HawkEye 360, une société d’analytique spatiale basée à Herndon, en Virginie, a levé 416 millions de dollars lors de son introduction en bourse du 6 mai, valorisant l’entreprise à environ 2,42 milliards de dollars, d’après Reuters. Les actions de la société doivent commencer à être négociées à la Bourse de New York sous le ticker HAWK dans une opération menée par Goldman Sachs, Morgan Stanley, RBC Capital Markets et Jefferies.
HawkEye 360 utilise des satellites pour détecter et analyser des émissions de radiofréquences dans le monde entier et exploite plus de 30 satellites. La majorité de ses revenus provient du gouvernement américain et de nations alliées.
La société a affiché une forte croissance de ses revenus en 2025 : ceux-ci ont progressé de 74% sur un an pour atteindre 117,7 millions de dollars. Son carnet de commandes financé — des contrats signés mais non encore comptabilisés en revenus — a bondi de plus de six fois, à près de 303 millions de dollars, la même année.
La rentabilité est restée modeste pendant cette phase d’expansion. Le résultat net s’est établi à 48 000 dollars, signe de dépenses importantes consacrées à l’expansion. L’EBITDA ajusté (bénéfice avant intérêts, impôts, amortissements et dépréciations) a atteint 24,8 millions de dollars, soit une marge de 21%.
L’offre de HawkEye 360 reflète un changement plus large dans le secteur des technologies de défense. Les entreprises d’intelligence commerciales entrent de plus en plus sur les marchés publics alors que les dépenses militaires augmentent dans le monde. Les sociétés privées construisent désormais l’infrastructure d’intelligence, l’exploitent et vendent les données en tant que service, principalement à des clients gouvernementaux.
L’IPO offre aux investisseurs en capital-risque un chemin plus clair pour se désengager en défense et dans des technologies proches du gouvernement, et pourrait orienter davantage de financements vers des startups de la sécurité nationale. En outre, la cotation permet aux pays alliés d’acheter des outils de surveillance avancés fondés sur la radiofréquence, auparavant largement limités aux agences gouvernementales, ce qui change la façon dont les capacités d’intelligence se diffusent à l’échelle mondiale.