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Stratégie Xingzheng : L'impact des perturbations externes sur l'A-shares diminue progressivement, en se concentrant sur les opportunités liées à la certitude de la croissance économique
Cette semaine, alors que la situation entre les États-Unis et l’Iran ne montre pas de signe d’apaisement, deux préoccupations majeures ont provoqué une correction concentrée du marché et une rotation rapide des secteurs. D’une part, le marché commence à intégrer l’idée d’une prolongation du conflit, avec un maintien élevé du prix du pétrole, ce qui alimente l’attente de stagflation, ainsi que la pression de resserrement de la liquidité due à un report ou une inversion de la baisse des taux par la Fed. D’autre part, la structure du marché tourne rapidement en fonction de l’évolution marginale de l’intensité du conflit : en période d’escalade, les actifs défensifs sont favorisés, tandis qu’en période de refroidissement, la technologie mène la reprise.
Premièrement, en ce qui concerne la transmission du prix élevé du pétrole à l’économie, à l’inflation et à la politique, le marché compare actuellement la situation à deux crises pétrolières américaines en 1970 et au conflit russo-ukrainien de 2022. Cependant, nous estimons qu’il existe des différences notables, notamment la position du cycle économique, la sensibilité de l’inflation et de l’économie au prix du pétrole, ainsi que la demande de reprise des prix.
Premièrement, avant ces crises, l’économie américaine était déjà en phase de pression inflationniste croissante, ce qui influençait la politique monétaire de la Fed après le choc du pétrole. Avant cette crise, l’inflation globale était maîtrisée, et la probabilité de hausse des taux était plus faible. Lors des deux crises précédentes, l’inflation annuelle CPI était déjà supérieure à 5 %, ce qui a conduit la Fed à privilégier la lutte contre l’inflation via la hausse des taux, freinant ainsi les actifs en actions. Actuellement, le CPI annuel américain est encore à 2,4 %, un niveau comparable à celui de 2003 lors de la guerre en Irak ou de la guerre civile libyenne de 2011, où la Fed considérait l’inflation comme maîtrisée et poursuivait une politique monétaire accommodante, favorisant la croissance des actifs à moyen et long terme.
Ainsi, ces trois différences indiquent que la stagflation n’est peut-être pas la situation finale de cette crise. La Fed pourrait continuer à observer à court terme, avec une probabilité élevée de baisse des taux dans la seconde moitié de l’année. Les attentes pessimistes actuelles du marché concernant la politique monétaire pourraient se corriger. Selon nos estimations, si le prix du WTI reste entre 70 et 100 dollars le baril d’ici la fin de l’année, l’indice CPI américain pourrait se situer autour de 2,87 % à 3,51 %. La limite inférieure du taux des fonds fédéraux étant à 3,5 %, l’inflation reste globalement maîtrisée, et la Fed pourrait continuer à baisser les taux. Les marchés anticipent déjà une première baisse de taux en septembre 2024, avec une certaine hausse des taux d’ici là, ce qui intègre une forte déception. Si les attentes de baisse de taux se renforcent, la reprise des actifs en actions pourrait s’accélérer.
Enfin, concernant la suite du conflit, nous maintenons l’idée que “l’escalade vise une meilleure désescalade”. À court terme, une escalade pourrait ouvrir la voie à une désescalade, car la tension géopolitique pourrait évoluer vers une résolution. La menace américaine de détruire des centrales électriques, le renforcement des troupes, et la pression maximale, ainsi que la riposte iranienne, pourraient entraîner une expansion de la prime géopolitique à court terme. Cependant, à moyen terme, cette expansion n’est pas assurée. La priorité des États-Unis est désormais de rouvrir le détroit d’Hormuz, et la négociation est plus probable que la victoire militaire. Les actions américaines et iraniennes visent toutes deux à faire pression pour rouvrir le détroit. Si l’escalade continue, cela pourrait renforcer la pression sur le pétrole et favoriser une volonté de négociation, notamment si Trump souhaite négocier pour réduire la tension.
En résumé, la correction récente du marché est principalement due à deux préoccupations : le risque de stagflation et l’escalade incontrôlée du conflit. Ces deux risques ne marquent peut-être pas la fin de la crise. À court terme, l’escalade pourrait favoriser une désescalade, tandis qu’à moyen et long terme, la stagflation reste une possibilité, mais pas nécessairement la situation de référence. La forte correction du marché reflète déjà ces attentes pessimistes, qui pourraient constituer une base pour une reprise à moyen terme.
En termes de structure, le marché a en réalité déjà opté pour une stratégie de “gagner en chaos”. Nous avons analysé les secteurs en tête depuis le début de la crise entre les États-Unis et l’Iran, que l’on peut résumer en trois axes :
Secteurs à forte visibilité et logique de croissance solide : notamment la chaîne de puissance en Amérique du Nord (équipements de communication, composants).
Après la hausse du prix du pétrole, les secteurs bénéficiant de la substitution énergétique et de la transmission des prix : nouvelles énergies (batteries, véhicules électriques, photovoltaïque, éolien), charbon, services publics (électricité, gaz), produits agricoles.
Secteurs de la demande intérieure et de la défense, comme la banque, la restauration, l’électroménager, les infrastructures.
Intelligence artificielle : matériel (électronique grand public, composants, équipements informatiques, équipements de communication, produits chimiques électroniques), logiciels (jeux, médias numériques, services IT).
Fabrication avancée et exportation : nouvelles énergies (batteries, photovoltaïque, éolien), industrie militaire (équipements navals), machines (transports en commun, équipements spécialisés, machines de construction), véhicules commerciaux, pièces d’électroménager, services médicaux.
Secteurs cycliques liés à la hausse des prix : métaux non ferreux, charbon, acier, chimie (caoutchouc), matériaux de construction (verre, fibre de verre), ports, gaz.
Avertissement sur les risques
Fluctuations économiques, politique monétaire moins accommodante que prévu, baisse des taux par la Fed inférieure aux attentes, escalade géopolitique, etc.
(Article source : Xingye Securities)