Meta a annoncé la signature d’une série d’accords de fourniture d’énergie nucléaire d’une importance historique, avec une capacité totale prévue de plus de 6 gigawatts (GW), visant à combler le vaste déficit électrique de ses centres de données AI. Les partenaires de cette collaboration incluent le géant traditionnel de l’énergie Vistra (code bourse : VST) ainsi que les développeurs émergents de nucléaire Oklo (code bourse : OKLO) et TerraPower. Dès l’annonce, cela a stimulé le secteur de l’énergie, le cours de Vistra ayant brièvement augmenté de 16 % en cours de séance, et celui d’Oklo ayant atteint une hausse maximale de 19 %. Cela reflète, dans un contexte où les grandes entreprises technologiques rivalisent pour développer l’intelligence artificielle, que l’« énergie de base » stable et à faible émission de carbone est devenue une ressource stratégique clé.
Meta dépasse ses concurrents dans le domaine de l’énergie nucléaire
La capacité électrique de 6 GW ciblée par Meta est remarquable, pouvant alimenter environ 5 millions de foyers, ce qui la place au-dessus d’Amazon, Alphabet et Microsoft, faisant de Meta l’un des plus grands acheteurs d’énergie nucléaire d’entreprise au monde. Selon les termes de l’accord, Meta achètera de l’électricité auprès des centrales nucléaires existantes de Vistra situées en Ohio et en Pennsylvanie, tout en aidant à augmenter la capacité de ces installations. Par ailleurs, Meta regarde vers l’avenir en collaborant avec Oklo, soutenu par Sam Altman, et TerraPower, fondé par Bill Gates, pour investir dans la construction de petits réacteurs modulaires (SMR) prévus pour entrer en service au début des années 2030. Cela montre que le PDG de Meta, Mark Zuckerberg (, dans sa vision d’atteindre une intelligence artificielle générale )AGI(, s’engage activement dans une stratégie de déploiement anticipé pour garantir que l’infrastructure ne devienne pas un goulot d’étranglement pour le développement technologique.
(L’investissement de Nvidia dans TerraPower fondée par Bill Gates, l’IA et le nucléaire pourront-ils s’intégrer de manière transversale ?)
Une prime élevée pour une énergie de base stable
Bien que l’énergie nucléaire présente un avantage en termes de faible émission de carbone, son coût d’achat reste bien supérieur à celui des autres sources d’énergie. Selon Bloomberg, le coût de production nucléaire se situe entre 141 et 220 dollars par mégawattheure (MWh), nettement supérieur à celui du gaz naturel, de l’éolien ou du solaire, qui se situent entre 50 et 60 dollars. Cela signifie que Meta est prête à payer une prime élevée pour obtenir de l’électricité. La principale raison est que l’énergie nucléaire offre une capacité de fonctionnement 24/7 que les énergies renouvelables ne peuvent égaler, garantissant un fonctionnement ininterrompu des centres de données ; de plus, par rapport au gaz naturel dont le prix peut fluctuer fortement en raison de facteurs géopolitiques, le coût du combustible nucléaire reste relativement stable. Pour les géants technologiques disposant d’un flux de trésorerie important, assurer la fiabilité de l’approvisionnement énergétique et atteindre leurs objectifs ESG en matière d’énergie verte ont une valeur stratégique bien supérieure à la simple différence de coût d’achat d’électricité.
Les opportunités et défis de la technologie SMR
Cet accord constitue une injection de confiance majeure pour la filière des technologies nucléaires émergentes, en particulier pour les petits réacteurs modulaires (SMR). Meta ne se limite pas à l’achat d’électricité, elle prévoit également un paiement anticipé à Oklo pour aider à l’approvisionnement en combustible, ce qui constitue une source de financement clé pour cette jeune entreprise énergétique. Cependant, les investisseurs doivent rester prudents face aux risques. Le développement de projets nucléaires dure généralement une dizaine d’années, et les réacteurs utilisant des technologies innovantes comme ceux d’Oklo doivent encore obtenir l’approbation rigoureuse des autorités fédérales, ce qui comporte des risques de retard ou de dépassement de coûts. Bien que la demande électrique aux États-Unis devrait augmenter de 30 % d’ici 2030 et que la demande des géants technologiques soit forte, la question demeure : le nucléaire pourra-t-il, dans le délai imparti, combler le déficit au moment crucial de la course à l’IA, par rapport à la vitesse de construction plus rapide des centrales à gaz naturel ? C’est une question que le marché suit de près.
Cette article sur la signature par Meta d’un accord nucléaire pour le déploiement de l’énergie AI, avec la forte hausse des cours de Vistra et Oklo, a été publié en premier sur Chain News ABMedia.