammer à tout moment.