Nouvelles de Gate, le 31 mars 2026 : le pessimisme de Wall Street continue de s’intensifier, et plusieurs indicateurs de marché montrent que les investisseurs parient massivement sur une baisse de la bourse. L’indice Fear & Greed du marché boursier de CNN est tombé à un niveau extrême de 9, son plus bas depuis novembre dernier, ce qui reflète une nette diminution de l’appétit pour le risque. Parallèlement, les données de Kobeissi Letter montrent que les positions courtes dans différentes catégories d’actifs augmentent de concert, et que l’état d’esprit défensif du marché se renforce de manière évidente.
Plus précisément, la médiane des positions courtes sur les valeurs composant l’indice Russell 3000 grimpe à 4,3 %, atteignant le plus haut en 15 ans, et dépassant même le pic observé lors du marché baissier de 2022. La pression est particulièrement marquée dans le secteur de l’énergie : le fonds négocié en bourse SPDR (XLE) « Energy Select Sector » affiche des positions courtes au plus haut depuis la crise financière de 2008, et son taux de croissance récent bat même le record le plus rapide de ce siècle.
Le marché des options envoie lui aussi des signaux de protection très nets. Le volume des options de vente sur le SPDR ETF de l’indice S&P 500 Trust (SPY) explose à 8,6 millions de contrats, son plus haut depuis le choc tarifaire d’avril 2025. Dans le même temps, le ratio de transactions des ETF actions long/short avec effet de levier baisse à environ 1,1, proche des niveaux observés lors du marché baissier de 2022 et de la période de pandémie en 2020 : cela indique que la force des positions courtes est presque à égalité avec celle des positions longues, et que les divergences sur l’orientation du marché s’accentuent.
Les analystes soulignent que, lorsque des indicateurs de sentiment, des positions courtes, des couvertures via les options et les flux de capitaux atteignent simultanément des niveaux extrêmes, l’histoire montre souvent que cela s’accompagne de retournements marqués du marché. Toutefois, dans le contexte actuel de tensions géopolitiques et de pressions macroéconomiques qui s’additionnent, l’application de cette régularité reste incertaine.
Les acteurs du marché observent de près l’influence « débordante » de la trajectoire de la bourse sur les actifs à risque. Si le sentiment de repli sur le risque continue de monter, des actifs numériques comme le bitcoin pourraient redevenir une direction majeure pour la réorientation des capitaux. À court terme, l’ensemble des marchés mondiaux pourrait rester dans une zone de forte volatilité, et les investisseurs doivent se méfier des changements rapides provoqués par le sentiment.