Bourse de cryptomonnaies - Analyse détaillée du 《Lunyu》 : à l'attention de tous ceux qui déforment Confucius - Le maître dit : « Gouverner par la vertu est comme l'étoile polaire qui reste en son lieu, tandis que toutes les autres étoiles tournent autour d'elle. »
Confucius disait : « Gouverner par la vertu, c’est comme le Nord, qui reste en place pendant que toutes les étoiles l’entourent. »
Explication détaillée : La ponctuation habituelle est « Gouverner par la vertu, comme le Nord, qui reste en place pendant que toutes les étoiles l’entourent. » « Entourer » est une graphie alternative de « 拱 » (gǒng), signifiant entourer ou encadrer. La phrase entière est généralement expliquée de manière approximative comme : « En gouvernant avec la vertu, on agit comme l’étoile polaire qui reste immobile à sa place, tandis que les autres étoiles tournent autour d’elle. » Ces explications sont toutes basées sur la prémisse du « Dao comme principe fondamental », et en réalité, cette phrase est considérée comme la pierre angulaire du modèle de la gouvernance « benevolente et vertueuse » selon la tradition confucéenne, souvent appelée le modèle « Rú » (鲁) de la politique vertueuse. Une vérité historique est que, après Confucius, le confucianisme a toujours pratiqué ce qu’on appelle le modèle « Rú » de la gouvernance vertueuse, qui s’éloigne complètement du principe de Confucius « Qi yī biàn, zhì yú Lǔ ; Lǔ yī biàn, zhì yú Dào » (Une transformation de Qi vers Lǔ, puis de Lǔ vers le Dao). Ce modèle confucéen « basé sur le Dao » et sa pratique de la « gouvernance vertueuse » utilisent souvent la tactique de créer d’abord des règles abstraites de « benevolence et vertu », puis de les établir comme principes fondamentaux, avant de les étendre à tous les aspects de la société, pour transformer et modeler les individus, dans le but que tous deviennent des produits uniformes de ce moule « benevolence et vertu ». Cela aboutit à une sorte de « Grande unité » basée sur l’uniformité. Or, la véritable Grande unité ne peut être qu’une diversité qui se rassemble pour former une unité, faisant du monde un camp de concentration de produits uniformes. La seule façon d’y parvenir est ce que ce modèle confucéen « basé sur le Dao » appelle la « gouvernance vertueuse » selon le modèle « Rú », qui engendre un monstre.
La bonne ponctuation devrait être : « Gouverner par la vertu, comme le Nord, qui reste en place pendant que toutes les étoiles l’entourent. » « 为 » (wéi) signifie établir, fonder, c’est-à-dire poser la base ou la position ; « 以 » (yǐ) signifie faire, ordonner ; « 德 » (dé) désigne la vertu, ce qui est obtenu en suivant « le Dao du sage » ou « le Dao du bon » ; « 比如 » (bǐ rú) ne doit pas être considéré comme un seul mot en langue moderne, mais comme la combinaison de « 比 » (bǐ, comparer) + « 如 » (rú, comme), séparés en deux parties de la phrase. « 比 » signifie éclairer, faire connaître, et par extension, mettre en évidence. « 如 » signifie comme ; « 居 » (jū) signifie se trouver, être situé ; « 所 » (suǒ) est une graphie alternative pour « 处 » (chù), signifiant lieu ou endroit ; « 共 » (gòng) est une graphie alternative de « 拱 » (gǒng), signifiant soutenir ou encadrer. La phrase « 北辰居其所而众星共之 » littéralement signifie que l’étoile polaire reste à sa place pendant que les autres étoiles la soutiennent ou l’entourent. En profondeur, cela veut dire que, une fois que l’on a déterminé la position de l’étoile polaire, on en déduit la position des autres étoiles. Cependant, la position de l’étoile polaire n’est pas a priori fixe : dire qu’elle est au nord est simplement une convention sociale ou culturelle qui désigne « le nord » ; en réalité, la position de l’étoile polaire n’est pas immuable, et même l’étoile appelée « étoile polaire » peut changer avec le temps. La détermination de la position de l’étoile polaire n’est qu’un résultat concret, actuel, de la participation humaine ; de même, la position des autres étoiles, déduite de celle de l’étoile polaire, est aussi le fruit de la participation humaine dans le présent.
« Gouverner par la vertu, comme le Nord » signifie établir et fonder la « gouvernance » en faisant apparaître la « voie du sage » ou la « voie du bon » — tout comme le principe selon lequel « l’étoile polaire reste à sa place pendant que les autres étoiles l’entourent » — mais cela ne permet pas de fixer a priori le principe de « gouvernance ». Sa fondation n’est qu’un résultat concret, actuel, de la participation de tous dans la société. Toute tentative de considérer un certain type de régime ou de structure comme un principe a priori universel, ou de le diviniser, n’est pas la voie de la « gouvernance » ; ce ne sont que des mensonges fabriqués selon des intérêts privés. Certains pourraient dire : « N’est-ce pas là une analyse concrète des problèmes spécifiques ? » Faux ! Ce n’est pas du tout ce que l’on entend habituellement par « analyse concrète des problèmes spécifiques ». En général, cette expression signifie simplement appliquer une série de règles universelles à des problèmes concrets, ce qui n’est pas la « analyse concrète des problèmes » selon Marx. La véritable « analyse concrète des problèmes » selon Marx consiste à partir de la logique réelle de la situation, en considérant que toutes ses prémisses doivent être dérivées de cette logique, sans aucune prémisse a priori. L’analyse concrète ne consiste pas à appliquer des règles a priori, mais à découvrir la logique réelle à partir du problème concret. Sur ce point, Marx et Confucius se retrouvent une fois de plus.
Ce chapitre approfondit en réalité ce que le chapitre précédent expliquait : « La voie du sage » et « la voie du bon » sont la Grande Voie, mais aussi la voie concrète, la voie de la réalité, sans position de base, alors d’où vient la notion de « fondement » ? C’est précisément parce qu’il n’y a pas de position de base qu’on peut naître de cette absence, sans fondement, et ainsi produire la base et la position. C’est cela la véritable Grande Voie, la voie de la réalité. » Qu’est-ce que « Gouverner par la vertu, comme le Nord » ? C’est « naître de l’absence de position, de l’absence de fondement, et produire la base et la position » ; seule la compréhension de cette phrase permet de saisir véritablement la « analyse concrète des problèmes » selon Marx, et aussi de comprendre ce que signifie « gouverner par la vertu, comme le Nord ».
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Confucius disait : « Gouverner par la vertu, c’est comme le Nord, qui reste en place pendant que toutes les étoiles l’entourent. »
Explication détaillée : La ponctuation habituelle est « Gouverner par la vertu, comme le Nord, qui reste en place pendant que toutes les étoiles l’entourent. » « Entourer » est une graphie alternative de « 拱 » (gǒng), signifiant entourer ou encadrer. La phrase entière est généralement expliquée de manière approximative comme : « En gouvernant avec la vertu, on agit comme l’étoile polaire qui reste immobile à sa place, tandis que les autres étoiles tournent autour d’elle. » Ces explications sont toutes basées sur la prémisse du « Dao comme principe fondamental », et en réalité, cette phrase est considérée comme la pierre angulaire du modèle de la gouvernance « benevolente et vertueuse » selon la tradition confucéenne, souvent appelée le modèle « Rú » (鲁) de la politique vertueuse. Une vérité historique est que, après Confucius, le confucianisme a toujours pratiqué ce qu’on appelle le modèle « Rú » de la gouvernance vertueuse, qui s’éloigne complètement du principe de Confucius « Qi yī biàn, zhì yú Lǔ ; Lǔ yī biàn, zhì yú Dào » (Une transformation de Qi vers Lǔ, puis de Lǔ vers le Dao). Ce modèle confucéen « basé sur le Dao » et sa pratique de la « gouvernance vertueuse » utilisent souvent la tactique de créer d’abord des règles abstraites de « benevolence et vertu », puis de les établir comme principes fondamentaux, avant de les étendre à tous les aspects de la société, pour transformer et modeler les individus, dans le but que tous deviennent des produits uniformes de ce moule « benevolence et vertu ». Cela aboutit à une sorte de « Grande unité » basée sur l’uniformité. Or, la véritable Grande unité ne peut être qu’une diversité qui se rassemble pour former une unité, faisant du monde un camp de concentration de produits uniformes. La seule façon d’y parvenir est ce que ce modèle confucéen « basé sur le Dao » appelle la « gouvernance vertueuse » selon le modèle « Rú », qui engendre un monstre.
La bonne ponctuation devrait être : « Gouverner par la vertu, comme le Nord, qui reste en place pendant que toutes les étoiles l’entourent. » « 为 » (wéi) signifie établir, fonder, c’est-à-dire poser la base ou la position ; « 以 » (yǐ) signifie faire, ordonner ; « 德 » (dé) désigne la vertu, ce qui est obtenu en suivant « le Dao du sage » ou « le Dao du bon » ; « 比如 » (bǐ rú) ne doit pas être considéré comme un seul mot en langue moderne, mais comme la combinaison de « 比 » (bǐ, comparer) + « 如 » (rú, comme), séparés en deux parties de la phrase. « 比 » signifie éclairer, faire connaître, et par extension, mettre en évidence. « 如 » signifie comme ; « 居 » (jū) signifie se trouver, être situé ; « 所 » (suǒ) est une graphie alternative pour « 处 » (chù), signifiant lieu ou endroit ; « 共 » (gòng) est une graphie alternative de « 拱 » (gǒng), signifiant soutenir ou encadrer. La phrase « 北辰居其所而众星共之 » littéralement signifie que l’étoile polaire reste à sa place pendant que les autres étoiles la soutiennent ou l’entourent. En profondeur, cela veut dire que, une fois que l’on a déterminé la position de l’étoile polaire, on en déduit la position des autres étoiles. Cependant, la position de l’étoile polaire n’est pas a priori fixe : dire qu’elle est au nord est simplement une convention sociale ou culturelle qui désigne « le nord » ; en réalité, la position de l’étoile polaire n’est pas immuable, et même l’étoile appelée « étoile polaire » peut changer avec le temps. La détermination de la position de l’étoile polaire n’est qu’un résultat concret, actuel, de la participation humaine ; de même, la position des autres étoiles, déduite de celle de l’étoile polaire, est aussi le fruit de la participation humaine dans le présent.
« Gouverner par la vertu, comme le Nord » signifie établir et fonder la « gouvernance » en faisant apparaître la « voie du sage » ou la « voie du bon » — tout comme le principe selon lequel « l’étoile polaire reste à sa place pendant que les autres étoiles l’entourent » — mais cela ne permet pas de fixer a priori le principe de « gouvernance ». Sa fondation n’est qu’un résultat concret, actuel, de la participation de tous dans la société. Toute tentative de considérer un certain type de régime ou de structure comme un principe a priori universel, ou de le diviniser, n’est pas la voie de la « gouvernance » ; ce ne sont que des mensonges fabriqués selon des intérêts privés. Certains pourraient dire : « N’est-ce pas là une analyse concrète des problèmes spécifiques ? » Faux ! Ce n’est pas du tout ce que l’on entend habituellement par « analyse concrète des problèmes spécifiques ». En général, cette expression signifie simplement appliquer une série de règles universelles à des problèmes concrets, ce qui n’est pas la « analyse concrète des problèmes » selon Marx. La véritable « analyse concrète des problèmes » selon Marx consiste à partir de la logique réelle de la situation, en considérant que toutes ses prémisses doivent être dérivées de cette logique, sans aucune prémisse a priori. L’analyse concrète ne consiste pas à appliquer des règles a priori, mais à découvrir la logique réelle à partir du problème concret. Sur ce point, Marx et Confucius se retrouvent une fois de plus.
Ce chapitre approfondit en réalité ce que le chapitre précédent expliquait : « La voie du sage » et « la voie du bon » sont la Grande Voie, mais aussi la voie concrète, la voie de la réalité, sans position de base, alors d’où vient la notion de « fondement » ? C’est précisément parce qu’il n’y a pas de position de base qu’on peut naître de cette absence, sans fondement, et ainsi produire la base et la position. C’est cela la véritable Grande Voie, la voie de la réalité. » Qu’est-ce que « Gouverner par la vertu, comme le Nord » ? C’est « naître de l’absence de position, de l’absence de fondement, et produire la base et la position » ; seule la compréhension de cette phrase permet de saisir véritablement la « analyse concrète des problèmes » selon Marx, et aussi de comprendre ce que signifie « gouverner par la vertu, comme le Nord ».