Nouvelles de la porte, message, le 2 avril, selon des données d’Argus Media, depuis que les États-Unis ont temporairement assoupli certaines sanctions contre le pétrole iranien, le pétrole brut iranien a de nouveau affiché une prime par rapport à l’indice de référence mondial du Brent (indicateur mondial des prix du pétrole de référence) pour la première fois depuis mai 2022. Le 26 mars, le pétrole brut iranien destiné aux principaux exportateurs s’échangeait avec une prime d’environ 1 dollar par baril par rapport au Brent, alors qu’au début de cette année, sous un régime de sanctions généralisées, son brut s’évaluait avec une décote d’environ 10 dollars/baril. Ce changement montre que Téhéran tire profit du contrôle du détroit d’Hormuz. Alors que le Brent reste autour de 107 dollars le baril et que l’offre mondiale est limitée, les acheteurs sont disposés à payer une prime pour du pétrole qui reste encore transportable. En empêchant la circulation habituelle des pays producteurs du Golfe tout en laissant passer ses propres cargaisons, l’Iran a créé une contrainte de transport, faisant monter les prix mondiaux du pétrole et augmentant la valeur relative de son pétrole brut léger. Les données de suivi des navires indiquent que les navires associés à l’Iran continuent d’acheminer leurs cargaisons via des voies stratégiques, et qu’ils procèdent au déchargement depuis des installations de stockage flottant.