Singapour devient un paradis pour la régulation des cryptomonnaies ! MAS délivre 36 licences de paiement, déclenchant une vague d'investissement

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新加坡加密貨幣監管

La Monetary Authority of Singapore (MAS) a délivré 36 licences MPI, permettant à Coinbase et Binance d’opérer sous licence. La « Loi sur les services de paiement » (Payment Services Act, PSA) définit le DPT, et la « Loi sur les services financiers et les marchés » (Financial Services and Markets Act, FSMA), entrée en vigueur en 2025, étend la réglementation aux services offshore. La nouvelle politique DTSP a provoqué un nettoyage du secteur, avec la cessation d’activité des entreprises non conformes avant le 30 juin. Singapour offre un cadre clair, contrastant avec la fragmentation réglementaire en Europe et aux États-Unis.

Analyse du système de régulation duale de la MAS

La Monetary Authority of Singapore (MAS) est l’autorité de régulation unifiée des actifs numériques et des marchés financiers à Singapour, responsable de la supervision des systèmes de paiement, des monnaies numériques, de la fintech et des services financiers connexes. La MAS combine législation et système de licences pour appliquer une régulation fonctionnelle et axée sur les risques, évitant ainsi le chevauchement des pouvoirs entre la SEC et la CFTC aux États-Unis, tout en étant plus efficace que la fragmentation réglementaire de plusieurs pays européens.

La « Loi sur les services de paiement » (PSA) constitue la base juridique de la régulation des cryptomonnaies à Singapour. Elle définit la monnaie numérique comme des « jetons de paiement numériques » (Digital Payment Tokens, DPTs) et inclut dans le cadre réglementaire les services liés au paiement, à l’échange, au transfert et à la garde de ces actifs. La loi impose notamment : l’obligation d’obtenir une licence pour exploiter des services de DPT ; des obligations anti-blanchiment (AML) et contre le financement du terrorisme (CFT) ; des normes de capital, de séparation des actifs clients, de gestion des risques ; et une surveillance continue pour assurer la stabilité financière et la protection des consommateurs.

La « Loi sur les services financiers et les marchés » (FSMA), basée sur la PSA, étend la régulation des activités liées aux actifs numériques. Contrairement à la PSA, qui cible principalement « la fourniture de services aux clients locaux à Singapour », la FSMA étend la régulation à toutes les entités enregistrées ou ayant une présence opérationnelle à Singapour, même si leurs services sont offshore, dès lors qu’elles mènent des activités liées aux actifs numériques.

Système de licences pour les cryptomonnaies à Singapour

Licence MPI : principal organisme de paiement, autorisé à exercer des activités DPT, applicable aux grandes plateformes d’échange

Licence SPI : organisme de paiement standard, de moindre envergure, actuellement non autorisé à exercer des activités DPT

Licence DTSP : pour les fournisseurs de services de jetons numériques offshore, obligatoire à partir de 2025

Cette loi entre en vigueur en 2025. La MAS exige que toute entité physique à Singapour, proposant des services d’actifs numériques à l’étranger, obtienne une licence dans le délai imparti, sous peine de lourdes amendes ou de poursuites pénales, comblant ainsi le vide réglementaire en faisant de Singapour un « canal offshore » réglementé. Ce renforcement réglementaire a entraîné une vague de nettoyage en 2025, avec la sortie de nombreuses sociétés sans activité réelle mais enregistrées.

36 organismes titulaires de licences et acteurs mondiaux

À ce jour, la MAS a délivré 36 licences MPI à des entités d’envergure internationale, incluant des activités de services de jetons de paiement numériques (Digital Payment Token Service). Certaines de ces entités, bien que détenues par des groupes transnationaux ou ayant une origine étrangère (États-Unis ou autres), doivent, pour exercer à Singapour, s’enregistrer localement en tant que société à Singapour. Les obligations de conformité, de supervision et la portée des activités sont assumées par cette entité locale selon la Loi sur les services de paiement.

Des acteurs mondiaux comme Coinbase, Binance, OKX, Kraken figurent dans la liste des titulaires, faisant de Singapour un centre clé de l’industrie crypto. Les raisons de leur présence incluent un cadre réglementaire clair et prévisible, une attitude gouvernementale favorable à l’innovation, une infrastructure financière solide, et une position géographique stratégique en Asie-Pacifique. Contrairement à l’expansion agressive de Hong Kong ou à la libéralisation totale de Dubaï, Singapour adopte une stratégie « sélective et ouverte », n’autorisant l’entrée qu’aux acteurs répondant à des standards élevés.

En décembre 2025, Crypto.com a annoncé un partenariat avec la plus grande banque locale, DBS, pour renforcer les paiements en monnaie fiat, permettant aux utilisateurs locaux d’accéder plus facilement aux dépôts et retraits en dollars de Singapour et en dollars américains. La même année, StraitX a annoncé son intention de lancer début 2026 sur la blockchain Solana un stablecoin SGD (dollar de Singapour) et un stablecoin USD. En novembre 2025, Grab et StraitsX ont développé un portefeuille numérique supportant le paiement en stablecoin. En septembre 2025, OKX Singapore a lancé la fonctionnalité de paiement en stablecoin pour les commerçants via GrabPay.

Ces innovations montrent que la régulation à Singapour ne se limite pas à l’obtention de licences, mais vise aussi à promouvoir l’adoption concrète. La collaboration entre DBS, Crypto.com et Paxos illustre la fusion entre finance traditionnelle et crypto. La plateforme de super-app Southeast Asia Grab intègre le paiement en stablecoin, permettant à des dizaines de millions d’utilisateurs de découvrir la cryptomonnaie pour la première fois.

Le modèle singapourien, source d’inspiration mondiale

Singapour se distingue parmi les principales juridictions mondiales par sa régulation claire, contrairement à la fragmentation réglementaire aux États-Unis ou aux coûts élevés en Europe. Elle offre une voie réglementaire prévisible et praticable, avec un cadre juridique précis, un système de licences complet, et une philosophie équilibrée entre gestion des risques et innovation.

Ce n’est pas simplement une « cryptofraternité », mais une construction d’un écosystème numérique robuste et attractif, grâce à une réglementation stricte et transparente. La vague de nettoyage de 2025 a éliminé les sociétés sans activité réelle, ne conservant que celles capables de fonctionner réellement et conformes. Cette stratégie de « régulation stricte » renforce la qualité globale du marché singapourien et protège les investisseurs.

Pour les acteurs mondiaux, Singapour n’offre pas seulement des licences, mais un écosystème complet : un système bancaire solide (DBS, OCBC), une industrie fintech développée (Grab), une stabilité politique, et une position stratégique reliant l’Asie et l’Occident. Ces atouts font de Singapour une « première destination pour l’expansion à l’étranger », notamment pour ceux qui veulent servir à la fois le marché asiatique et mondial.

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