19 janvier, selon les informations, un débat évident a éclaté récemment entre les figures clés des deux écosystèmes majeurs, Solana et Ethereum, concernant la question de savoir si le protocole blockchain sous-jacent doit « évoluer en continu » ou « devenir rigide ». Le co-fondateur de Solana, Anatoly Yakovenko, a publiquement remis en question la vision à long terme du développement de la blockchain proposée par Vitalik Buterin, créateur d’Ethereum, ce qui a suscité de nombreux débats dans l’industrie.
L’étincelle de cette controverse provient de l’opinion récente de Vitalik Buterin sur le « test de sortie (exit test) » d’Ethereum. Il estime qu’un protocole blockchain mature doit atteindre un stade où il peut cesser de se mettre à jour fréquemment tout en restant stable à long terme, ce qu’il appelle « l’immobilisation du protocole ». Dans cet état, la valeur fondamentale du protocole ne dépend plus de fonctionnalités encore non réalisées, mais possède une fiabilité similaire à celle d’une infrastructure.
Yakovenko n’est pas d’accord. Il souligne que tout protocole blockchain incapable de s’adapter en permanence aux besoins réels des développeurs et des utilisateurs finira par perdre son utilité pratique et décliner. Selon lui, l’itération continue n’est pas une option, mais une condition préalable à la survie, à condition que cette évolution ne soit pas monopolisée par une seule organisation.
En évoquant la voie future de Solana, Yakovenko insiste sur le fait que « l’utilité substantielle pour l’humanité » est la clé de la pérennité du réseau. Il pense que ce n’est que lorsque suffisamment de développeurs actifs pourront tirer profit des transactions et applications sur la chaîne que l’écosystème pourra générer en permanence une capacité de calcul et des ressources excédentaires, alimentant ainsi l’amélioration open source du protocole.
Cependant, il ne prône pas une mise à jour sans limite. Yakovenko propose un modèle d’évolution « hautement sélectif » : Solana devrait rejeter la majorité des modifications protocolaires inutiles, en ne mettant à jour le réseau que pour des goulets d’étranglement de performance ou des problèmes d’expérience utilisateur clairement identifiés, plutôt que de tenter de satisfaire toutes les voix.
Il prévoit également que, dans le futur, une version importante de Solana pourrait ne pas être dirigée par Solana Labs, mais par des contributeurs indépendants extérieurs à des équipes clés comme Anza ou Firedancer. À long terme, l’écosystème pourrait financer les coûts de développement et de calcul nécessaires aux mises à jour du protocole via un mécanisme de gouvernance par vote.
En revanche, la position de Vitalik Buterin tend davantage vers une « infrastructure stabilisée ». Il pense qu’Ethereum doit supporter des applications financières, de gouvernance et autres qui nécessitent une confiance minimale ou sans confiance, et que ces applications, si elles dépendent d’un protocole sous-jacent qui doit être constamment mis à jour par des fournisseurs, seront difficilement véritablement décentralisées. Par conséquent, le protocole sous-jacent doit également posséder des caractéristiques similaires à celles d’un « outil stable ».
Mais Vitalik souligne aussi que « l’immobilisation » ne signifie pas arrêter complètement le développement, mais plutôt assurer que le réseau puisse fonctionner à long terme, en toute sécurité, sans nécessiter de mises à jour forcées. Ce débat d’idées reflète en réalité de profondes différences dans les trajectoires technologiques, la philosophie de gouvernance et le positionnement à long terme des différentes blockchains.
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