L'élargissement du champ de confidentialité des IPO sur le marché hongkongais ? Analyse des rumeurs de première ligne

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La popularité du marché IPO à la Bourse de Hong Kong ne faiblit pas, les actions réglementaires se poursuivent, et de nombreuses rumeurs circulent également. La spéculation sur l’élargissement du champ de la demande de confidentialité pour les IPO hongkongaises aux secteurs traditionnels a suscité un large débat sur le marché.

Cette fois, le cœur de la rumeur concerne la considération par la régulation hongkongaise d’étendre la portée des demandes de confidentialité pour les IPO, couvrant à l’avenir les industries traditionnelles. Ce système pourrait être dévoilé dans un document de consultation du marché prévu pour fin février, mais le contenu et le calendrier pourraient être ajustés.

En réponse à cette rumeur, la HKEX a indiqué qu’elle ne s’est pas encore prononcée clairement sur l’élargissement du champ des demandes de confidentialité pour les IPO, mais a affirmé continuer à collaborer étroitement avec la SFC de Hong Kong pour renforcer la compétitivité de la bourse, en annonçant en temps voulu les progrès réalisés. La SFC a également salué cette coopération, précisant qu’elle explorera davantage des mesures pour améliorer la compétitivité du marché hongkongais, afin de maintenir Hong Kong comme destination privilégiée pour les entreprises de qualité.

Un professionnel expérimenté du secteur bancaire a confié à l’agence Caixin que ce système pourrait être mis en œuvre dès le premier semestre, principalement pour deux raisons : d’une part, les émetteurs sont favorables à ce système ; d’autre part, le “Ligne directe pour les entreprises technologiques” lancé en 2025, ayant déjà effectué une phase pilote avec de bons résultats, a posé les bases pour l’extension du mécanisme de confidentialité aux secteurs traditionnels.

Selon une perspective sectorielle, l’enjeu principal de cette initiative réside dans l’optimisation du système d’introduction en bourse, afin de consolider la position de Hong Kong comme lieu de cotation privilégié pour les entreprises de haute qualité à l’échelle mondiale, notamment pour les grandes entreprises traditionnelles de la Chine continentale et les multinationales.

Pourquoi la rumeur évoque-t-elle une extension du système de demande de confidentialité aux secteurs traditionnels ? Une analyse des cas passés par Caixin révèle certains éléments de réponse. Ces dernières années, des secteurs tels que la logistique, la fabrication de meubles, la vente au détail en chaîne, ou la fabrication traditionnelle ont connu des situations où la divulgation anticipée d’informations sur leur introduction en bourse a nui à leur compétitivité ou retardé leur processus d’inscription. Si le système de demande de confidentialité s’étend aux secteurs traditionnels, cela permettrait à ces entreprises de disposer d’un délai supplémentaire pour la divulgation d’informations, réduisant ainsi les risques liés à la fuite d’informations sensibles ou à l’incertitude du calendrier d’introduction.

D’après des informations recueillies auprès de banques d’investissement et d’entreprises en projet d’introduction, cette rumeur pourrait également refléter des besoins réels des entreprises. Bien que ni la HKEX ni la SFC n’aient encore confirmé officiellement, cette tendance à l’optimisation du mécanisme d’introduction en bourse envoie un signal positif, et si la rumeur se concrétise, elle pourrait enrichir la typologie des candidats à l’inscription à Hong Kong, insufflant une nouvelle dynamique au marché.

Les trois principales questions clés décryptées

Concernant la rumeur d’extension du mécanisme de demande de confidentialité pour les IPO hongkongaises aux secteurs traditionnels, Caixin a identifié trois questions centrales à partir des perspectives de professionnels expérimentés et d’entreprises en projet :

1. Quelle est la motivation principale de la HKEX pour faire évoluer ce système ?

Selon un expert en banque d’investissement, cette optimisation pourrait être mise en œuvre dès le premier semestre. Il explique que la régulation et la HKEX cherchent principalement à attirer davantage d’entreprises de qualité, en améliorant leur compétitivité, afin de renforcer leur position sur le marché mondial des capitaux.

2. Pourquoi les entreprises s’intéressent-elles au mécanisme de demande de confidentialité pour les IPO ?

Plusieurs entreprises cotées en A à H ont confié à Caixin que leur principal souci lors de leur entrée en bourse à Hong Kong était de maîtriser le bon moment pour leur IPO.

Ce responsable a indiqué que si les informations et documents liés à l’introduction étaient divulgués trop tôt, cela pourrait entraîner un brouhaha externe, tandis que le mécanisme de dépôt confidentiel permettrait aux entreprises de mieux contrôler leur calendrier, améliorant ainsi l’adaptation du système au marché.

De plus, en cas de volatilité du marché ou de changements dans l’écosystème sectoriel, la confidentialité permettrait aux entreprises de reporter ou d’ajuster leur projet d’inscription, offrant plus de flexibilité.

Pour les entreprises traditionnelles, si leur demande de confidentialité était acceptée à l’avenir, cela réduirait le risque de fuite d’informations durant la préparation, et pourrait également favoriser leur reprise économique via la capitalisation financière.

3. La rumeur évoque-t-elle des secteurs traditionnels spécifiques ou une couverture générale ?

Aucune précision détaillée n’a été fournie sur les secteurs traditionnels concernés. Cependant, plusieurs professionnels ont souligné que, notamment pour les entreprises de défense ou de l’industrie militaire, la divulgation de documents pourrait poser des problèmes liés à la sécurité nationale.

Un expert a estimé que cette optimisation viserait probablement à couvrir l’ensemble des secteurs traditionnels, sans se limiter à des sous-secteurs spécifiques.

Certains analystes pensent que l’élargissement du champ de la demande de confidentialité pour les IPO hongkongaises renforcerait l’attractivité de Hong Kong pour certains secteurs traditionnels et PME, dynamisant ainsi le marché.

Les cas passés illustrent les enjeux, la rumeur pourrait ouvrir une voie

Actuellement, seules deux situations permettent de déposer une demande de confidentialité pour une IPO à Hong Kong : d’une part, les entreprises dont la capitalisation dépasse 10 milliards HKD et qui sont déjà cotées à l’étranger avec de bons résultats ; d’autre part, les sociétés technologiques ou biotech éligibles selon les critères 18C et 18A. La rumeur, si elle se concrétise, pourrait supprimer ces restrictions sectorielles, permettant à davantage d’entreprises traditionnelles de bénéficier d’une période de confidentialité avant leur cotation officielle.

Historiquement, lors de leur introduction à Hong Kong, ces entreprises devaient divulguer plusieurs informations clés plusieurs mois à l’avance, telles que la structure client, les coûts de transport, ou leur modèle de rentabilité. En cas de changement de l’écosystème ou d’annulation de l’inscription, ces données devenaient difficiles à retirer, risquant d’être copiées ou exploitées par la concurrence, ce qui pouvait nuire à leur part de marché. Des exemples passés montrent que cette divulgation prématurée a parfois freiné leur développement, voire causé des pertes importantes.

Par exemple, une grande société logistique a révélé en 2023 des données sensibles lors de sa demande d’inscription, telles que la structure client, les tarifs régionaux, ou les coûts de transport. Par la suite, ses concurrents ont lancé des campagnes de prix bas dans ses zones clés, ce qui a entraîné une baisse de plus de 15 % de ses revenus. La révélation de ses coûts a aussi exposé ses fournisseurs à des hausses de prix, et ses clients à des baisses, comprimant sa marge brute.

Ces exemples illustrent que la divulgation précoce d’informations stratégiques peut constituer un obstacle à l’introduction en bourse. La mise en place d’un mécanisme de confidentialité élargi pourrait donc répondre à ces problématiques.

Le succès du “Ligne directe pour les entreprises technologiques” et la montée en puissance des sociétés 18C

Pour mieux soutenir les entreprises technologiques, la HKEX a lancé en mai 2025 la “Ligne directe pour les entreprises technologiques”, offrant un service d’accompagnement unique pour les sociétés 18C et biotech (18A), avec possibilité de dépôt confidentiel. L’objectif est de limiter la perte de compétitivité due à la divulgation précoce d’informations sensibles.

Selon Wind, à ce jour, 23 sociétés 18C ont déposé leur demande, dont 2 ont échoué, 21 sont en cours d’examen ; pour les 18A, 71 demandes ont été déposées, dont 29 ont échoué, 1 a été retirée, et 41 sont en cours d’examen. Sur le plan des cotations, 31 sociétés 18A ont déjà été cotées cette année, notamment RevoBio et JingFeng Medical. Parmi les 18C cotées, on compte 34 entreprises, dont Minimax, Zhipu, et Biren Technology, cotées respectivement en janvier.

Le marché IPO et des nouvelles actions à Hong Kong reste très actif, avec 110 sociétés A en file d’attente pour une cotation, et une levée de fonds en début d’année multipliée par 10. La concrétisation de ces rumeurs pourrait ouvrir de nouvelles opportunités pour les entreprises chinoises souhaitant s’implanter à Hong Kong, un sujet à suivre de près.

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